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DÉ C, É N É DESCENTE HYALINE

membrane d’enveloppe (les vésicules séminales des \ieillards llig. b.lj.

Au point de vue pathologique, elle frappe surtout les parois des vaisseaux, artères et capillaires, le stroma conjonctif des ganglions lymphatiques, le tissu conjonctif intcrmusculairc et les libres musculaires elles-mêmes, le périmysium et le périnèvre, la membrane propre des glandes, le tissu conjonctif des paupières, la gangue fibreuse du cancer et du sarcome, etc. Les libres atteintes apparaissent comme augmentées de volume, gonflées, homogènes et privées totalement de leur structure fibrillaire. A une période très avancée, lorsque arrive la nécrobiose, les tissus deviennent fragiles et se décomposent en o-lobes vitreux, semblables

à ceux des muscles qui ont

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Mise en présence des acides, des alcalis, ou soumise à la putréfaction, la substance hyaline est très résistante. Elle appartient, comme la matière amyloïde, aux composés albuminoïdes les plus stables. Elle ne se dissout qu'à l’ébullition dans les alcalis concentrés.

Elle donne la réaction xanthoprotéique et celle de Millon.

Par les différents colorants (carmin, éosine, picrocarmin, couleurs d’aniline) les fibres ayant subi la dégénérescence hyaline se colorent d’une façon très diffuse, mais plus intense que les fibres conjonctives normales. On obtient de belles préparations en employant le procédé de coloration de Vax Giessox (coloration des noyaux par l’hématoxyline , suivie d’un bain dans une solution aqueuse faible d acide piciique renfermant une petite quantité de fuchsine acide).

Dans ce bain colorant, véritable réactif de la dégénérescence hyaline, les tissus atteints se teignent en rouge ( fi g - f>4)- TjGS noyaux des cellules conjonctives qui se trouvent entre les libres ne subissent pas la dégénérescence hyaline et restent longtemps intacts; ils finissent par s atro-

* jf:

Fig-. 64. — Dégénérescence hyaline d’un capillaire de la peau dans la maladie d’ADDisoN (Gross. 65o diamètres).

TROUBLES ATROPHIQUES DE LA NUTRITION CELLULAIRE

phier progressivement et disparaître. On obtient dans ees cas des espaces homogènes d’un mat uniforme, dans lesquels il n’y a pas la moindre trace de structure ni de vie. Les fissures conjonctives s’effacent presque totalement, les éléments du parenchyme sont refoulés, s’atrophient ou participent à la dégénérescence.

Quand celle-ci s’installe dans le tissu conjonctif, sous la forme de fovers de sclérose insulaire, on rencontre ces derniers surtout dans les sièges des inflammations chroniques et des nécroses d'origine anémique. Ils se présentent sous la forme de dépressions d’un blanc cartilagineux, parfois de saillies ou d’épaississements noueux. On les a observés dans la plèvre, dans la muqueuse du canal intestinal, dans la région pylorique, où ils constituent la tumeur stomacale décrite par Brixtox sous le nom de linite plastique, dans la conjonctive, le péricarde, le muscle cardiaque (myocardite

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scléreuse), etc. L’intégrité des fibres élastiques, la conservation des fentes lymphatiques, l’ancienneté enfin du processus influent grandement sur le degré de consistance de ces scléroses insulaires.

Dans la dégénérescence hyaline des parois vasculaires , le processus débute par l’adventice, par la tunique moyenne et, le plus souvent, par la membrane interne ; il se propage progressivement dans toute l’épaisseur de la paroi et détermine sa tuméfaction.

Le calibre du vaisseau diminue progressivement, jusqu’à se transformer en une fente étroite et même disparaître. Les noyaux de l’adventice et de la tunique moyenne disparaissent très vite; l’endothélium de l’endartère se conserve plus longtemps. Dans les capillaires , le processus se concentre sur la membrane propre, qui se gonfle et se transforme en un tractus épais homogène (fig. 64).

La dégénérescence hyaline du tissu conjonctif se rencontre dans une multitude de processus pathologiques. Elle a été vue dans les inflammations chroniques et les stases de la rate et des ganglions lymphatiques (Ziegleh, Sokoloff, Stillixg) ; c’est elle qu’on a constatée, sans déterminer sa nature précise, et qu’on a décrite dans différentes affections chroniques du myocarde (Debove et Letulle, Rigaj. et Juhel-Renoy,

Fig. 65. — Dégénérescence hyaline du tissu conjonctif (Colorât, par l’hématoxyline et l’éosine. Gross. 180 diamètres).

dégénérescence iiyaune

\\'iLDi m. Nicolle, Odriozola, Dehio, Hurvich, etc.). On l'a reconnue aussi dans différentes tumeurs , surtout dans les sarcomes et les lymphomes, dans les tumeurs adénoïdes de la conjonctive (Raehlmann, Vosstus, Porivaeff, Kamotzky, Roumschewitsch, etc.).

Dans le groupe des maladies infectieuses, la dégénérescence hyaline se rencontre souvent; on la voit frapper différents organes et les parois vasculaires dans la syphilis et la malaria chronique. Dans la syphilis, elle constitue, le processus pathologique qui détermine le plus fréquemment la genèse des phénomènes tertiaires graves.

Elle se montre très développée dans la maladie de Bright, où elle frappe les tubes contournés, les glomérules et les petits vaisseaux. On la voit aussi dans les lésions anatomiques provoquées par la goutte, la maladie d’Anmsox, le sclérème des nouveau-nés (Nauwerk, Langhans, Muller, Oeller, Thoma, W- Afanassteff, Kahlden, Joukowsky, etc.).

Une forme particulièremenl intense de dégénérescence hyaline du tissu conjonctif cellulaire sous-cutané, allant jusqu’au gonflement généralisé, l’épaississement et l’homogénisation de la majorité des fibres conjonctives, s’observe dans celle affection des nouveau-nés que l’on décrit depuis longtemps sous le nom de sc 1ère me et qui doit être désignée sous le nom de dégénérescence vitreuse des nouveau-nés (Joukowsky). Cliniquement, cette lésion cutanée se manifeste sous forme d induration ligneuse, amenant la rigidité du corps et 1 immobilité des membres, et entraînant le refroidissement progressif du corps. La maladie se termine par la mort au bout de quelques jours. L un de nous (Podwyssotsky) a eu l’occasion d’examiner la peau et les organes d’un nouveau-né mort de sclérème très prononce, et il a pu se convaincre que la cause de cette induration de la peau réside dans une dégénérescence hyaline envahissante du tissu conjonctif. Cette altération anatomique ne se borne pas à la peau, mais se propage aussi vers d’autres organes, le foie, la rate; elle présente son maximum de développement dans la peau.

La dégénérescence hyaline a une prédilection marquée pour les parois vasculaires, et l’étude des causes de cette dégénérescence nous donnera plus loin la raison de cette préférence.

Dans les vaisseaux de 1 encéphale, on la rencontre souvent dans les cas d hémorrhagie et de ramollissement; elle produit les anévrysmes miliaires, l’endartérite, etc.; on l'observe aussi dans les encéphalites, dans la paralysie générale, la chorée, la rage. Un grand nombre d auteurs ont vu ces lésions vasculaires sans les rapporter à la dégénérescence hyaline (Charcot et Bouchard, Parrot, Cornil et Ranvier, Gombault) ; on a même signalé leur fréquence dans certaines familles (Dieulafoy). Ce n’est que dans ces derniers temps qu’on a rattaché la nature de ces lésions à la grande classe de la dégénérescence hyaline (Arndt, Eppincer, Kolesntkoff, Vassilieff, Lubimoff, Magnan, Neelsen, Benedict, Kholschewnikoff, Rares, etc.).

TROUBLES ATROPHIQUES DE LA NUTRITION CELLULAIRE

Connu depuis longtemps, appelé par Bichat la rouille de la vie, se manilésta ni régulièrement dans l’âge avancé et aussi chez des individus jeunes encore, mais ayant subi des intoxications et des infections diverses (en particulier l’alcoolisme, le saturnisme, la syphilis;, \atherome est une maladie des vaisseaux qui a pour hase fondamentale la dégénérescence hyaline. Dans les gros vaisseaux, cette dégénérescence csT d’ordinaire précédée de l’épaississement des (uniques interne et

moyenne : le tissu conjonctif nouvellement formé subit la dégénérescence hyaline et les portions épaissies de la paroi prennent une teinte homogène , blanchâtre , vitreuse, surtout chez des sujets épuisés, chez les syphilitiques, les alcooliques, etc.

Dans cet épaississement, décrit d abord par Lobstein, ensuite par \ ihchow, sous le nom de sclérose (t/Xt^oç = dur, cassant), la dégénérescence

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