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parles battemenls. Plus tard, après la production do répanchcnient. le choc systolique n'est plus perceptible à gauche, et les bruits cardiaques sont de plus en plus faibles, lointains, obscurs, aussi perceptibles adroite qu'à gauche. Parfois, à celte période, on constate un dcdouhlcmeiA du premier bruit du cœur dû à un retard de la systole du ventricule droit, consécutif à la fatigue qu'il ressent : un œdème apparaît sous le sternum. Cet œdème gagne de proche en proche les régions environnantes et constitue un excellent signe de l'épanchement pleurétique. Les muqueuses sont tantôt rouges, injectées, légèrement infiltrées, tantôt plus pâles que dans les conditions normales.
La DYSPNÉE est un symptôme constant ; elle apparaît dès le début ; elle acquiert une intensité en rapport avec la douleur qui bride les mouvements respiratoires et avec l'abondance de l'épanchement. de l'atélectasie, ou de l'œdème pulmonaire.
Les naseaux sont très dilatés, l'animal s'essouffle très rapidement ; on compte 40 à 50 mouvements respiratoires par minute; la respiration est accélérée, courte, pénible, abdominale. Les côtes demeurent presque immobiles en raison de la douleur déterminée par leur écartement et leur rapprochement. Les flancs sont irrérjuliers, agités, tremblotants ; l'inspiration est surtout très difficile, douloureuse et s'etTectue par une série de petits mouvements saccadés : l'expiration est plus facile, presque naturelle.
Ces caractères de la respiration sont ceux du début de la pleurésie; plus tard, lépanchement trouble le rythme respii'atoire, et l'on aperçoit une légère discordance entre les mouvements du flanc et ceux des côtes. Ce symptôme augmente graduellement d'intensité; on voit les côtes courir sous la peau et, pendant que ces arcs osseux s'élèvent et se portent en avant pour agrandir la poitrine au moment de l'inspiration, le diaphragme, au lieu de se porter en arrière pour concourir au même but, se laisse
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refouler en avant par la presion des viscères digestifs, «iTon voit le flanc se creuser davantage. Au moment de l'expiration, quand les côtes s'abaissent, le creux du flanc se remplit. 11 en résulte une espèce d'ondulation d'avant en arriére qui attire et repousse alternativement l'anus et les organes abdominaux (respiration pompante). L'air est quelquefois aspiré et rejeté avec bruit, par lanus béant.
L'air EXPIRÉ n'est pas pluscbaud qu'à l'état normal ; il séjourne peu dans le poumon : il est plus facilement expulsé qu'il n'y est introduit.
La Torx manque souvent au début ; elle est facile à provoquer par la pression du larynx; elle se produit spontanément au bout de quelques jours ; elle est courte, sèche, non quinteuse. avortée et très douloureuse ; elle devient plus forte à la On de la période d'exsudation.
Le JETAGE fait défaut, hormis les cas où la pleurésie s'ajoute à une aCfection des premières voies respiratoires ou des bronches. Une hémorragie nasale se manifeste dans les pleurésies déterminées par des piqûres d'aiguille à travers les parois pectorales Humbert. Delattro .
L'attitude des animaux est réglée par la douleur et la djspnée. Au début, au moment de l'apparition des frissons, les malades sont inquiets, ils piétinent, ils s'agitent, se couchent avec précaution et se relèvent très vite comme s'ils étaient atTectés de légères coliques. Ces mouvements insolites paraissent être l'expression de douleurs internes ou du point de côte qu'on observe chez Yliomme.
Les animaux se tiennent habituellement debout, les membres rapprochés, la tête basse, l'oeil éteint et voilé; ils sont indilïérents à tout ce qui les entoure.
La DÉMARCHE cst pcu assuréc. vacillante, presque comme celle d'un homme ivre ; elle dénote le peu d'énergie de la contraction musculaire. L'animal ne retrouve une partie de ses forces qu'à la fin de la période d'exsudation; il pousse une plainte chaque fois qu'il est obligé de tourner ou d'elTectuer un déplacement latéral; il se couche très
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rarement et presque toujours sur le côté sain. Les plaintes sont plus fréquentes dans la pleurésie que dans la pneumonie (Lafosse, Trasbot).
L'apppareil DiGE'iTiF n'offre aucun signe caraclcrisUque. l'appétit est nul, la soif vive: l'animal pousse quelquefois une plainte aiguë, presque un cri en buvant de l'eau froide (Barreau) ; la bouche est sèche, pâteuse ; les sécrétions intestinales sont taries par la fièvre; on observe de la constipation, les crottins sont rares, petits et durs; l'appétit se réveille quelquefois à la fin de la première semaine; il est toujours irrégulier.
Signes physiques. — La pression des doigts promenés dans les espaces intercostaux provoque une douleur, parfois très vive, que l'animal témoigne en cherchant à se soustraire à celte exploration. Quelquefois générale, cette sensibilité exagérée est bien plus souvent localisée et nous a paru avoir son siège do prédilection en arrière de l'épaule, un peu au-dessus ou un peu au-dessous du coude, et dans un espace parfois très limité. Pour découvrir ce point douloureux, il importe donc d'explorer avec soin toute l'étendue de la poitrine, en comparant de chaque côté les points correspondants, seul moyen de mettre en relief un excès de sensibilité qui, sans cette précaution, pourrait passer inaperçu. Chez certains c//eva«.v très fins, la poitrine olTre une telle sensibilité dans toute son étendue que la percussion de ses parois est impraticable.
Percussion. — Pratiquée au début, elle fait entendre partout une résonance nor??ia/e qui s'obscurcit graduellement de bas en haut ; le doigt qui percute commence à éprouver une résistance notable dès qu'une petite quantité de liquide est accumulée dans les parties déclives de la poitrine. A mesure que l'épanchemcnt augmente, la sonorité normale est remplacée par une matité plus ou moins absolue; elle est parfois aussi nette que le son fourni par la percussion de la cuisse: la limite supérieure de la
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matité pleurétique indique la limite supérieure du liquide; elle est rectiligne, droite, horizontale, et s'étend d'avant en arrière daju toute la longueur de la poitrine chez l'animal debout.
Elle existe des deux côtés de la poitrine, à la même hauteur à droite qu'à gauche; elle s'élève ou s'abaisse en suivant exactement les oscillations du liquide épanché. Au-dessus de cette ligne, on ti'ouve la sonorité pulmonaire plus ou moins altérée ; on constate fréquemment une résonance tympanique immédiatement au-dessus du liquide dans une zone de 4 à 6 centimètres : son maximum d'intensité existe à la partie antérieure, immédiatement en arrière du long extenseur de l'avant-bras. Au-dessus de cette zone tympanique inconstante, on perçoit, quelques jours après la production de l'épanchement, une exagération de la sonorité normale.
Auscultation. — Au début, le signe le plus caractéristique fourni par l'auscultation, c'est V affaiblissement du murmure respiratoire. La pei'ception de ce signe est d'autant plus nette que l'oreille se rapproche davantage des parties inférieures delà poitrine : il résulte, au début, du peu d'ampleur de l'inspiration, rendue douloureuse par l'inflammation pleurale, puis de l'épanchement qui refoule le poumon et l'éloigné de la paroi thoracique.
Le murmure respiratoire cesse bientôt de se faire entendre sur une étendue plus ou moins considérable, correspondant à l'épanchement. La région silencieuse occupe généralement les deux côtés de la poitrine, et la ligne qui la limite est absolument symétrique. Le silence absolu peut demeurer longtemps le seul signe caractéristique de la pleurésie séro-fibrineuse.
Quelquefois, on perçoit un bruit de frottement pleural aux deux temps de la respiration ou seulement à l'un d'eux; il se rencontre au début et au déclin de la pleurésie, c'est-àdire avant la production de l'épanchement liquide et après sa résorption; il est comparable au bruit du papier frotté;
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il est très passager à la période d'invasion de la maladie ; il persiste beaucoup plus à la période de déclin. Il est dû à la dessiccation de la séreuse et aux rugosités déterminées par les fausses membranes, au moment de leur apparition ou de leur organisation.
Ce signe est loin d'avoir pour le diagnostic la même importance que l'abolition du murmure respiratoire o:i que le souffle tubaire qui l'accompagne.
Un frottement pleurétiqiie est quelquefois déterminé par les mouvements du cœur (Mathis, Labat) (1).
Ce bruit perçu tantôt à droite, tantôt à gaucbe, se fait attendre quatre à sept jours; il a un timbre rude, sec, rappelant le craquement du cuir neuf. On l'entend exclusivement sur un espace correspondant au deuxième quart de la poitrine ; les deux quarts supérieurs présentent, dans leur partie élevée, du murmure supplémentaire, le quart inférieur étant silencieux. Le bruit en question est perçu avec les même caractères et la même intensité pendant les deux temps de la respiration; il est lié aux battements du cœur, car, à chacun de ceux-ci, il se manifeste clairement. Et. de fait, si l'on ferme les naseaux du malade, pour arrêter la respiration et immobiliser le thorax, le bruit persiste sans changer de timbre ; il est nettement synchrone avec les chocs et les systoles ventriculaires et dure une demi-journée ou même trois jours.
Quand la pleurésie atteint le huitième ou le douzième jour, on commence à percevoir, au niveau supérieur de répanchemenl, tantôt une respiration mnplemod supplémentaire, tantôt une respiration plus ou moins rude, tantôt un souffle doux, voilé, lointain, qui ne s'entend qu'à l'inspiration ou dans les grandes expirations seulement. 11 peut disparaître brusquement pendant le cours de la maladie, pour rcparaîti'e après un ou plusieurs jours d'interruption; il ne s'entend qu'à la limite supérieure de l'épanchement;
(1) Mutliis, Journ. de l'Ecole de Lijon, 188i, \i. 320. — Labat, Revue vét., 190o, p. loG.
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il n"est jamais ni précédé, ni accompagné du râle crépitant, ce qui le distingue du souUlc tubaire de la pneumonie.
Le bruit dit de gouttelette, sorte de petit claquement humide tout à fait comparable à celui qu'on détermine en détachant vivement la langue du palais. s"entend souvent au niveau des naseaux: il peut être ausculté au niveau de kï poitrine, quand le poumon hépatisé est devenu meilleur conducteur des bruits glottiques. Ce signe peut manquer apparaître ou disparaître dans le cours de la pleurésie, ou se montrer dans des affections de l'appareil digestif comme de l'appareil respiratoire, de sorte qu'il n'a rien de caractéristique.
Marche. — Durée. — Terminaison. — Le début de la pleurésie est marqué par un refroidissement de la peau et des extrémités et par des frissons accompagnés de courbature, de tristesse, d'inappétence et d'une certaine gêne respiratoire. Ces signes se montrent brusquement chez certains chevaux peu infectés qui n'ont été soumis qu'à des refroidissements peu intenses et souvent répétés (Lafosse, Trasbot). mais lymphatiques, débilités par l'âge, le travail, les privations ou les maladies antérieures. Ils continuent, pendant quelques jours, leur service ordinaire; ils sont gais, attentifs, mais ils manifestent un jieu de fièvre, ils s'essoufflent et suent vite; les muqueuses sont pâles, l'appétit diminué, le poils sec, terne : ce sont les seuls signes extérieurs appréciables. Ces pleurésies latentes oularvées sont décelées par l'examen de la poitrine. Si on ausculte ces malades, on trouve souvent tous les signes d'un épanchement pleural abondant.
A ce début brusque, significatif ou insolite, succède une première phase caractérisée anatomiquement parla dessiccation de la séreuse; la. pleurésie est encore sèche; elle est dénoncée uniquement par les troubles fonctionnels associés au bruit de frottement et à la diminution du murmure respiratoire. Cette période de sécheresse a une durée qui est en rapport avec l'intensité de l'inflammation : elle
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peut persister quelques heures, un jour ou davantage. On ne peut rien préciser à cet égard ; les animaux ne sont généralement pas examinés au début du mal ; ils ne peuvent être suivis attentivement, et les pleurésies déterminées expérimentalement à l'aide d'agents irritants ne sont pas absolument conifiarables à celles qui procèdent d'une simple invasion microbienne sans traumatisme préalable.
Les symptômes fonctionnels du début et même les ■signes physiques, saut le bruit de frottement, persistent ordinairement, sans modifications noiables, pendant quatre, cinq, six jours: puis la maladie passe à sa deuxième période, caractérisée par la formation de Vcpanchemcnt pleurétique.
L'épanchement commence à se produire avant le quatrième jour; mais ce n'est guère qu'à partir de cette date qu'il est assez abondant pour être reconnu; il augmente d'une manière continue, régulière, ou subit des arrêts i)endant quelques jours.
L'apparition de l'épanchement est le signal d'une amélioration considérable dans l'état général du sujet. Dès que les feuillets pleuraux enflammés et desséchés ne frottent plus l'un contre l'autre, on peut constater le réveil du système nerveux : « L'animal paraît moins abattu; il retrouve même un peu d'appétit et prend la paille qu'on place dans un râtelier ou celle qui lui sert de litière; il est plus attentif à. tout ce qui se passe autour de lui, lève la tête quand on entre dans l'écurie, se montre plus libre dans ses mouvements, moins absorbé par la douleur; les reins eux-mêmes reprennent parfois un peu de souplesse ; on serait tenté de croire à une guérison prochaine, » sans la persistance ou l'aggravation de tous les signes physiques.
D'ailleurs l'épanchement s'accroît tous les jours et engendre la discordance des mouvements respiratoires (fîg. 81)etle souffle tnbaire vers le douzième ouïe quinzième jour; l'épanchement arrive à peu près vers cette époque,
PLEURESIE AIGUË SERO-FIBRINEUSE.
quelquelois plus tôt, quelquefois plus tard, à sa période d'clat. où il demeure stationnaire pendant quelques jours.
La pleurésie se termine par la résolxtion, la mort ou le passage à Yétat chronique.
La résolution se produit quand lépanchement est peu abondant : l'Ile est annoncée par des poussées de sueurs
Fig. 81. — Respiration discordante (diagramme pris sur un cheval atteint de morve compliquée de pleurésie avec épanchement peu abondant) (Saint-Cyr).
X, tracé costal ; B. tracé abdominal : rr'. points de repère ; mm', nn', 00 , lignes isochrones parallèles aux points de repère ; ab. fin d'une expiration costale et début de l'inspiration suivante: ab' , augmentation du volume du ventre correspondant à ab.
(sueurs critiques) qui rendent la peau souple, molle, un peu humide et par l'exagération de la diurèse.
V^urine. privée de chlorures, et très rare pendant la formation de répanchement. est abondante et riche en chlorures dès que la résolution commence. En mémo temps, les mouvements deviennent plus faciles, Tappétit renaît, les reins redeviennent souples, la respiration est plus aisée, l'œil plus 'gai et la fièvre nulle, mais ce symptôme peut disparaître alors que l'épanchement augmente encore : les signes physiques de répanchement s'atténuent I)rogressi veinent de haut en bas; la résorption sopère
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très rapidement pendant les premiers jours, la sensibililé des parois pectorales s'atténue, la matitéest remplacée par delà submatité dans les points occupés par le liquide, car les fausses membranes continuent à atténuer la sonorité du poumon; le murmure respiratoire et le bruit de frotte- ??!£•??< réapparaissent .
La résolution se poursuit très lentement : il faut deux à trois semaines ou davantage pour qu'elle soit complète : elle subit des arrêts, ou éprouve des oscillations qui font craindre des rechutes. Celles-ci ne sont pas rares.
La convalescence est longue et la guérison imparfaite : le poumon ne récupère pas entièrement son élasticité, la plèvre demeure épaissie, souvent des adhérences subsistent ; le soubresaut du flanc survit à tous autres signes et l'animal demeure souvent franchement poussif. Très rare, la résolution est généralement imparfaite : ou peut l'espérer, il ne faut jamais y compter.
Mort. — La mort est la règle; elle est rapide ou tardive. La mort subite résulte de l'asphvxie, d'une syncope, consécutive à l'inhibition du plexus pulmonaire suivie de celle du plexus cardiaque, d'un déplacement du cœur ou de troubles nerveux réflexes ayant leur origine dans le pneumogastrique; elle est quelquefois produite par une péricardite, une altération du ccjeur, une myocardite; la mort tardive est la conséquence de l'épuisement.
L'asi'Hyxie, très commune chez le cheval, est rexcei>lion chez les autres animaux; elle peut survenir par suite des progrès de l'épanchement et de la gène de l'hématose, d'une congestion subite du poumon déterminée par la marche du malade, par fluxion collatérale consécutive à la compression et à l'affaissement atélectasique d'une grande partie des deux poumons.
Elle est annoncée par la dilatation convulsive des naseaux, l'aspect crispé et angoissant de la physionomie, Lécartement des membres, la discordance des mouvements respiratoires, la respiration pompante et l'état cyanotique
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dos muqueuses. ruian<i lasphyxie est liée à une congestion pulmonaire subite, il se produit une exsudation à la surface lies bi'onches; on peut percevoir, à lauscultalion. un râle iniiijueux à grosses bulles ou même un ijarijoiiillement bronchique très fort qui se prolonge tout le long de la trachée jusque dans le larynx et qui simule, à s'v méprendre, le ràlc caverneux.
La ■syncope, déterminée par la compression deroroillette droite ou par la dégénérescence cardiaque occasionnée par la fièvre, est parfois une cause de mort subite, inattendue, des malades qui semblaient avoir, devant eux. 1 lusieurs jours de vie.
Diverses complications peuvent amener une terminaison mortelle.
La péricardite est une des plus fréquentes et des plus graves. L'épanchement péricardique détermine la compression des oreillettes, une stase de la circulation générale, de l'anasarque. et la mort à bref délai, quand il s'ajoute à l'épanchement pleurétique.
La myocardite et l'endocardite, très graves par ellesmêmes, impriment à la pleurésie une mai'che rapide et mortelle.
L'épuisement et le marasme déterminés parla fièvre, l'insuffisance de l'alimentation et de l'hématose, se produisent quand l'épanchement. très considérable, ne se résorbe pas. Le sujet, vaincu par la fatigue, tombe et ne se relève pas.
Pleurésie chronique. — La pleurésie chronique succède à la pleurésie aiguë, quand, au cinquième ou au vingtième jour, la résolution n'est pas commencée. Les symptômes généraux s'amendent un peu: la fièvre n'apparait plus que le soir ou de temps en temps, mais la respiration est aussi difficile et aussi discordante que jamais, et les signes physiques demeurent ce qu'ils étaient auparavant. Parfois l'intlammation débute d'emblée, sous une forme ■suhaiguë qui confine à l'état chronique. Cette pleurésie latente devient tardivement apparente.
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Signes fonctionnels. — Les troubles fonctionnels, loin d'indiquer le début de la maladie, expriment Taugmentalion de Icpanchement et la diminution du champ respiratoire. Ils se traduisent par une dyspnée intense accompagnée d'accès de suffocation et de quintes de toux sèche et rauque, qui ne parviennent pas à expulser les mucosités contenues dans les bronches; l'appétit est irrégulier; le sujet urine peu et est constipé. La peau est sèche, collée aux os, les muqueuses pâles et infiltrées, le pouls petit et filant ; à chaque mouvement respiratoire les arcs osseux se tordent, se meuvent avec effort et semblent courir sous la peau; la respiration est discordante (1). les jugulaires sont dilatées et présentent quelquefois un pouls veineux. Les côtes sont saillantes, les espaces intercostaux agrandis et la poitrine bombée, cerclée. Un œdème considérable envahit le sternum, les membres; les bourses, les mamelles s'engorgent, et la circulation devient de plus en plus impossible.
Signes phvsioies. — Les signes physiques qui accompagnent ces troubles, inappréciables au début, deviennent caractéristiques dès que le liquide épanché occupe le tiers ou plus de la hauteur de la poitrine. On constate une matité horizontale ci l'on perçoit un souffle tubaire au niveau de la limite du liquide des deux cotés du thorax. Parfois, on peut entendre un bruit d'agitation de liquide, une sorte do clapotement comparable à celui des vagues contre les parois d'une barque (Trasbot). Le bruit se manifeste quand il existe des néomembranes jetées comme un pont d'un feuillet à l'autre do la séreuse et sur lesquelles vient frapper le flot liquide agité par les mouvements respiratoires.
L'auscultation permet de constater l'aflaiblissement des bruits du cœur.
Ces signes finissent par devenir stationnaircs; l'épanchement demeure immobile ou ne subit que de faibles
(I) Kauirin^nn, Vt'ritable loi de la discordance dos mouvements respiratoires (Joiirti. (le Lyon, 18S4, p. 256).
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oscillations, parfois des aggravations déterminées par un écart dhvgiène ou par la marche. On peut observer des améliorations progressives, mais rarement durables. La pleurésie chronique ne guérit pas ou ne guérit que très rarement ; elle est sujette à des recrudescences qui risquent à tout instant d'emporter le malade.
Quand la résolutio.v se produit, elle est lente à s'accomplir, et la convalescence est toujours très longue. Les signes physiques permettent de suivre pas à pas la disparition du liquide épanché : on peut percevoir un bruit de frottement rude et râpeux au moment où les deux feuillets pleuraux reviennent en contact.
La GuÉRisox nest pas encore complète : des adhérences persistent ordinairement et immobilisent une partie du poumon. Lanimal a mis des mois pour revenir à cet état ; il demeure souvent atteint d'une toux chronique, d'un soubresaut, et il devient souvent emphysémateux.
Pleurésies latentes. — Les pleurésies latentes sont des p\em\'s'ies suba ig ucs qui évoluent sans troubles fonctionnels. Elles sont liées à des causes répétées de faible intensité, telles que l'exposition des animaux à des refroidissements modérés, ou résultent de l'affaiblissement de l'organisme.
La pleurésie demeure longtemps inconnue si l'on n'examine pas attentivement la poitrine. Elle cesse d'être latente quand elle est devenue chronique.
La pleurésie latente aboutit sûrement à la pleurésie clu'onique. Les sujets commencent par présenter des symptômes vagues, insidieux, fébriles, qui s'atténuent très vite : les animaux paraissant peu malades, ils sont remis au travail : on s'apei'çoit alors qu'ils ont perdu leurs forces; ils ont un appétit capricieux, ils s'essoufflent vite. Si on les ausculte, on trouve tous les signes d'un épanchement abondant qui occupe la moitié ou les deux tiers de la poitrine. Le mal fait des progrès; la respiration devient discordante, et la mort est la terminaison
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habituelle de ces pleurésies. Elle peut se l'aire attendre des mois ou même une année.
La pleurésie peut se communiquer exceptionnellement au péritoine à travers le diaphragme (Lagriffoul). Toute hi lace postérieure du diaphragme se recouvre de dentelles pseudo-membraneuses qui, moins épaisses et moins nombreuses que colles de la poitrine, sont identiques comme couleur et comme consistance.
Variétés. — Les pleurésies séro-fibrinouses peuvent présenter plusieurs variétés dépendant du siège de Tinllammation dans l'un des sacs pleuraux {pleurésie unilalcrale), dans le médiastin {pleurésie médiastine), ou dansune région circonscrite des côtes {pleurésie multiloculaire) .
Pleurésie ixilatérale. — La pleurésie du cheval, généralement double, commence presque toujours par être unilatérale; la seconde plèvre est atteinte dès que Tépanchement a commencé : le liquide infecté qui perfore le médiastin infecte la plèvre saine. Parfois cet accident, qui est la règle, ne se produit que trois à quatre jours après; la pleurésie, d'abord prise pour une pneumonie, n'est reconnue que lorsqu'elle est devenue double. D'autres fois le liquide épanché ne peut traverser le médiastin, très résistant et imperforé ou doublé de l'ausses membranes : la pleurésie demeure unilatérale.
Cette variété, observée par Delafond, a été étudiée par Franciv, par Barrier. Son existence a été établie antérieurement par divers auteurs étrangers, confirmée par les observations de Cagny, Leblanc, Weber, Chénier, Delamotte, Gautier, Carrère, Peupion, Pichard, Lagriffoul. etc.
Son début ne diffère en rien de celui de la pleurésie double, le bruit de frottement csi fréquent, il peut simuler un bruit de grincement, de cuir neuf (Brun, Ddamotte, Peupion); le murmure respiratoire saifaiblit et disparaît au niveau des parties inférieures; on entend, au bout de quelques jours, un souffle tubaire li'ès doux au niveau de l'épanchement, pendant que, du cùlé opposé, on constate
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une résonance normale et un murmure supplémentaire, parfois un bruit de clapotement particulier du poumon atélectasié qui surnage dans le haut (Pichard).
La dyspnée est moins intense que dans la pleurésie double. Quand la pleurésie siège à droite, les ballemenis du cœur sont foris. saccadés; ils sont atVaibiis (piand elle siège à gauche.
La. pleurésie xtnilatcralc siège tantôt à gauche, tantôt à droite. Quand elle complique la jmeumonie unilatérale, elle se développe le plus souvent du côté opposé : la pneumonie 'jauche esi ordinairement suivie d'une pleurésie unilatérale droite (Carrère, Lagrifl'oul).
La pleurésie simple se termine ordinairement par larésolution de Tépanchement ; elle peut se compliquer d'intoxication générale, de troubles des vaso-moteurs, dénoncés par de la fourbu re. de rhypersécrétion des synoviales, des œdèmes chauds, des extrémités et de l'empâtement des tendons (BHn) (1).
La lyiort peut survenir au bout de dix jours, de trois semaines à un mois, ou plus rapidement quand la pleurésie unilatérale apparaît pendant la convalescence d'une pneumonie (Peupion. Carrère'i.
Le pronostic de cette forme est moins sombre que celui de la pleurésie double; la rétraction d'un poumon ne compromet pas la vie. Et, si la plupart des cas de pleurésie simple, qu'on a publiés, ont été suivis d'autopsie, c'est que, chaque fois qu'il y avait guérison, on croyait avoir affaire à la pneumonie.
Pleurésie médiastine. — La pleurésie médiastine est très rare; ses signes déroutent l'observateur. On constate, au début, des symptômes indécis, consistant ordinairement dans une atténuation générale du murmure respiratoire et une respiration rude.
La cavité du médiastin, inclinée plus d'un côté que de
(1) Blin, Recueil de Mémoires et obs(rvfiiions sur la iiicil. vétér. militaire, 1900, p. 94.
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l'autre, détermine l'afTaissement graduel et l'atélectasie d'un lobe pulmonaire; on constate alors une matité complète de tout un côté de la poiti-ine, plus marquée même à la partie supérieure qu'à la partie inférieure; à Vauscultation, on entend un bruit de souffle dont le maximum d'intensité siège au niveau du plancher de la cavité formée par le médiastin ; la ponction de la poitrine ne donne écoulement à aucun liquide, le poumon étant interposé entre la paroi costale et le médiastin rempli et distendu par répanchement. Les deux sacs pleuraux ne renferment pas une goutte de liquide.
Les sujets affectés de pleurésie vukUastinc présentent tous les signes de la pleurésie unilatérale, avec cette particularité que l'épanchement occupe les parties supérieures de la poitrine. On rencontre, à l'autopsie, un épaississement considérable du médiastin. qui est rempli de fausses membi'anes et de néomembranes: les ganglions bronchiques sont très hypertrophiés; ils expliquent le cornage qui accompagne généralement ces sortes de jdeurésies.
Pleurésie multiloculairk. — Cette forme est assez commune chez le cheval; le diagnostic est imitossible si Ton ne pratique pas la tlioracentèse ; on constate, en effet, tous les signes physiques et fonctionnels de la pleurésie générale ; mais la ponction ne donne écoulement qu'au liquide renfermé dans la poche intéi'essée ; le cloisonnement formé de membranes n'est reconnu qu'à l'fuitopsie.
Diagnostic. — Le diagnostic de la pleurésie est impossible avant l'apparition des signes physiques. 11 devient facile quand on constate la sensibilité extrême de la paroi thoracique, la respiration tremblotante, le bruit de frottement pleurétique. indice de l'exsudat pseudomembraneux, puis la matité horizontale, la résistance augmentée de la paroi thoracique sous la percussion du marteau plessimétrique, l'affaiblissement des battements
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et des bruits du cœur, le souffle tubairc non précédé et non suivi de râle crépitant et dejetage.
Dans la congestion pulmonaire, on observe des signes l'onctionnels très rapprochés de ceux de la pleurésie au début ; mais le j étage, souvent strié de sang, la submatité, la respiration rude, l'évolution rapide de la maladie, la chute de la température et l'atténuation de tous les symptômes du jour au lendemain, dissipent toute confusion.
La PNEUMONIE, à toutes ses périodes, se distingue nettement de la pleurésie par un grand nombre de signes fonctionnels et physiques, et par l'apparition, dans des parties et à des époques difl"érentes, des signes communs aux deux maladies (\'oy. Pneumonie).
Le début de la pneumonie est plus brusque, la fièvre plus intense ; le murmure respiratoire est dominé par les râles crépitants, puis remplacé par le souffle tubaire qui occupe le centre de la partie hépatisée; le jetage jaune orangé est caractéristique. La plupart de ces signes peuvent manquer dans la pleurésie; la matité seule est toujours franchement horizontale dans cette maladie et s'accompagne de perte d'élasticité, caractère qu'on ne retrouve jamais complètement dans lapneumonie (Voy. ce mot;.
Dans la pleuro-pneu-monie, les symptômes de la pneumonie couvrent d'abord ceux de la pleurésie : puis la matité hydrique vient niveler la matité de la. pneumonie ; la pleurésie dissimulerait la pneumonie sans la pei'sistance des râles crépitants au-dessous de la limite de lépanchement et sans l'existence d'un souffle tubaire plus précoce et plus intense que celui de \apleurésie.
Dans la PÉRiCARDiTE avec épanchement, la matité répond au triangle péricardique: les bruits du cœur sont affaiblis, mais ce symptôme se remarque aussi dans la pleurésie avec épanchement.
Mais il ne faut pas oublier que. dans la pleurésie double Cadé.\c. — Pathologie interne. IV. 24
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et la pleurésie unilatérale gauche, pendant la période de sécheresse ou dans la suite d'adhérences établies entre le péricai'de et la bande de poumon qui le recouvre, on perçoit à la région précordiale, à chaque systole ventriculaire, un bruit de frottement, un bruit de cuir neuf, ou un bruit de râpe synchrone des battements du cœur et qui a toutes les apparences d'un bruit péricardique. La production de ce bruit est favorisée par l'hépatisation du poumon qui empêche cet organe de changer de volume et permet au cœur de le presser étroitement contre la paroi costale; mais il peut se produire dans le cas de pleurésie simple, indépendante de toute adhérence entre le poumon et le péricarde; ce bruit peut même persister api'ès l'arrêt de la respiration obtenu par la fermeture des naseaux. Son origine véritable est reconnue par la percussion, par l'auscultation, c'est-à-dire par la constatation des divers signes de la pleurésie ou de la péricardite.
La pleurésie peut être confondue avec une pneumonie double quand il y a adhérence bilatérale des côtes avec la plèvre pulmonaire, de sorte que la matité à la percussion occupe toujours une ligne horizontale et que la moitié supérieure du poumon reste perméable des deux côtés.
L'hydroïhorax est facile à distinguer de la pleurésie aigué par l'absence de fièvre ; cette maladie se diflerencie de la pleurésie chronique par sa cause (atïections cardiaques ou pulmonaires), par la pauvreté en fibrine du liquide épanché et par la rapidité avec laquelle l'épanchement se reproduit quand on a pratiqué la thoracentèse.
La ponction e.rploralricc peut seule renseigner sur la nature du liquide renfermé dans les sacs pleuraux.
Pronostic. — La pleurésie du cheval est généralement une aiïection mortelle : plus des deux tiers des animaux périssent. Les auteurs qui admettent la guérison dans la moitié des cas confondent la pleurésie séro-fibrineuse
PLEURKSIE AIC.UE SKRO-FlimiNEUSE. 423
avec la pleurésie sèclio, que nous étudierons plus loin. Sa gravité résulte de l'abondance, de l'épanchement et de la gêne respiratoire ; on peut y remédier aujourd'hui par la thoracentèse.
Quand la résolution se produit, la guérison est généralement imparfaite; la convalescence est très longue et le plus souvent des adhérences persistent; le sujet est fréquemment poussif et inutilisable.
La pleurésie qui complique la pneumonie se termine neuf fois sur dix par la mort. Cette maladie est l'une des plus gi'iives des solipèdes.
Traitement. — Le traitement de cette maladie doit être très actif pour remédier rapidement à l'aggravation incessante des symptômes et à l'augmentation constante de l'exsudat pleurétique; il comporte des soins hygiéniques et des soins thérapeutiques.
do Soins hygiéniques. — 11 est indispensable de placer les sujets dans des locaux convenablement aérés, sufïisamment spacieux et entretenus à une température constante de 12° au moins; de plus, il sera très utile de couvrir le sujet afin d'entretenir une douce chaleur à la surface de la peau. C'est à tort qu'autrefois les malades étaient soumis à la diète, qui ne pouvait que les affaiblir. Il est préférable de satisfaire l'appétit du sujet en lui donnant des aliments de bonne qualité, très nutritifs (grains, foin des prairies nattu-elles, etc.), des boissons fortifiantes telles que infusions de foin, bouillons, etc.
D'autre part, l'appétit du sujet renseigne sur la marche de l'inflammation et fait pressentir l'issue de la maladie ; il ne faut pas manquer de le consulter (1).
2° Soixs THÉRAPEUTIQUES. — rt. Lcs TCLulsifs ct Ics dérivatifs sont les i)remiers agents et les plus efficaces dès le début de l'inflammation ; ils déterminent des congestions artificielles périphériques et des appels de microbes
(1) Trasbot, De la pleurésie et de son traitement [Rcc. de méd. réf., 1892 p. 425).
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vers des tissus de peu d'importance physiologique. Ils peuvent ainsi prévenir ou arrêter une exsudation pleurale commençante. Les diurétiques et les diaphorétiques complètent cette médication, qui peut enrayer la pleul'ésie qui n'a pas dépassé la période congestive. Quand la maladie est franchement déclarée et caractérisée par un exsudât liquide, il faut recourir à des moyens plus variés et plus énergiques.
Pendant la période d'augment, on s'eiïorce de diminuer l'intensité des phénomènes inflammatoires et d'obtenir la résolution à laide des dérivatifs, des révulsifs, des irrigations d'eau froide, des déplétifs; les frictions sèches, exclusivement employées autrefois, sont inefficaces. Il est préférable de s'adresser aux rubéfiants comme la moutarde appliquée en sinapismes laissés à demeure pendant quatre heures ou en frictions d'essence de moutarde (sinapisme liquide); il se produit alors un œdème considérable dans la partie déclive de la paroi thoracique, œdème consécutif à rinflauimation substitutive du tissu conjonctif sous-cutané.
L'onguent vésicatoire appliqué sur les côtés de la poitrine peut donner d'excellents résultats, mais ce moyen a rinconvénient de détruire les bulbes pileux de la région et conséquemment de laisser des marques indélébiles qui déprécient considérablement le sujet; d'autre part, une néphrite peut succéder à l'absorption cutanée de la cantharidine, principe essentiel de l'onguent vésicatoire, lorsque celui-ci est appliqué sur une grande étendue. Pour remédier à cet inconvénient, H. Bouley recommandait l'administration de camphre, en bols, à raison de 8 à 10 grammes matin et soir. Lafosse conseillait de saupoudrer l'onguent de camphre. Trasbol mélange la pommade mercurielle à Yonguent vésicatoire; Brunet, Minette, Aureggio préconisent la révulsion étagée.
Ce mode de traitement consiste â appliquer sur les parois du thorax des bandes enduites d'une préparation
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révulsive et disposées de la partie déclive de la poitrine à la colonne vertébrale, en ayant soin de laisser un certain espace entre leurs bords.
Aureggio emploie le révulsif suivant, préparé à froid, en mélangeant Thuile de eroton et un peu de basi4icum et en incorporant les autres substances :
Bnsilicum oOO grammes.
Cantliarides 100 —
Euphorbe 50 —
Huile de crotou X gouttes.
L'action de la révulsion étagée résulte de la répétition des agents irritants et non de leur superposition. Les vésicatoires sont sans action sur les épanchements de la plèvre, quelle que soit leur composition et leur mode d'application. On les accuse même de produire laccroissementimmédiat et rapide de l'épanchement pleurétique contre lequel ils sont dirigés et de porter souvent une grave atteinte à l'intégrité du rein.
h. 11 faut provoquer une diurèse abondante au moyen de médicaments modifiant la pression sanguine, le plasma sanguin, ou encore en excitant directement les fonctions glandulaires.
La digitale en poudre, à la dose de 4 à 6 grammes par jour, renforce l'activité du cœur, relève le pouls, augmente la tension vasculaire et pi"ovoque une diurèse assez marquée.
L'azotate de potasse, à la dose de 30 grammes par jour, produit souvent d'excellents etTets ; il faut cependant éviter l'usage continu de ce médicament, qui, à la longue, engendre une entérite. On a préconisé aussi le tartre stibié à haute dose, mais ce médicament est peu efficace.
Les infusions de graine de lin, de chiendent, de petite centaurée et de pariétaire n'ont qu"une action insuffisante.
Les acétates alcalins angmenienl Taclion bactéricide des humeurs, se décomposent dans le sang en carbonates qui
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déterminent une suractivité de la nutrition ; Tacétate d'ammoniaque est prescrit à la dose de 150 grammes par jour. Le calomel, employé comme drastique à la dose de 4 à 8 grammes, possède des propriétés diurétiques. C'est à la fois un dénutritif et un purgatif. Il ne faut pas prolonger l'usage de ce sel.
Le lait rend de grands services, mais il ne peut entrer dans la pratique courante.
c. Les sialagogiics comme le cldorliydrate de pilooarpine. 40 à l.j centigrammes, en injections sous-cutanées, et les diapliorétiques peuvent être conseillés pour stimuler la résorption del'exsudat.
Les médicaments qui ont une action élective sur les séreuses, tels que le salicjlate de soude à la dose de 2.j gr. sont des antithermiques puissants et des dénutritifs à recommander.
d. Combattre la fièvre par l'usage des antipyrétiques : phénacétine (I.o à 18 grammes par jour), acétanilide (12 à 15 grammes par jour).
Quand l'exsudat occupe plus du tiers de la cavité llioracique, on a recours à la thoracentèse. pour faire écoulerle liquide épanché. On la pratique aussi lorsque la résorption ne s'effectue pas ou ne s'effectue que très lentement, malgré les soins thérapeutiques.
Thoracentèse.
La thoracentèse est toujours indiquée comme traitement de la pleurésie ; c'est le moyen héroïque auquel on doit toujours recourir.
On peut dire qu'il n'existe aucune contre-indication à celte opération : elle est toujours utile et souvent urgente.
La thoracentèse hâtive et répétée limite l'infection déterminée par le contact et le déplacement du liquide épanché, prévient l'atélectasie pulmonaire et la gène res-
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piratoire, l'invasion dos parties élevées de la plèvre et les adhérences définitives du poumon avec la plèvre. Il semble que la ponction est d'autant plus efficace qu'elle est pratiquée plus hàtivemeut (Liénaux, Tomot, Cum-).
Elle est urgente en cas de dyspnée intense, car le danger immédiat de la pleurésie est tout entier dans l'abondance de l'épanchement. 11 v a donc urgence de pratiquer la thoracentèse lorsque le liquide atteint plus de la moitié de la hauteur thoracique, même lorsque la dyspnée n'est pas exagérée.
Avantages et ixgoxvémexts. — Pratiquée convenablement, l'opération peut empêcher l'aggravation des symptômes et retarder la marche de la maladie.
Elle est toujours innocente quand elle est faite aseptiquement.
La mort, observée quelquefois, ne peut être considérée comme une des suites de l'opération, mais bien comme l'expression d'altérations pleurales irrémédiables et fatales.
La ponction ne peut remédier, on le conçoit aisément, aux lésions matérielles, mais elle provoque une amélioration sensible en supprimant la menace d'asphyxie, en s'opposant à l'atélectasie pulmonaire et en rendant la respiration plus calme et plus régulière. Pour en obtenir de bons résultats, il faut procéder par ponctions successives en enlevant, chaque fois, une faible quantité de liquide (4 à 8 litres au maximum), car une décompression brusque de la plèvre et du poumon occasionne une dilatation considérable des vaisseaux et une exsudation abondante, de soi'te que l'épanchement se reproduit en peu de temps.
La 2:)iqûre du poumon, possible quand cet organe est maintenu près de la plèvre par une adhérence, n'expose pas toujours au pneumothorax cl ne donne généralement lieu qu'à une expectoration sanguinolente passagère.
Pendant l'opération, il peut se produire une toux quinteuse. attribuée à l'action de l'air qui pénètre brusquement
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dans les alvéoles décomprimés. Pour remédier à cet accident, il suffit de faire cesser lécoulement pendant quelques minutes. Si cet accès quinteux persiste, il faut retirer le ti'ocart.
Il est prudent de retirer la canule dès que l'animal opéré manifeste le plus petit changement dans sa manière d'être, c'est-à-dire dès qu'il sMmpatiente et qu'il manifeste par son anxiété, l'accélération de la respiration et des accès de toux, une décompression du poumon et un déplissement trop brusque de ses alvéoles pulmonaires.
Lorsqu'on soutire une trop grande quantité de liquide à la fois, l'animal, frappé de syncope, peut mourir.
Cette mort l'apide à la suite de l'opération ne doit pas être attribuée seulement à l'œdème aigu du poumon ; elle a souvent pour cause un arrêt du cœur, une embolie cérébrale, une thrombose cardiaque ou pulmonaire.
La transformation purulente de Vépanchement a été une des objections les plus sérieuses qu'on ait opposées à la thoracentèse. L'irritation de la plèvre par le trocart souillé de germes, la pénétration dans la cavité pleurale d'air pouvant servir de véhicule aux germes pyogènes sont les causes ordinaires de cette transformation puinilente qui amène toujours une mort rapide. On obvie à ce danger en pratiquant l'opération suivant toutes les règles de l'asepsie et en appliquant du coUodion iodoforme sur la piqvire dès qu'on a retiré le trocart (1).
L'infection pjogène et septique de la plèvi"e est indépendante de l'opération et dépend exclusivement de l'opérateur.
Les heureux résultats obtenus dans celte dernière année à l'aide de la thoracentèse ont beaucoup contribué à faire adopter systématiquement ce traitement par les vétérinaires de l'armée.
(1) Liénaux, Pleurâsic séro-flbrineuse du cheval. Trois cas traités par la thoracentèse hâtive. Guérison (Annales de mcd. vét., 1903). Pons, Lavage de la plèvre au permanganate de potasse à 1 p. 1 000 (Recueil de mémoires et observât, sur la méd. vét. milit., 1904). Joyeux, Junol, idem, 1905.
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On augmente lesbons effets delà thoracentèse enopérant la désinfection de la cavité pleurale avec des solutions antiseptiques injectées dans cette cavité après Tissiie du liquide épanché.
Le suif o-phénol de zinc kS'p. [00, \q permanganate h. 1 p. 1 000 ont été utilisés ; le sublimé à 1 p. 2 000 ou 1 p. S 000 convient parfaitement. Tl est nécessaire de laisser opérer le brassage du liquide infecté avec la sérosité pleurale, après quoi on laisse écouler un volume du mélange égal à la quantité introduite. Ce premier complément de la thoracentèse n'est pas indispensable pour en obtenir de bons effets. La ponction pure et simple suffit souvent. Il est indiqué de la répéter dès que le liquide se reproduit. Les ponctions successives sont sans inconvénients, pourvu qu'elles soient faites d'après les règles du manuel opératoire.
Comme complément de la thoracentèse, tant pour compenser la perte du liquide subie que pour faire un lavage du sang, on a souvent recours à des injections de sérum artificiel. Brocheriou en a obtenu d'excellents effets. Il emploie le sérum composé par dissolution de 7s^50 de sel marin par litre d'eau. Il le place dans un vase dune contenance de 3 à 4 litres fixé au mur à une hauteur de 3 à 4 mètres. Un tuyau permet de ne laisser écouler le liquide que fort lentement, 1 litre environ à l'heure. L'injection est faite dans le tissu cellulaire, en arrière de la partie supérieure de l'épaule. Almy a essaj'é ce traitement en le modifiant légèrement. Les injections d'eau salée sont faites dans la jugulaire, et la quantité injectée est de 2 et 3 litres. Grâce à cette méthode de traitement simple ou double, la guérison est beaucoup plus rapide que par la médication habituelle ; elle est quelquefois complète en quinze et même dix jours.