‹ Pathologie générale et expérimentaleChapitre 25 sur 72 · N . IJ · texte numérisé non relu

N . IJ

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f'ig. (k). — Plaque de dégénérescence hyaline (sclérose insulaire) dans la paroi cardiaque d'un cobaye soumis à l'intoxication lente par la toxine typhoïde soluble (G ross. :ï:ï diani. Colorai, par la méthode de Vax Giessox).

les sacrifie au bout de six semaines, trois mois, six mois et môme davantage, on trouve dans divers organes, et en particulier dans le cœur, des lésions plus ou moins avancées qui donnent à l’œil nu l’image du cœur atteint de sclérose. L’examen microscopique, fait après coloration par la méthode de Vax Giessox, laisse reconnaître, de la manière la plus nette, l’existence de la dégénérescence hyaline ayant frappé d’abord les capillaires et ensuite les fibres musculaires clle-mêmes. La lésion se montre avec son maximum d’intensité dans les couches contractiles qui sont le plus immédiatement en contact avec le sang qui charriait la toxine. Quand un cobaye a été soumis à l’intoxication expérimentale pendant trois mois et que celle-ci a cessé depuis celte époque, les lésions de la dégénérescence hyaline poursuivent leur évolution, et il-ne faut sacrifier l’animal que sept ou huit mois plus tard, pour juger du développement complet de celle dégénérescence. On constate alors — indépendamment des lésions du rein et des autres organes sur lesquels nous n’insistons pas — des altérations diffuses ou localisées de sclérose cardiaque formée par la matière hyaline. Les fibres musculaires atteintes ont perdu leur striation; elles sont franchement rouges et coin-

<|0 troubles atrophiques de la nutrition cellulaire

jades ; l’espace lymphatique ou sanguin qui les sépare est lui-même souvent le siégé l une infiltration de celte matière hyaline, si bien que le tissu paraît être infard d une

n. Dégénérescence hyaline d’un pilier de cœur de cobaye soumis îi 1 intoxication lente par la toxine typhoïde soluble (Gross. ioo diam. Colorât, par la méthode de Vax Giesson .

plaque de cette sclérose. Parfois la cellule musculaire n’est pas transformée en un bloc de tissu hyalin compact; la striation transversale ne se reconnaît plus, mais les fibrilles

sont encore distinctes les unes des

Fig. -j\. — Figure précédente vue à un plus fort grossissement (Gross. 400 diam.).

autres, dans leur longueur. Gomme elles sont en même temps devenues gonflées, vitreuses et homogènes, elles prennent, sous l’influence du réactif de Van Giesson, la coloration rose ou rouge; elles ne ressemblent plus alors à une fibre musculaire, mais bien à une libre conjonctive.

Ces plaques de dégénérescence hyaline se voient dans les ventricules, mais surtout vers la surface libre des piliers et principalement au niveau des parois des oreillettes, comme si la minceur de ces parois rendait plus facile leur imprégnation pas le sang toxique et facilitait leur dégénérescence. Celte dernière frappe aussi les vaisseaux, les capillaires et même les ramifications vasculaires artérielles assez volumineuses. Les figures cijointes montrent une endartérite végétante avec hyalinisation de la mem-

brane interne; les préparations ont été prises sur un cobaye sacrifié huit mois api ès le début d’une intoxication typhique graduelle, laquelle n avait été poursuivie que pendant trois mois.

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