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passer inaperçue, surtout quand elle 11c s’accompagne d’aucun trouble bien manifeste de la circulation. Seule, parfois, la pesée systématique des individus en incubation de maladie accuse une chute progressive du poids el révèle l’existence d’une fièvre ou d'une infection qui va se dévoiler. Les oscillations du poids du corps comportent parfois une importance diagnostique aussi grande que les renseignements fournis par la courbe thermométrique.
Parmi les divers symptômes de la fièvre, seuls l’ascension de la température, le trouble de la fonction thermo-régulatrice et les modifications dans la circulation sanguine doivent être considérés comme vraiment caractéristiques ; c’est à eux que les autres signes empruntent leur valeur diagnostique. Phénonème important, l’hyperlhermie n’est pas a elle seule la clef de voûte d’une pyrexie. La cause réelle de tous les symptômes réside dans l’action d’agents toxiques venus du dehors et aussi dans celles des poisons cellulaires formés secondairement par les tissus.
Anatomie pathologique
Les lésions n'ont ici rien de spécial et relèvent d’une manière générale des troubles régressifs de la nutrition. Elles ne rappellent que jusqu’à un certain degré celles de l’hyperthermie simple. Dans la plupart des cas elles sont dues à l’intoxication par les poisons microbiens qui sont les agents provocateurs les plus communs de la fièvre. Elles se manifestent par le gonflement trouble, les dégénérescences hyaline, cireuse, parenchymateuse, granulo-graisseuse et amvloïde. On les voit apparaître surtout dans les organes qui éliminent et neutralisent les toxines, c’est-à-dire dans le foie, les reins et les ganglions lymphatiques, ensuite dans le pancréas, les capsules surrénales, les glandes salivaires, le
système nerveux central, le sang et les muscles. La plupart de ces altérations sont signalées dans la description delà fièvre typhoïde et du typhus, c est-à-dire dans les maladies infectieuses où les phénomènes d'intoxication sont particulièrement intenses. Une partie d’entre elles relève, en dehors de l’intoxication, de l'action directe des bactéries accumulées dans certains organes. L étude expérimentale du surchauflage n'a jamais permis de réaliser ni la dégénérescence cireuse des muscles, ni les altérations des parois des vaisseaux cérébraux ou des cellules nerveuses, telles qu on les constate dans la fièvre typhoïde. .Même remarque au sujet des altérations dégénératives, si fréquentes, dos organes pai enchy maleux, des libres nerveuses et des ganglions du coeur au cours de la diphtérie; et cependant 1 hyperthermie est de courte durée