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IV. — CHIEIV

Étiologie et pathogénie. — L'emphysème jiMlmonfiire

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Fig. 50. — Polyack'nnmo lir(Mirliii|nc ilii chai. ProlilV'i'ation adéiiomateuse des glandes lir(iiiclii(]iii's ((1. Pclil).

n'eslpas rare chez le chien et le chut, où il est très souvent aigu ou compensateur; on le voit compliquer les bronchopneumonies, la tuberculose et les pleurésies unilatérales. La masse d'air inspiré trouve devanl elle un espace })lus

étroit qu'à rétal normal; les parties malades ne se laissent pas pénétrer, et les parties voisines subissent une dilatation compensatrice. La plupart des emphysèmes partiels aigus ou chroniques ont cette origine.

Le rétrécissement de la trachée par les corps thyroïdes hypertrophiés (goitre), par les tumeurs [sarcomes et choudromes), détermine des elîorts respiratoires suivis d'emphysème. Cette altération est produite constamment et en peu de jours par l'occlusion des narines du chien sain.

L'emphysème se développe chez tous les chiens affectés d'une toux chronique, quelle qu'en soit la cause provocatrice.

Le déplacement, l'irritation, la compressian des filets nerveux par des groupes ganglionnaires annexés à l'arbre trachéo-bronchique, déterminent, par action réflexe, une toux nerveuse qui est une cause puissante d'emphysème. Cette altération succède également à la section des pneumogastriques.

L'insuffisance aortique est suivie d'accès de dyspnée qui engendrent quelquefois l'emphysème ; nous en avons recueilli plusieurs observations. Chez certains chiens de grande taille, l'emphysème, très développé, affecte la forme disséminée.

Le polyadénome bronchique est une cause importante d'emphysème prononcé chez le chat.

. Cette affection consiste essentiellement dans une hyperplasie des glandes bronchiques caractérisée par des adénomes plus ou moins annulaires, échelonnés le long des bronches sténosées, d'où résulte un emphysème qui devient la lésion prépondérante (fig. 50).

On l'observe quelquefois chez les chats adultes âgés; ses lésions histologiques ont été étudiées par Bail et Petit (1).

La bronchite chronique est la principale cause de cette végétation glandulaire. Les bronches enflammées se

(I) Bail. Polyadénome bronchique annulaire (Jouni. de Lyon, 19U7, p. 7!,.

laissent facilement étrangler : l'air pénètre avec force dans les lobules perméables et détermine l'emphysème pulmonaire aigu, qui devient chronique comme la constriction glandulaire provocatrice. Les produits exsudés dans les bronches sont à leur tour des causes d'obstructions nouvelles et de dyspnée; l'emphysème s'accroît et devient excessif; la respiration présente le type discordant; enfin le coeur droit se dilate et s'atrophie comme chez la plupart dos vieux emphysémateux.

Symptômes. — Outre l'essoufflement et la toux, la percussion fait constater une résonance très irrégulière, le son clair exagéré et le son tympanique pi'oduits par l'emphysème occupent les frontières de zones mates déterminées par les masses tuberculeuses, les néoplasies ou les foyers de broncho-pneumonie (lig. 51).

L'auscultation révèle principalement les râles et les souffles variés des broncho-pneumonies, de la tuberculose ou des lésions cardiaques : insuffisance tricuspidicnne mitrale ou sigmoïde.

Le chat atteint de polyadénome est si essoafllé qu'il demeure immobile ou se déplace péniblement: le thorax est dilaté ; la respiration discordante, il tousse jjIus on moins fréquemment et présente un peu de jelage séromuqueux. La difficulté respiratoire progresse, et l'animal meurt par asphyxie au bout de quelques mois.

Diagnostic. — Les troubles respiratoires, essouinement et discordance, font soupçonner une maladie de la cavité thoracique; l'absence d'ama/g'mseTOenf,rhypersonorilé des deux côtés de la poitrine permettent d'éliminer la tuberculose.

Les lésions des poumons atteint de polyadénome sont faciles à différencier de celles de la tuberculose.

Les poumons sont tellement emphysémateux qu'ils sont pâles, exsangues, comme s'ils venaient d'être fortement insufflés. Cependant la pression des divei's lobes y révèle des granulations, irrégulièrement arrondies ou allongées,

EMPHYSEME PULMONAIRE AIGU. '^99

échelonnées le long des bronches : ce sont les polvatlénomes. Ces productions saillantes, peu noni!)reuses (20 à 30 au maximum), sont grisâtres et présentent, au centre, un petit orifice nettement visible à la loupe, qui répond à la lumière bronchique plus ou moins rétrécie. Leur allon-

Fig. 51. — Emphysème pulmonaire du chat avec polyudénoiue bronchique.

gement les difTérencie. immédiatement, dos granulations tuberculeuses, dont elles se séparent encore par leur structure franchement glandulaii'e. Le microscope y révèle exclusivement un tissu adénomateux qui enserre les bronches et les oblitère quelquefois complètement ou les laisse persister au centre, où on les observe notablement déformées et à demi comblées par un exsudât muqueux contenant des cellules dégénérées.

Le tissu pnlmonairo environnant est lui-même refoulé par la prolifération des glandes bronchiques.

Traitement. — Ce sont les maladies du cœur, du poumon et des ganglions, qui produisent l'emphysème et gouvernent sa marche et sa durée. Les agents thérapeutiques doivent surtout viser ces alTections ; c'est le seul moyen de faire rétrograder l'emphysème.

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