DURÉE DES INFLAMMATIONS
bienne à laquelle on a affaire. Les germes qui peuplent les vieux abcès ne possèdent, d’ordinaire, qu’une virulence atténuée.
Durée des inflammations
Suivant la durée du processus, l’inflammation est dite aiguë, subaiguë ou chronique. Cette classification repose sur des données cliniques et aussi anatomo-pathologiques. En effet, les phénomènes vasculaires, l'hyperémie, le ralentissement du courant sanguin, l’exsudation et la migration leucocytaire ne se manifestent d’une manière typique que dans les inflammations aiguës, celles dont la durée oscille entre quelques jours et deux ou trois semaines, qui se terminent par la guérison complète ou incomplète et qui, seules, présentent les caractères classiques : chaleur, rougeur, tumeur et douleur. Par suite, le tableau inflammatoire type est celui de l’inflammation aiguë.
Dans leurs formes chroniques les inflammations se prolongent longtemps, parfois des années, et leur marche est entrecoupée de périodes subaiguës. Ici, les troubles vasculaires sont atténués, les élévations thermiques faibles, les phénomènes subjectifs de douleur et de chaleur, presque nuis. L’évolution, tantôt aiguë, tantôt chronique, d’une inflammation, dépend de la cause provocatrice même et aussi du terrain sur lequel elle s’exerce, c’est-à-dire de l’état général acquis ou héréditaire des tissus.
La marche aiguë s’observe soit à la suite d’une offense unique traumatisme, brûlure, cautérisation), soit encore lorsque les parasites microbiens sont éliminés du foyer ou détruits sur place (inflammations provoquées par la présence des staphylocoques, des streptocoques, des microbes de la fièvre typhoïde, du charbon, de l’érysipèle, de la pneumonie, de la diphtérie, de la blennorrhagie, de l’influenza, du rhumatisme articulaire aigu, etc.). Elle aboutit à la guérison, à moins que la mort ne survienne sous le coup d’une intoxication des ganglions cardiafines ou des centres nerveux supérieurs (peste, typhus, diphtérie, érysipèle), ou par l’effet d’un accident local (perforation instestinale de la fièvre typhoïde, asphyxie mécanique de la diphtérie ou de la pneumonie, etc., etc.).
L'inflammation peut affecter la forme chronique d'emblée dans une foule de circonstances. Elle fait suite, dans ces cas, à l’introduction dans l’organisme de particules solides difficiles à éliminer, ou insolubles dans les humeurs, à des causes d’irritation faibles mais prolongées (anlhracose, alcoolisme, tabagisme, hygiène alimentaire défectueuse, etc.), à certaines infections (tuberculose, morve, actinomycose, syphilis, lèpre, rhinos-