D E G E N EUES C EN CE /> T G M E N TAIRE
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Il résulte des expériences de P. Cahnot sur la grenouille que deux sortes de neifs, dilatateurs et constricteurs, entrent enjeu dans les phénomènes de la chromomotricité.
Sous I i n 11 uence de lu kératinisation continuelle de l'épiderme eide sa desquamation, le pigment perd son aspect grenu et subit des modifications de nature inconnue, qui transforment son apparence. Il quitte 1 organisme avec l’épiderme qui desquame et il participe probablement à la formation de l’éléidine, parce (pie cette substance renferme, comme la mélanine, une proportion considérable de soufre. Blaschko a i encontre du pigment vrai dans les couches les plus superficielles de 1 épiderme. Le pigment peut donc être considéré comme un déchet que la peau élimine régulièrement. Mais, d’autre part, ce pigment, qui esl toxique pour l'organisme (Bouchard, Carnot), mais dont la toxicité est réduite au minimum par son insolubilité, fournit a la peau, lorsqu’il est retenu dans ses mailles, un moyen de protection contre certaines oflenses. La peau se pigmente lorsqu’elle est exposée aux rayons du soleil, ou quand elle subit des irritations (frottements, action locale de la cantharide, etc.i, connue si la localisation cutanée du pigment représentait, suivant 1 hypothèse de Giard, la fixation, pour cause d’utilité publique, de substances toxiques primitivement excrétées par celte voie, mais dont la rétention a modifié, en les améliorant, les conditions d’existence de l’individu.
Les expériences de P. Carnot injectant dans les veines, dans le péritoine ou sous la peau de chiens, lapins, cobayes, du pigment pris dans la choroïde ou dans une humeur mélanique, ont établi (pie celle substance s éliminait par les reins et par l’intestin, qu’elle se fixait dans le foie, la rate et le poumon, et qu’elle se détruisait par un phénomène phagocytaire dans les leucocytes, les organes lymphoïdes et les capsules surrénales. Jamais cet auteur n’a pu observer, à la suite d’injections massives de pigment sous la peau, une coloration de l’épiderme ni des phanères.
Toutes les pigmentations pathologiques peuvent èlre ramenées à trois groupes ayant des origines distinctes : i° les pigmentations qui proviennent du sang (pigments jaunes et bruns clairs); au celles qui ont une origine autochtone, qui sont le produit direct de l 'activité vitale du protoplasma; 3° celles (pii découlent de la rétention, dans les tissus, de pigments biliaires dérivés eux-mêmes du sang.
Les pigmentations du premier groupe sont dues à l’imprégnation des tissus par l’hémoglobine, par l’hématine ou son dérivé dépourvu de fer, l’hématoïdine, ou par des amas de pigments ferrugineux, désignés
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sous le nom général d'hèmosidèrines, pigments rouges, ocres, dont la rubigine esL le type. Ces pigmentations prennent naissance au niveau des foyers d’hémorragies interstitielles et, dans une grande étendue, à leur périphérie. Nous les décrirons dans les chapitres traitant des hémorragies; contentons-nous pour le moment d’indiquer qu’elles sont souvent la conséquence des stases veineuses prolongées dans les viscères et les muscles. Ceux-ci prennent alors une coloration brune caractéristique, tandis que la présence des amas d’hémosidérine constitue une source d’irritation pour le tissu connectif; sous cette influence se produisent la prolifération du tissu conjonctif, l’atrophie brune des organes, l’induration brune et les cirrhoses pigmentaires.
La connaissance de ces dernières pigmentations peut servir de transition à l’étude des pigmentations du second groupe, car, très souvent, des grains de pigment et des hématies entières sont englobés par des leucocytes et d’autres cellules mésodermiques auxquels on a donné, pour celte raison, le nom général d’érythrophages. Après leur englobement. ces grains sont transformés, sous l’influence du protoplasma, en différentes sortes de pigments bruns. Ainsi, dans l’expectoration des cardiaques (en cas de stase veineuse pulmonaire ou d’induration brune des poumons) on trouve fréquemment des cellules à gros noyau, larcies de granulations pigmentaires jaunes, brunes ou même noires. Ces cellules, qui proviennent de l’endothélium alvéolaire desquamé et surtout des leucocytes, sont connues sous le nom de cellules des lésions cardiaques « Ilerzfchlerzellen ». Leur présence dans les crachats comporte une certaine valeur diagnostique de Y induration brune des poumons, conséquence d’une cardiopathie (Hoffmaxx).
Le deuxième groupe des pigmentations s observe dans un grand nombre d’états morbides. Souvent on peut arriver, par l’examen microscopique et microchimique, à déceler l’origine hématique du pigment, mais parfois la preuve fait défaut et les faits que l’on constate plaident dans le sens de son origine autochtone. Sans revenir sur les exemples de greffe épidermique noire que nous avons signalés plus haut, on ne peut méconnaître que certaines pigmentations, consécutives a des intoxications exogènes ou endogènes, que l’hyperpigmentation des cellules nerveuses, de même que celle des éléments de quelques néoplasies, rentrent dans ce dernier cas.
Le durcissement, à l’état tout à fait frais, des tumeurs mélaniques el leur section en coupes très fines laissent souvent reconnaître que le pigment, disséminé dans le protoplasma cellulaire sous la forme de granulations brunes extrêmement minces (fig. 1 4 1 )» est le produit d un travail spécial de la cellule et se constitue aux dépens du protoplasma. Sur
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des coupes plus épaisses, on ne voit que des globes pigmentaires d'aspect unilonne, brun loncé ; sur des sections t i lies, on constate (pie les amas pigmentaires sphériques se forment par une sorte de cristallisation de granulations très menues de mélanine, constituées apparemment aux dépens du pigment dissous (fig. 142).
La pigmentation de la peau peut être localisée ou diffuse. Les taches pigmentaires ou chloasnia (yé/.sâÇ 10, j’ai l’aspect jaune verdâtre) se montrent surtout au visage, à la face dorsale des mains, à l'avant-bras, à la cuisse, à la poitrine; on les voit aussi sur la ligne blanche, chez certaines femmes brunes, pendant la grossesse ; on les rencontre enfin surtout chez les sujets en proie à une maladie caehectisanle (syphilis, tuberculose, alcoolisme, cancer, alléclions hépatiques, lésions des capsules
l'ig. 1 3 1 . — Pigmentation de cellules nerveuses (ganglion sympathique d’un vieillard).
surrénales).
A la limite, entre les pigmentations physiologiques et pathologiques, se placent les taches de rousseur et le hàle (pii surviennent sur les parties du corps exposées à l’action de la lumière solaire et du vent. L’humidité de la peau et les phénomènes d’évaporation rapide qu’elle subit semblent favoriser l’action des rayons du soleil. D’après R. Boileh, les rayons violets, réfléchis de la surface de l’eau de mer ou de rivière sur la peau, possèdent un pouvoir de pigmentation énergique. Telle serait la cause de la pigmentation si intense des parties du corps mouillées par l’eau de mer.
Sur le mode de formation des pigmentations, a l’état pathologique comme à l'état normal, deux théories, avons-nous dit, sont en présence: l’une (pii invoque la formation principale autochtone dans la peau, les mélanocytes qu’on y rencontre n’étant (pie des cellules de résorption du pigment; l’autre (pii, s’appuyant sur les recherches de Mackenhodtii, Demieville, Riehl, Notii nagel, V. Affanessieit, Kaiilden, 1 izzoxi, Box-
Chantembsse et Podwyssctsky. Processus généraux. t V"
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NAT, Ribbert, Eiirmann, Podwyssotsky, etc., prétend que le pigment provient directement de l’hémoglobine du sang et que les mélanocytes le charrient des vaisseaux de la peau vers l’épiderme, où il se dépose sous forme de fines granulations brunâtres (fig. i2g-i3o). Rieur a insisté sur les altérations inflammatoires des parois des vaisseaux cutanés et Podwyssotsky a constaté leur dégénérescence hyaline; ces auteurs estiment que les modifications de calibre des capillaires entraînent le ralentissement de la circulation, la destruction de l’hémoglobine, son élaboration en granules pigmentaires dans le vaisseau ou en dehors de lui, granulations qui sont englobées par les cellules de l'adventice, puis transformées en mélanine.
Chez les addisoniens, les vaisseaux cutanés et surtout les veinules sont infiltrés de leucocytes et de mélanocytes (fig. 129). Dans le pigment péri-vasculaire englobé par les cellules de l’adventice on peut encore déceler la présence du fer (réaction du bleu de Prusse), tandis que la pigmentation épidermique se montre dépourvue de métal. Les granulations de l’épiderme sont très finement granuleuses, tandis que le pigment périvasculaire est plus gros et en amas. 11 est donc manifeste que, sous l’influence de l’activité du protoplasma, l’hémosidérine a subi de nouvelles transformations, a peut-être perdu son fer, tandis que le nouveau pigment non ferrugineux— la mélanine — a passé de cellule en cellule et s’est logé dans l’épiderme. La peau des nègres permet aussi de constater, quoique à un degré moindre, cette infiltration des vaisseaux cutanés par des leucocytes et la multiplication des cellules de l'adventice. Dans la lumière des vaisseaux on rencontre des grains de pigment jaunâtre, entourés de cellules farcies de pigments ; le tableau est la réduction de celui qu’on observe dans la maladie cI’Addison (fig. i3o . O11 constate les mêmes apparences microscopiques dans la plupart des cas de pigmentation limitée de la peau, dans les maladies constitutionnelles et les dermatoses liées à la pigmentation (prurigo, eczéma, urticaire, xanthome, xeroderma pigmentosum, acanthosis nigricans, etc.'.
En 1 855 , un médecin anglais, Addison, publia une monographie sur une maladie inconnue jusqu’alors et qui était due à une lésion des capsules surrénales. Les individus atteints de cette affection présentent une faiblesse, une asthénie extrême, qui s’accompagne bientôt d’émaciation, de douleurs lancinantes, particuliérement vives au niveau de la région lombaire, de troubles gastro-intestinaux et dune altération cutanée et muqueuse caractérisée par une pigmentation très spéciale. Cette pigmentation apparaît d’abord sur les régions exposées à 1 air libre, au front, aux poignets, sur le dos du pied, à l'avant-bras et à la jambe. On la voit ensuite frapper des zones qui sont déjà, à l’étal normal, riches eu pigment (régions mamelonnaire, axillaire, génitale), puis se montrer dans les endroits où la peau est soumise à des compressions ou à des frottements. Au début, la teinte de la peau est d un gris clair
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et paraît sale; plus tard la coloration devient sombre et le malade ressemble à un mulâtre. Les muqueuses n’échappent pas à la pigmentation : les gencives, les lèvres, la face interne des joues, la langue, la muqueuse palatine sont successivement envahies; les poils se surchargent de pigment. A côté de ces symptômes, d’autres apparaissent, qui se rattachent à une perturbation profonde du système nerveux, tels que la céphalalgie, les convulsions, le vertige, le délire, le coma et parfois la mort subite. Les palpitations et la dyspnée ne sont point rares.
Dès que les symptômes essentiels de celte maladie furent connus, la question se posa, dans l’esprit même cLAduison, de savoir s’ils étaient sous la dépendance uniquement d’une lésion des capsules ou s’il intervenait dans leur pathogénie une altération du système nerveux. L’illustre médecin anglais, qui mettait en lumière les lésions capsulaires, écrivait : « Qui peut dire quelle influence le contact de ces organes malades peut avoir sur ces grands centres nerveux (plexus solaires et ganglions semi-lunaires) et quelle part ces effets secondaires peuvent prendre dans la production des troubles de la santé générale et des autres symptômes observés ? »
On sait aujourd’hui qu’on a pu observer des dégénérescences caséeuses des capsules surrénales sans mélanodermie et des cas, que la clinique range dans la classe de la maladie d’AnmsoN, avec des capsules presque absolument intactes. En i85g, Schmidt (de Rotterdam) décrivit des lésions du sympathique abdominal, et plus tard Jaccoud défendit sans réserve l’origine nerveuse de la maladie. Des lésions diverses dégénératives et inflammatoires ont élé décrites par Kaiilden, Arau, Alezais et Arnaud, Fleier, Raynaud, Brault, dans les filets du système sympathique et des ganglions de la cavité thoraco-abdominale chez les addisoniens. On a observé aussi la dégénérescence de quelques-unes des libres du splanchnique et du pneumogastrique, et même parfois des lésions en foyer de la moelle dorsale et des racines postérieures; on a noté l’existence d’une pigmentation anormale des méninges, la dégénérescence hyaline des parois vasculaires, la dégénérescence de certaines libres nerveuses, la tuméfaction de la névroglie Rares et Kalindero).
Ces lésions nerveuses, observées dans la maladie d’AumsoN, portant spécialement sur le plexus solaire et le système sympathique, n’enlèvent rien au rôle important des capsules surrénales dans l’étiologie de la maladie bronzée. L’importance extrême de l’intégrité de ces organes avait été mise en lumière par les expériences de Brown- Séquard ( 1 856' , confirmées par Motiinagel, et surtout par Iizzoni qui, par l’extirpation expérimentale des glandes en question, provoqua une hyperpigmentation de la peau et des muqueuses et, de plus, des alterations inflammatoires et atrophiques de la moelle et des méninges (infiltration du canal central par des leucocytes, foyers de ramollissement cérébral, hémorragies, atrophies des cellules nerveuses, etc.).
Les recherches expérimentales sur les capsules surrénales ont été
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reprises par beaucoup (railleurs. Après l'extirpation d’une ou des deux capsules, Stilling (1890) a constaté l’hypertrophie de capsules accessoires. Boinet, opérant sur le rat d’égout, dont les deux capsules surrénales, séparées du rein par un petit méso-côlon, sont faciles à énucléer, a observé les faits suivants. Un certain nombre de ces animaux entièrement privés de leurs capsules surrénales peuvent vivre longtemps, sans présenter de phénomènes asthéniques trop accentués : quand on les sacrifie, au bout de plusieurs mois, on trouve des grains pigmentaires dans la séreuse péritonéale et dans le tissu cellulaire sous-cutané. A la suite de l’extirpation des capsules chez ces animaux, des altérations nerveuses d’ordre dégénératif se développent, en suivant la voie ascendante : la lésion atteint le plexus solaire et ensuite le sympathique.
L’examen histologique du grand sympathique abdominal de 2.4 rats morts de décapsulisation a donné les résultats suivants, après coloration par l’acide osmique :
Cassure ou simplement fragmentation du grand sympathique 8 fois.
Névrite avec boules graisseuses : fragmentation G
Disparition du cylindre-axe, dégénérescence graisseuse
Intégrité complète du nerf '**
La dégénérescence du sympathique a marche ascendante est pi<>gressive et peut finir par atteindre la moelle.
Les faits expérimentaux constatés chez les animaux qui succombent rapidement ou lentement à l’extirpation des capsules surrénales, les observations cliniques et anatomo-pathologiques laites sur les cadavres d’addisoniens, imposent l’idée que la maladie d’Addison est sous la dépendance d'une intoxication de i organisme par un poison , de nature inconnue, t/ui se répand dans le sang lorsque la fonction des capsules se troupe suspendue.
Au nombre des effets toxiques figurent : 1 irritation, 1 altération doge nérative et inflammatoire des parois vasculaires, la destruction des glo bules rouges et enfin une série de modifications dans le système nerveux vasomoteur et central. La mélanodermie n est que la conséquence des pertu rbations vasculo-sanguines.
Malgré la 'pigmentation cutanée et muqueuse qui implique une destruction globulaire assez intense, le nombre des hématies et leur richesse en hémoglobine ne sont pas notablement abaissés. 11 n y a donc pas anémie vraie, comme à la suite d une hémorragie grave ou dans le cours de la maladie dite anémie pernicieuse. Parfois même, le taux d’hémoglobine atteint la normale ou même la dépasse un peu. Giieenhow a I rouvé une augmentation du nombre des globules rouges, et Lan, dans un cas grave de maladie bronzée, immédiatement avant la mort, a
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reconnu (jue la quantité d’hémoglobine était normale. A l’aide d’une recherche spectro-pliotométrique précise, Tc^irkoff a démontré que dans les formes intenses de cette maladie, la teneur en hémoglobine était relativement élevée et qu’au début elle dépassait parfois le chiffre ordinaire. Mais, en revanche, elle subissait des modifications qualitativesla dose de l’hémoglobine réduite était augmentée et le sang renfermait une notable proportion de méthémoglobine .
Pom- expliquer ce désaccord entre le faible abaissement du nombre .les hématies et du chiffre de l'hémoglobine et la pigmentation intensive qu on peut rattacher à la destruction des hématies, on est conduit à penser que, dans la maladie d’Aiuusox, ou bien la fonction hématopoétique ii est pas enrayée, que son activité est môme exaltée et que l’intensité de la régénération des globules rouges et de l’hémoglobine dépasse les limites ordinaires, ou bien que le pigment est fabriqué de toutes pièces aux dépens de l’albumine cellulaire.
Dans l’année qui suivit le travail d’Annisox, Brown-Séquard publia le résultat de ses nombreuses expériences sur les lésions des capsules surrénales : i8j6 . II aboutit aux conclusions suivantes. L’acapsulation totale lue les animaux plus rapidement que la néphrectomie double, le délai de la mort ne dépassant guère quinze heures (chien et chat) et étant même plus court pour certaines espèces (cobaye et surtout lapin). Les symptômes qui précèdent la mort se caractérisent par une prostration complète, des troubles cardiaques, des vomissements et des accès convulsifs le plus souvent mortels. Ces constatations conduisaient Brown-Séquard a la découverte du rôle des glandes vasculaires sanguines : Jes organes surrénaux élaboraient, d après lui, une sécrétion indispensable au bon fonctionnement de 1 organisme et leur suppression était l’origine d’accidents rapidement mortels.
Battue en brèche par Philippkaux, Gratiolet (i 858), Schmidt, Jaccoud, etc., la théorie de Brown-Séquard ne fut solidement établie (pie par des expériences toutes récentes qui ont commencé avec les travaux d Âbelous et Langlois fi8ga). Expérimentant sur la grenouille, ces auteurs ont constaté (pie l’acapsulation unilatérale ne produisait aucun phénomène sérieux, (pie l’ablation partielle des deux glandes était suivie d une émaciation appréciable, mais n’entraînait pas la mort; enfin, (pi après la destruction complète, on voyait se dérouler une série d’accidents semblables à ceux qu’avait signalés Brown-Séquard. Ils ont de plus constaté un fait d’une grande importance, e*est que Je sang des animaux privés de leurs capsules surrénales acquérait une toxicité spéciale. L extrait alcoolique de muscles de grenouilles acapsulées est beaucoup plus toxique que celui de muscles de grenouilles saines :
Cha.ntrmks.se et Podwyssotsky. Processus généraux. 15
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inoculé aux animaux, il provoque l’apparition cle la paralysie, de la dyspnée, et un coma mortel. Ce poison, à la façon du curare, porte son action principale sur les plaques nerveuses terminales.
Suivant les procédés employés par Schiff, Hkgbr, etc., pour eludier l'action antitoxique des tissus hépatiques, Abelous, Langlois et Guarrin ont reconnu que la macération de tissu capsulaire avec la nicotine
diminuait la toxicité de cet alcaloïde.
Tandis que les expériences de Broavn-Skquard, d Abelous et Langlois mettaient en relief le rôle antitoxique des capsules surrénales, des recherches antérieures de Pellacani et Foa (1879) signalaient l’action toxique de l’extrait aqueux de capsules surrénales. Glahnieiu et Marino-Zucco aboutirent à ce résultat, que le principe actil de l’organe était un glycéro-phosphate de neurine. A l’aide d extraits glycérinés de capsules surrénales, Abelous et Langlois, Brown- Séquard purent faire cesser les phénomènes convulsifs qui se produisaient chez les animaux acapsulés, sans obtenir d’une manière é\ideute une survie des animaux traités par cette méthode opothérapique. Gocr- 1 • e i n (i895) tenta, sans grand succès, de distinguer les diverses substances renfermées dans le suc capsulaire et cle les soumettre a une classification pharmacodynamique, afin de faire entrer dans le domaine de la thérapeutique celles qui pourraient être utilisées. A ce moment 1890 . des travaux intéressants et simultanés parurent en Angletei le Olicer et Sciiafer) et à Craeovie (Cybulski et Scymonowicz), signalant 1 action toute spéciale de l’extrait capsulaire sur la pression sanguine. Ils furent confirmés bientôt par Veltcii, Biedl, Erænkel, Gottlieb, Mankovski, Langlois. Si l’on injecte, non pas sous la peau, mais dans le système veineux, une faible dose d’extrait aqueux de capsules surrénales, on voit la pression s’élever rapidement, se maintenir pendant un temps but court à une grande hauteur, puis retomber ensuite. Le cœur se ralentit, pendant que la pression s’élève; chaque injection détermine une élévation du manomètre. L’extrait capsulaire peut être porte a 100" en solution, et à 140° à l’état de dessiccation, sans perdre son activité.
Quelles sont la ou les substances chimiques qui donnent au suc capsulaire son activité? En 1 856, \ ulpian constata ce lait, conliinu l’année suivante par Virchow, que la section d une capsule surrénale, traitée par le perehlorure de fer dilué, prenait une coloration biun verdâtre qui s’accentuait lentement. La teinte dé\cloppée sous l’influence de la solution aqueuse d’iode est au contraire rose carmin. Or cette réaction du tissu ou de la solution aqueuse d extrait capsulaire, en présence de l’iode, rappelle celle de la pyrocatéchine. Aussi qiulques auteurs (Arnold, Kiu kenberg, BrunnerI aboutirent a cette conclu-