mâle ; 2, femelle. — Graii dcLir naturelle (Railliel
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clioz les jeunes veaux ou les animaux sevrés qui n'ont pas dépassé un an; elle peut même frapper les animaux âgés (le deux ans, qui sont déjà beaucoup plus résistants et laisse indemnes les animaux adultes.
Cette maladie, fréquente en Normandie, dans les marais de la Somme, sévit dans tous les pa^'s.
Symptômes. — 1" Signes fonctionnels. — L'invasion parasitaire est d'abord ilénoneée par une toux faible, douloureuse, enrouée, quinteuse et assez rare, qui cliange de caractères à mesure que l'Inflammation exsudative se développe. Elle est plus fréquente, plus sonore et plus profonde quand les produits exsudés et les parasites commencent à obstruer des canaux bronchiques; elle devient grasse et forte dès que les mucosités se détachent et sont expulsées. La toux est spontanée et facile à provoquer; le larynx et la trachée sont plus ou moins sensibles au toucher. La dj'spnée qui l'accompagne augmente d'intensité avec les progrés de l'inflammation et l'encombrement des canaux bronchiques par les parasites et les produits de sécrétion.
La respiration s'accélère graduellement, l'expiration est plaintive et suivie du rejet de mucosités bronchiques par la bouche. Parfois l'rtsp/fy^te devient imminente; l'animal allonge le cou et tire la langue; la salive s'écoule de la bouche en longs filets; il tombe souvent sur le flanc, se débat convulsivement, les yeux hagards et la bouche ouverte. Ces accès se renouvellent à des intervalles variables et déterminent quelquefois la mort.
Les naseaux sont le siège d'un jetage muqueux, strié de sang et i-enfermant des vers pelotonnés ou des embryons que l'on distingue facilement à l'examen microscopique.
Les troubles respiratoires retentissent sur l'état général de l'animal ; les sujets sont maigres, faibles; les muqueuses sont pâles, légèrement ictériques, les poils hérissés; ils demeurent volontiei's couchés ou ne se lèvent qu'avec peine; la muqueuse buccale présente souvent des érosions consécutives à des infections secondaires; les yeux Caoéac. — Patlioloffie interne. IV. 21
sont larmoyants, cnloncés dans les orbites; la diarrhée achève d'épuiser les malades.
2" Signes physiques. — Les signes pliysiques révélés à la percussion et à l'auscultation sont ceux des bronchites; on perçoit de nombreux râles miiqueiix ronflants et sibilants accompagnés de la disparition momentanée du murmure respiratoii'e dans les parties du poumon où les bronches sont obstruées par les mucosités. Le murmure reparaît dès que, sous l'action expulsive de la toux, les bronches sont redevenues perméa])les.
Marche. — Terminaisons. — La maladie a une évolution subaiguë, lente, chronique; elle atteint son fastigium en dix à quatorze jours; elle demeure latente et passe inaperçue quand l'infestation parasitaire est peu prononcée.
Elle a une terminaison mortelle quand le nombre des parasites envahisseurs est très considérable; la mort peut survenir brusquement au début par asphyxie ou par hémoptysie ; elle est ordinairement tardive et survient au bout de cinq à huit mois par épuisement et cachexie.
Lésions. — Les lésions intéressent la trachée, les bronches et le poumon. On constate de la trachéite et de la bronchite ; ces canaux sont recouverts de mucosités et renferment des pelotons de Strongylus micrurus enchevêti'és. On peut même trouver des embryons dans le pharynx et le larynx.
Le poumon est œdématié, atélectasié et emphysémateux par places, criblé de foyers de pneumonie lobulaire, de nodosités péribronchiques, accompagnées de dilatations bronchiques. Les petites divisions bronchiques sont remplies de muco-pus et de parasites. Les nodules de péribronchite sont blancs ou gris, distribués régulièrement comme les bronches elles-mêmes dans chacun des lobules intéressés, sans relief à la surface de la coupe, à contour régulier, à lumière centrale radiée. Ces nodules sont séparés par le tissu pulmonaire sain ou par le même tissu congestionné, hépatisé aux périodes rouge ou grise. Dans le cas de cette
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dernière teinte, les nodules péribronchiques sont moins distincts. Ces inllammations lobulaires diffuses sont le résultat d'infections microbiennes secondaires (Liénaux).
Diagnostic. — La strongylose est dénoncée par la toux quinteuse et pei'sistante, parle jetage muqueux renfermant des œufs et des embryons et par la perception de râles muqueux et sibilants à l'auscultation. On peut reconnaître aussi des embryons dans les excréments des animaux malades. L'absence de matité et de souffle tubaire permet toujours de la distinguer de Va. péripneumonie contagieuse.
La tuberculose ne peut guère être confondue avec la strongylose. Cette dernière maladie sévit exclusivement sur les animaux jeunes, tandis que la première s'observe principalement chez les animaux adultes.
Pronostic. — La strongylose pulmonaire est une maladie redoutable susceptible de faire périr les jeunes veaux ou de nature à provoquer l'amaigrissement ou l'affaiblissement des animaux qui résistent.
Traitement. — i° Traitk.ment prophylactique. — Il faut prévenir linfestation des animaux à l'étable et au dehors. Proscrire les fourrages infestés dans les pa^'s où règne cette maladie ; assurer les meilleures conditions hygiéniques des étables; enlever le fumier toutes les semaines, éviter de conduire les jeunes animaux au pâturage au printemps et au commencement de l'été, c'est-à-diro à l'époque où les embryons des strongles sont probablement le plus aptes à infecter les animaux. On fei"a bien de laisser les veaux à rétable, de ne les sortir qu'après les avoir fait boire, afin de les empêcher d'absorber l'eau des mares et des fossés qui sont des réceptacles pour les larves de strongles.
On a conseillé des agents antiseptiques composés d'huiles essentielles (absinthe, tanaisie, goudron, incorporés à du pain, ou mélangés à de la farine et à de l'eau salée) pour prévenir le développement de la maladie. En même temps, il faut dessécher et drainer les prairies marécageuses, interdire momentanément les prairies infestées, incinérer
les poumons des animaux qui ont succombé ou qui oui rlc abattus dans le cours de la maladie.
2° Traitement curatif. — Le meilleur Irailemcnt consiste assurément dans la destruction des vers sur place au moyen des médicaments aromatiques qui, absorbés p;ir les voies digestives, s'éliminent par les voies respiratoires. On a préconisé le mélange suivant :
Asa fœtida 30 granmies.
Huile emp\ reumaliqLie (50 —
Décoction nuicilagincuse 500 —
On administre chaque jour dans du lait une cuillerée à bouche de ce mélange, dont l'efficacité n'est pas absolument établie.
hesinjections trachéales des produits les moins irritants, les moins toxiques et les plus vermicides sont très recommandées. On injecte 10 grammes environ du mélange suivant :
Huile d'œilk'ito 100 grammes.
Essence de térébenthine 100 —
Huile de cade 2 —
Acide phénique 2 —
Cette médication est, dit-on, souveraine quand les animaux ne sont pas très gravement atteints. On a également vanté les bons effets du mélange suivant injecté dans la même proportion.
Essence de girofle 3G0 gi-ainnies.
Essence de lérébeiilhine 360 —
Acide phénique dissous 30 —
Huile d'olive 30 —
Mais ce mélange nous parait très irritant. Les mélanges d'éther (50 grammes) d'essence de térébenthine (2 à 4 grammes) d'huile ne sont pas suffisamment actifs.
Bergeon (i) a injecté avec succès im mélange d'huile d'olive (100 gr.) et de créosote de hêtre (20 gr.) à la dose de
(1) Bergeon, Journal de Lyon, 190o, p. 91.
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15 à 20 grammes par jour pendant cinq jours environ avec des interruptions de quatre jours.Wessel^ 1) a obtenu d'excellents résultats en injectant deux ou trois fois 20 centimètres cubes d'une solution aqueuse d'acide phénique à 1 p. 100.
Les fumigations de goudron ou de plantes aromatiques n'ont aucune efficacité : leur action s'arrête aux premières bronches. De Mia (1901) a recommandé d'injecter pendant quatre jours consécutifs, à chaque bovin atteint, 10 grammes de la mixture ci-après : paraffine liquide, 100 grammes; essence de térébenthine, 100: essence de girofle, 2; acide phénique, 2. Après la quatrième injection. la guérison doit être complète.
Scheibel s'est arrêté à la formule suivante (2) :
Créosote 1
Alcool rectifié "/ ~ -a
Eiu distillée. .. . >
Comme appareil à injection, on peut utiliser le pulvérisateur {spray apparatus) de Malkmus. Cet appareil consiste en un trocart courbe à section elliptique, de 4 millimètres de grand diamètre, avec plaque à oreilles pour permettre de le fixer à l'encolure, à laide de deux bandes. Une fois ce .trocart enfoncé dans la trachée, on retire Faiguille et on y substitue un tube courbe dont l'extrémité intérieure est pourvue d'un renflement olivaire et dont rextrémité extérieure est bifurquée. Aux deux branches résultant de cette bifurcation s'adaptent deux tubes de caoutchouc, dont l'un va plonger dans le liquide médicamenteux, tandis que l'autre reçoit une soufflerie de Richardson.
On laisse la canule en place pour répéter la pulvérisation une seconde ou même une troisième fois pendant huit minutes chaque fois, afin de détruire sûrement les parasites.
(1) Wessel, nerliner Tier. Woc/t., 1901, n» IG.
(2) Scheibel, Deutsche Tier. ^]'ochenschrellsc/tr., 1907.