‹ Pathologie interneChapitre 100 sur 183 · I. —SOLIPÈDES · texte numérisé non relu

I. —SOLIPÈDES

Étiologie. — 11 n'est pas rare de trouver des douves dans les canaux biliaires du cheval ; mais ces parasites y sont généralement peu nombreux. Cadéac (1) en a rencontré quatre à dix. et jusqu'à trente dans plusieurs cas; cinquante une seule fois. Leur présence ne s'accuse par aucun trouble particulier. Chez l'âne, au contraire, la distomose constitue ime affection comparable à celle du mouton (Cadéac, Blanc).

Lésions. — Le foie est bourré de douves, qui l'ont irrégulièrement distendu. En passant la main à sa surface, on peut constater des bosselures dont le volume varie depuis une noix jusqu'à un petit œuf de poule. Incisés, ces foyers laissent échapper une matière noirâtre et gluante renfer-

(1) Cadéac, Revue vétérinaire, 1885.

DISTOMOSE. 24 i

mant une multitude de douves. Ils résultent de la dilatation ampullaire et de la convergence de plusieurs canaux biliaires. Ceux-ci sont plus volumineux; ils ont acquis un diamètre si considérable qu'on peut introduire quelquefois le petit doigt ou même l'index dans leur intérieur. On voit parfois cinq à six canalicules aboutir à ces ampoules comme à un carrefour. Les parois des canalicules sont épaissies, indurées, sclérosées: on peut voir, dans certains cas, le tissu conjonctif rétrécir leurs parois et oblitérer leur cavité. La dilatation canaliculaire est quelquefois la lésion dominante, et cette altération amène le ramollissement et l'atrophie du parenchyme hépatique.

Le nombre de douves, logées dans le foie de Vùne, est souvent supérieur à celui qu'on trouve chez les moutons les plus cachectiques.

Symptômes. — Ils peuvent présenter la même gravité que chez les ruminauts et avoir la même terminaison mortelle. Les animaux maigrissent ; les poils s'arrachent facilement: les muqueuses sont pâles et paraissent exsangues : les battements cardiaques sont forts et accélérés: l'anémie est profonde ; le nombre des globules rouges peut tomber à 2 600 000 ; des épanchements se produisent dans les séreuses péricardique, pleurale et péritonéale.

Traitement. — La distomose des solipèdes n'est ni reconnue, ni même soupçonnée, de sorte qu'on ne peut instituer aucun traitement sérieux.

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