DIVISION DE LA CELLULE
ordinairement près du noyau, entouré d’une substance granuleuse, rayonnée, connue sous le nom de sphère d’attraction ou de eentrosphère. Rarement il est situé dans 1 intérieur du noyau. Parfois il se présente sous la forme d’un corps unique qui ne se partage en deux parties qu’au moment où la cellule prépare sa propre division; le plus souvent, cette bipartition du centrosome se fait, comme par anticipation, dès que la cellule a atteint les dernières phases de sa division. Les deux centrosomes se voient alors, placés côte à côte, dans la sphère d’attraction pendant la vie ordinaire de la cellule; ils ne témoignent leur activité qu’au début de la division cellulaire; à ce moment, ils s’éloignent l’un de l’autre pour devenir le centre chacun d’un système astral. La présence d’un centrosome n’est pas reconnaissable dans les cellules des muscles, des glandes et de certains organismes unicellulaires; mais il n’est pas certain que cette absence soit réelle; peut-être, dans ces cas, le centrosome est-il caché dans l’épaisseur du noyau.
4° Parmi les autres organes, de structure plus ou moins définie, qui se montrent dans la substance cellulaire, il en est qui ont un caractère transitoire et d’autres qui sont permanents. Les plastides, nommés chromatophores, comptent parmi les plus intéressants de ces organes, parce qu’ils existent chez les plantes et chez quelques animaux. Les vacuoles pulsatiles de certains protozoaires et algues, munies de parois distinctes, sont susceptibles parfois de se multiplier par division; à ce point de vue, elles ont été considérées comme des plastides analogues aux chromatophores. L’existence de ces petits organes intracellulaires, qui semblent jouir d’un pouvoir indépendant d assimilation, d’accroissement et de division, comporte une signification théorique très importante, puisqu'on peut y voir la preuve que la cellule n’est pas 1 unité vivante, mais un composé d’unités élémentaires capables de procréer et de se transmettre la vie.
5° La membrane qui entoure le protoplasma cellulaire, constante chez les plantes, est en général absente ou peu développée chez les animaux. Elle n’est représentée souvent que par une condensation de la partie périphérique du protoplasma, comme dans les globules rouges du sang, ou encore par une sécrétion de ce protoplasma, comme dans la membrane culiculaire de la surface libre des cellules. La composition chimique de cette membrane est donc extrêmement variable. Chez les plantes, elle se compose surtout de cellulose, imprégnée souvent de diverses substances, silice, etc.; chez l’animal, la diversité de composition chimique est encore plus grande : on y trouve de la kératine, de la chitine, ou encore des dépôts inorganiques, silice, carbonate, etc.
La cellule, envisagée en elle-même, paraît être une unité organique, c’est-à-dire un organisme élémentaire indépendant. Le fait est certain pour les plantes et les animaux unicellulaires. 11 a été considéré comme s’appliquant étroitement aux organismes multicellulaires par Sciiwanx, Vikchow, etc., et le meilleur exemple qu’on puisse proposer pour celle démonstration est l’observation des globules rouges et blancs du sang. Mais, au point de vue physiologique, les cellules d’un organisme pluricellulaire ne peuvent être considérées comme des unités indépendantes. Tangle, Gaiidixeu ont montré que les parois cellulaires de beaucoup de plantes étaient traversées et reliées les unes aux autres par des traînées, des ponts de substance inlercellulaire, et ces éléments de passage ou de pénétration ont été constatés à maintes reprises dans les cellules épithéliales et musculaires des animaux.
Division de la cellule. — Un élément cellulaire provient toujours d’une division
HISTOIRE NATURELLE DE LA MALADIE
cellulaire: voilà la formule d’un des plus grands progrès de la biologie. Cette division
Fig. a, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, io, it. — Figures schématiques (d'après Wilson) représentant les diverses phases du processus nommé knryokincsc ou knryomitose ou eytodiérèsc (Henneguy).
Fig. 2. — . Cellule au repos montrant le réticulum chromatique du noyau, le nucléole et deux centrosomes (A) dans la sphère d’attraction.
Fig. 3. — Formation du filament chromatique dans le noyau. On distingue encore le nucléole et, ù lu partie supérieure du noyau, l’araphiaster (11).
Fig. 4. — Tandis que le filament chromatique persiste encore, les deux centrosomes se dirigent déjà vers les pôles opposés du noyau (cellules végétales).
Fig. :>. — Dissolution de la membrane nucléaire; persistance et augmentation de volume du fuseau qui relie les deux asters; le filament chromatique s'est déjà segmenté pour former des chromosomes (épiderme de la salamandre).
Le fait le plus remarquable de celte div
cellulaire est précisément la source de la transmission héréditaire des propriétés ancestrales. En 1 8 >8, R km AK avait donné l’explication anatomique suivante de ce phénomène. La division cellulaire, disaitil, commence par le nucléole, se poursuit dans le noyau par une constriction médiane et se termine par la division du corps cellulaire et de sa membrane.
Cependant des observations s’élevaient contre cette interprétation simpliste. Robin soutenait que dans la vésicule germinative le noyau disparaissait avant toute trace de division cellulaire. En 187'i, les découvertes multiples de Schneider, de Fol, de Strasburger, Flemming, Peremechko, Schleicher, Yan Beneden montraient que le processus de division reposait le plus souvent sur une transformation compliquée du noyau, transformation à laquelle on donna le nom de karyokinèse, mitose, ou division indirecte, tandis que l’expression de division directe ou amitosique était réservée au mode de division simple décrit primitivement par Remak. Ce dernier mode de division directe est rare et ne se constate que dans un petit nombre de cellules normales ou pathologiques. La mitose s exerce a l’aide de transformations qui apparaissent dans le noyau, le centrosome et le cytoplasme, et à l’évolution desquelles on peut assigner trois périodes.
Période prodromique (lîg. 2, 3, j, à .
— Les premiers phénomènes apparaissent dans le noyau. La chromatine se rësoud en un filament plus ou moins contourné qui se colore sous l’influence des teintures avec plus d intensité que le réticulum; puis ce filament se segmente en un nombre défini de particules ou corps distincts nommés chromosomes, tandis que la membrane d’enveloppe du noyau disparaît en laissant la continuité s’établir entre les substances fondamentales du noyau et du cytoplasme, ision en chromosomes est que le nombre de