‹ Pathologie interne (volume 2)Chapitre 48 sur 96 · I. — SOLIPÈDES · texte numérisé non relu

I. — SOLIPÈDES

Étiologie et pathogénie. — Cet emphysème reconnaît avant tout une origine mécanique. Il complique toutes les affections dyspnéiques. On peut le voir apparaître dans le cours de toutes les affections des voies respiratoires qui déterminent le rétrécissement ou l'oblitération des cavités nasales, du larynx, de la trachée, des hronches ou du poumon.

Les polypes naso-pliaryngicns, les dcformations osseuses du nez. les ganglions rétro-pharyiiijieus hypertrophiés ou abcédés, les atTections aiguës ou chroniques des poches (jutturales (collections, tumeurs, concrétions), la compression prolongée du larynx, de la trachée ou des bronches (1) sont des causes d'emphysème.

Les affections pulmonaires (pneumonie lohaire, pneumonie infectieuse, hroncho-pneumonic, morve, etc.) sont suivies de l'expansion anormale des lobules demeurés

(1) La rupture d'une bronche déterminée par des efforts de toux peut déterminer l'emphysème généralisé (Anginiard). .\nginiard, Recueil de méd. vél., 4857, p. 32.

perméables. L'animal efîectue, dans ces cas, des inspirations forcées destinées à suppléer à l'insuffisance des parties du poumon altérées et perdues pour la fonction. Cet emphysème est appelé vicariant. compensateur, supplémentaire ou complémentaire airju, eu raison de la rapidité de sa production ; il acquiert souvent un grand développement dans l'espace de quelques jours ; un excès modéré dampliation pulmonaire déplisse les alvéoles pulmonaires habituellement inactifs et augmente réellement le champ respiratoire, mais la limite est vite dépassée, au delà de laquelle le poumon, trop distendu, a sa circulation capillaire entravée et ses fonctions diminuées du fait même de son ampliation exagérée.

Cet emphysème dyspnéique peut résulter de simples inspirations forcées sans lésions pulmonaii'es (péritonite, tumeurs de la cavité abdominale, dilatation de l'estomac adhérences étendues de cet organe au diaphragme) ; on peut le voir apparaître accidentellement chez des chevaux à la suite d'une course excessive.

Symptômes. — Dans le cours des broncho-pneumonies, on constate quelquefois, par la percussion et l'auscultation, les signes caractéristiques (hypersonorité, atténuation du murmure respiratoire) de l'emphysème pulmonaire. Cette altération occupe presque exclusivement les bords antérieurs, les parties inférieures et postérieures des lobes pulmonaires quand ces régions sont demeurées perméables.

Leur distension aiguë, rapide, peut s'étendre bien au delà des parties primitivement envahies : l'emphysème mécliastinal et même sous-cutané en est quelquefois la conséquence. Mais, quelle que soit son étendue, cet emphysème consécutif aux affections aiguës du poumon peut rétrocéder et guérir (Vachetta, Ercolani, Dieckerhoff).

Traitement. — Le repos, les soins hygiéniques, la guérison de la maladie primitive sont suivis de la disparition complète ou incomplète de l'emphysème aigu.

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