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et pour déterminer leur nature n’ont commencé qu’au milieu du siècle. A ces recherches sont associés les noms de Panum, de Hemmeb, de Schwenninger, de Schmitz, de de Raison, etc. Panüm (i8j6) a trouvé que la toxine septique qui se produit dans les premiers temps de la putréfaction est la plus active. Hemmeu, le premier, et après lui d’autres auteurs (Dupré, Bence Jones) ont comparé l’action des toxines chimiques de la putréfaction à l’action des alcaloïdes végétaux.
Bergman n et Schmiedeberg ont réussi a extraire de la levure pétrifiée une des toxines septiques, sous forme d’un sulfate cristallisé qu'ils ont appelé sepsine (u/jTrio). Dupré et Bence Jones avaient déjà constaté en 1866, dans le cadavre humain, la présence d un corps d apparence alcaloïdique, analogue à la quinine, qu’ils ont nommé pour cette raison quinoïdine; l’année précédente, Marquardt avait signalé dans le cadavre humain 1 existence d'une substance toxique, rappelant la coniine. Enfin, en i86p, Zuelzer et Sonnenschein ont découvert dans les cadavres macérés un corps chimique, dont 1 action se rapprochait beaucoup de celle de l’atropine et de l’hyosciamine.
Les observations que nous venons de citer, et qui ont à nos yeux aujourd’hui une réelle valeur, n'avaient pas, à l’époque de leur publication, attiré l’attention comme elles auraient dù le l'aire. Depuis la célèbre découverte de la morphine par Se ht üeuneii (1817), tous les alcaloïdes successivement obtenus avaient été, sans exception, extraits des plantes ; les végétaux paraissaient donc seuls aptes à produire des corps basiques. La première mention de la formation conslanle d’alcaloïdes au cours de la fermentation bactérienne des substances albuminoïdes lut insérée dans le Traité de chimie appliquée à la physiologie de Armand Gautier, paru en octobre 1878.
Pendant que ces recherches se poursuivaient à Paris, François Selmi, professeur de médecine légale à Bologne, retirait, en 1870 et en 1871, des viscères d'an homme qu’on croyait avoir été empoisonné un alcaloïde qu'il ne parvint à identifier avec aucun de ceux qui étaient alors connus.
Selmi, ayant pu retirer du pain et de la farine une petite quantité de principes alcaloïdiques, pensa d’abord que les matières végétales introduites durant la vie avaient apporté avec elles ces substances basiques, et ce n’est qu’en 1874, après la publication si décisive de Gautier, que Selmi, reprenant ses expériences, en grand, sur des cadavres exhumés, annonça définitivement qu’il se produit durant la putréfaction de véritables alcaloïdes organiques analogues aux alcaloïdes végétaux. Des objections s’élevèrent contre les observations de Selmi; on émit l'hypothèse ipie les alcaloïdes qu’il avait extraits des cadavres et de divers aliments provenaient des matières végétales restées dans le tube digestif, ou avaient été introduits sous forme de médicaments pendant la vie. En 1877, Selmi annonça qu’il avait obtenu deux alcaloïdes, l’un fixe et
Chantemesse et Podwyssotsky. Processus généraux. 20