‹ Pathologie générale et expérimentaleChapitre 28 sur 72 · TROUBLES A T H O PU IQF ES DE J.A NUTHJTIOS CELLULAIRE · texte numérisé non relu

TROUBLES A T H O PU IQF ES DE J.A NUTHJTIOS CELLULAIRE

vacuolisation parasitaire. Elle se rencontre le plus souvent dans certaines cellules conjonctives et d’une manière très générale dans les

cellules mésodermiques, lesquelles possèdent un pouvoir presque spécifique de cette digestion intra-cellulaire. Il est. vrai que cette propriété se manifeste aussi dans les cellules nerveuses dés qu’elles renferment des bactéries. La vacuolisation peut être tellement accentuée, que toute la cellule se transforme en une sorte de tamis, de tissu de gaze (fig. ioi). Dans certaines vésicules on distingue encore des bactéries ; dans d’autres, altérées par les sucs digestifs intra-cellulaires, elles ne sont plus reconnaissables. Les cloisons qui séparent les vacuoles isolées sont constituées par les fibrilles du réseau protoplasmique.

Les acquisitions récentes touchant le parasitisme intra-cellulaire des sporo/.oaires laissent supposer quelle chapitre concernant la dégénérescence vacuolairc doit être considérablement élargi. Les sporozoaires et. les myxomycètes qui vivent à l’intérieur de la cellule provoquent autour d’eux une contraction et même une dilution du protoplasma cellulaire, de sorte qu’au bout de peu de temps le parasite se trouve logé au milieu d’une le.

Fig. ioi. — Vacuolisation parasitaire produite par des bacilles de la lèpre Gros, i ooo diam.).

ig. 102. — Vacuolisation de cellules cancéreuses. Au centre des vacuoles qui prennent une teinte métachromalique, on distingue de petits corpuscules inunis d'un point rouge. Ces corpuscules et le point rouge qu’ils renferment ont été considérés par Saytciienko comme des parasites Gros, i ooo diamètres. Fixation dans le liquide de Fi.imminc. et coloration par la snfrnnine).

énorme vacuole.

Souvent une partie du protoplasma subit la dégénérescence muqueuse, comme on peut s’en convaincre facilement à l’aide de la réaction micro-chimique du mucus. Les cellules cancéreuses, ainsi que l’épithélium des canaux biliaires atteinls de coccidiose,

fournissent un exemple typique de dégénérescence mtico-t esiculeuse des cellules é-pilliéliales (fig. 102, iod, io4). Cependant 1 épithélium, dans sa multiplication pathologique, subit très souvent, et cela sans 1 intervention de parasites, la dégénérescence aqueuse et muqueuse; il huit donc user d’une grande circonspection pour ne pas confondre la dégénérescence vacuolairc parasitaire avec la dégénérescence, non-parasitaire. 1 lus d’une fois des erreurs de cette nature ont été commises, (pii taisaient

prendre la vésicule de l’intérieur de la cellule, remplie de mucus

Fig. ioi. — Cellules cancéreuses, vacuolisations prenant par les matières colorantes une teinte métochroma- l'ig. 104. — Vacuolisation parasitique et considérées par certains auteurs comme des taire. Cellule d’un conduit biliaire parasites (coccidies). (lapin) ayant englobé une coccidie.

ou de liquide aqueux, pour Je parasite lui-même. La question des pa-

Fig. lui). — Dégénérescences vacuolnires des noyaux. a. b, cellules hépatiques; r, cellule d’un sarcome.

rasites des tumeurs cancéreuses a l'ail naître quantité d’opinions et de travaux entachés d’erreur.

Dégénérescence vacuolaive des noyaux cellulaires. — Nous ne saurions terminer la description précédente sans mentionner la vacuolisation des noyaux eux-mêmes, lésion qui n’est point rare dans beaucoup de processus pathologiques. Elle s’observe surtout dans les affections de l’épithélium cutané. L’un de nous (Pouwyssotsky) l’a signalée dans les noyaux des cellules hépatiques, dans le diabète , dans certaines cirrhoses du foie el aussi dans les noyaux de nombreuses tumeurs, sarcomes et cancers (lig. ii)):. Des observations analogues oui été faites par Steinhaus, Devine, JbamiitiSïi, Piaxese, Gaeeotti, Pahiie-Domeiuiue

Fig. loti. — Cellules hépatiques en dégénérescences aqueuse et graisseuse. Fixai, par le Flemminc (Colorât, par la snfranine. Gross. 5oo dinm ).

etc. D’ordinaire, à l’intérieur du noyau,

,.(i TROUBLES ATROPHIQUES T) E LA NUTRITION CELLULAIRE

près du nucléole, apparaît une vésicule ronde, remplie de substance homogène après fixation), qui ne se teint que faiblement par les colorants nucléaires communs; parfois, le nucléole lui-même se transforme en vésicule. On a considéré récemment ces nucléoles gonflés connue de jeunes sporozoaires; c’est une illusion. Les dimensions décès vacuoles sont variables. Elles peuvent distendre le noyau en le transformant presque tout entier en une grande vésicule; il ne reste alors à sa périphérie qu’une mince couche de substance nucléaire (fig. 106). Dans ces cas, les vésicules sont vides ou bien contiennent des globules d’albumine. La ressemblance de ces noyaux en dégénérescence vésiculeuse avec certaines coccidies à siège intra-nucléaire est tellement grande, qu'il est parfois fort difficile de faire la distinction. Dans quelques cas, la formation de la vacuole dans le noyau prépare sa décomposition en deux ou trois parties (fig. 106) et sa division, comme Podwyssotsky l’a décrit en 1888 et comme aussi l’a vu plus tard Flemming.

Dégénérescence mucineuse.

Dans la dégénérescence muqueuse il se produit non seulement un gonflement et une liquéfaction de l'albumine, mais encore une modification chimique de sa composition. L’altération consiste essentiellement dans la transformation de l’albumine en une substance donnant du mucus et contenant de la mucine. Cette mucine, bien qu’elle se rattache aux corps albuminoïdes, ne présente pas une composition chimique constante, car elle varie suivant ses origines (glandes salivaires, hile, tendons, etc.'. Le tableau suivant en fournit la preuve.

AZ

Mucine

du cordon

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