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Fig. 66. — Cœur humain de typhique (région sous-endocardique). On distingue des fibres musculaires frappées de dégénérescence hyaline, roses, gonflées, méconnaissables. Au-dessous, des fibres musculaires à demi dégénérées ont encore quelques-uns des caractères uniaueS
de la substance striée (Gross. 600 diam. Colorât, par la méthode Hyaline deStuniqilC s
de VanGiesson). interne, moyenne et
adventice, constitue
la lésion fondamentale. L’étude microscopique détaillée des portions sclérosées des artères montre que les fibres élastiques de la tunique moyenne sont détruites, et, bien qu’il se produise une hypertrophie compensatrice de la membrane interne, avec néo-formation de libres élastiques, ces dernières sont bientôt envahies par le processus de la dégénérescence hyaline.
Dans les formes avancées, on voit apparaître dans les parois vasculaires des lamelles blanchâtres, solides, de consistance cartilagineuse, dont la surface subit souvent un ramollissement, sous forme de bouillie
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jaunâtre clans laquelle nagent un grand nombre de très fines granulations formées de matière albuminoïde, de graisse (athèrome) et de sels calcaires.
Los conséquences de la dégénérescence hyaline des parois vasculaires découlent naturellement de ce qui précède : rétrécissement du calibre des vaisseaux, afflux insuffisant du sang, nutrition imparfaite des parenchymes, fragilité des vaisseaux, etc. Un conçoit toute la kyrielle de phénomènes cliniques graves qui peuvent être déterminés par cette
tig1. 0~. — Plaque de dégénérescence hyaline d'un cœur de cobaye soumis à l'intoxication lente par la toxine typhoïde soluble. Des faisceaux de fibres musculaires gonflées, vitreuses, rappellent l’aspect des faisceaux de tissu conjonctif (Gross. 600 dînai. Colorât, par la méthode de Van Giesson).
modification des parois vasculaires; plus important est l’organe, plus graves seront les conséquences de la sclérose des branches artérielles qui le nourrissent. Le cerveau, le cœur, le rein, se trouvent au premier rang des parenchymes qui accusent vile leur souffrance.
La dégénérescence hyaline de la charpente conjonctive des organes mène à la compression et à la dégénérescence des éléments parenchymateux, au rétrécissement des fentes, au ralentissement de la circulation de la lymphe et à la diminution de l’élasticité et de la résistance des tissus.
Les causes qui provoquent l’apparition de cette lésion anatomique peuvent se ranger sous trois ordres : elles sont diathésiques, toxiques
Cha.ntrmessk et Podxvyssotsk v. Processus généraux. 0
lis
TROUBLES ATB0V1UQUES DE LA NUTRITION CELLULAIRE
ou infectieuses. Au nombre des diathèses ou tempéraments morbides jouant un rôle étiologique, il faut citer le rhumatisme chronique, dans ses formes articulaires et larvées (migraineuses, névralgiques, dermopathiqucs, asthmatiques), etc. Dans les localisations vasculaires, la goutte intervient puissamment ; on a cl i L que la goutte est aux artères ce que le rhumatisme est au cœur.
Dupcytiien a signalé le premier la fréquence des lésions athéromateuses des artères dans le diabète ; c’est à elles que se rattachent les hémorrhagies cérébrales ou rétiniennes, les faits d’asphyxie locale et de grangrène des extrémités qui se montrent dans cette maladie.
L’hérédité joue également un rôle dans l’étiologie de cette dégénérescence; le fait a été mis hors de doute, pour les artères cérébrales, par Dieui.afoy.
Parmi les causes toxiques, il faut citer l’alcoolisme et surtout l’alcoolisme créé lentement, à petites doses, les toxines microbiennes, le saturnisme (Andral, Iyusmaul et Mateh, Leudet, Roblot), le tabagisme et l'intoxication lente par l’ergot de seigle, les écarts de l’alimentation, et en particulier l'alimentation carnée excessive, le surmenage, qui jette dans l'économie une quantité considérable de matières extractives, de déchets plus ou moins toxiques (leucomaïnes, etc. .
les émotions morales déprimantes, enfin la vieillesse, qui est une sorte de maladie par intoxication lente.
Les maladies infectieuses qui provoquent celte dégénérescence agissent sous la forme aiguë ou sous la forme chronique. La fièvre typhoïde, la diphtérie, la scarlatine, la rougeole, la grippe, la tuberculose aiguë doivent être rangées parmi les premières; dans les secondes, il faut placer l’impaludisine* et la syphilis, qui « aime les artères ».
Fig. (>8. — Dégénérescence liynline d’un cœur de cobaye soumis à l'intoxication lente par la toxine typhoïde soluble. Certaines fibres musculaires ont perdu leur striation transversale; elles sont devenues vitreuses, tuméfiées, et rappelant l’aspect des faisceaux du tissu conjonctif (Gross. fioo diam. Colorât, par la méthode de Van Giesson).
Les maladies microbiennes agissent naturellement par les toxines que sécrètent les parasites. Dans les lièvres typhoïdes de longue durée terminées par la mort, il
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est rare que l’on ne trouve pas dans le cœur des fibres musculaires donnant la réaction "de la matière hyaline; on les rencontre surtout dans les couches situées immédiatement sous l’endocarde.
Si l'on veut étudier expérimentalement la production de la substance hyaline, il n’est pas de meilleur procédé que celui qui consiste à empoisonner lentement des cobayes par des doses faibles et renouvelées de toxine typhoïde soluble. L’un de nous (G hante mess k a fait cette recherche systématique et il a obtenu les résultats suivants, qui se lisent sur les figures ci-jointes (lig. 67, G8, 69). Lorsqu’on injecte sous la peau de cobayes neufs une petite dose de toxine typhoïde soluble et que l’on renouvellecette injection une ou deux fois par semaine, suivant l’effet produit, les animaux, après avoir maigri, reprennent peu à peu leurpoids et leur santé apparente. Lorsqu’on