Tumeiii's nialigues
Le péritoine ne peut donner naissance à des tumeurs malignes (épithéliomes), en raison de son origine mésodermique. Les sarcomes, lesendothéliomes sontles principales tumeurs qui prennent naissance sur cette séreuse : mais les tumeurs anciennes du voisinage se propagent facilement au péritoine. Cette propagation s'effectue par la voie lymphatique, la voie sanguine ou même par le liquide ascitique qui diffuse les cellules néoplasiques qu'il contient.
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Les tumeurs cancéreuses de la cavité abdominale sont quelquefois si adhérentes aux viscères qu'il est dillicile do dii'e si la néoplasie dépend des organes digestifs ou de sa séreuse.
Épithéliomes. — Los tumeurs maliijnci< épitliéliales résultent ordinairement d'une généralisation de celles du testicule, du foie, de la mamelle (Beau), de la vessie (Cadéac), de la prostate, ou des ganglions lymphatiques. Elles affectent la forme de nodosités rosées, grisâtres ou blanchàires, suivant leur volume et leur ancienneté.
Leurs dimensions égalent celles d'une tète dépingle ou d'im gros œuf. Ces tumeurs couvrent la paroi abdominale, le mésentère et la séreuse de l'intestin. Le péritoine est souvent enflammé : il renferme un épanchement sérosanguinolent de plusieurs litres {péritonite carciriomatciisc) (l'ellerin).
Les tumeurs malignes, d'origine mésodormique. comprennent des tumeurs primitives comme les endothéliomes, les lymphadénomes. rarement les sarcomesqui sont ordinairement secondaires.
Endothéliomes. — Cestumeurs procèdent de l'endothélium de la séreuse ou de celui des vaisseaux lymphatiques. Elles forment des nodules blanchâtres, multiples, aplatis ou des plaques confluentes constituant une sorte d'éruption néoidasique sur les replis du péritoine ; on décrit ces tumeurs sous le nom dépithéliomes cylindriques [Delamotte. Wel)er. Montané et Viauil]. Os tumeurs innombrables ont le volume d'un haricot, parfois dun œuf de poule; leur coloration est gris jaunâtre. L'abdomen renferme un peu de sérosité jaunâtre.
Sarcomes. — Ces tumeurs solitaires, multiples et disséminées, sont quelquefois répandues dans toutes les cavités splanchniques, sous forme de nodosités rouges, molles, de la grosseur d'un poison dune noisette, et sont accompagnées dune pleurésie et d'une péritonite sarcomateuses.
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Ces néoplasies. isolées, atteignent des dimensions considr-rables; elles peuvent peser 5 kilos (Mouquet), 22 kilos, 75 kilos (Cadéac). ou même 110 kilos. Fixées à l'épiploon, ces tumeurs tiraillent l'intestin et contractent des adhérences avec tous les organes abdominaux. La coupe met en évidence des loyers de l'amollissement et des loyers hémorraifiques.
A Vexdinen histolor/ique. on reconnaît un sarcome encéphaloïde Cadéac 1), Jobelot (2)]. un sarcome fascicule (Mouquet), un sarcome muqueux (Lucet , présentant parfois des foyers de calcification.
Beaucoup de tumeurs de nature indéterminée. — lexamon histologique n'ayant pas été fait — paraissent rentrer dans ce groupe. Ce sont des tumeurs ovoïde^s, globuleuses ou mamelonnées, de consistance fibreuse ou cartilagineuse, à la périphérie, molle, gélatineuse, aréolée. ou encéphaloide au centre acquérant souvent des dimensions et un poids énormes 90 à 100 kilos).
Symptômes. — Les symptômes sont analogues à ceux qui dérivent des tumeurs de l'estomac ou de l'intestin.
Signalons l'inappétence, la pâleur des muqueuses, la tristesse, la maigreur, la faiblesse générale, la marche pénible, les coliques qui ne font presque jamais défaut. Elles sont continues ou intermittentes, légères ou violentes ; les lipomes engendrent fréquemment l'étranglement de l'intestin: les autres sont souvent suivies d'une rupture intestinale.
(1) C.adiot a rappoflé le cas d'une tumeur énorme, chez un cryplorchide. siégeant au niveau de 1 entrée du bassin où elle était reliée à la paroi abdominale inférieure; elle mesurait 80 centimètres de long-, 70 de large, 30 d'épaisseur, et pesait 90 kilos. L'aspect intérieur était aréolaire ; dans ces aréoles se trouvait tantôt un liquide jaimàire, tantôt une maliJre gélatineuse, variant du jaune clair au jaune brun. La trame fibreuse était ossifiée en certains [luints. Le testicule droit, seul, renfermé dans labdomen, présentait un grand nombre de vésicules, contenant une sérosité ambrée. L'exploration rectale avait confirmé le diagnostic, car la tumeur s'étendait jusqu'à l'entrée de la cavité pelvienne.
(2) Jobelot, Sarcome encéphalo'ide généialisé (Rorueil (les vét. mitit., 1900).
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Les ci'oltins sont rejetés en quantité variable; parfois des mucosités se l'ont remarquer à la marj^o de l'anus ; on peut constater une diarrhée abondante, jaune verdàtre (Delamolte).
La pression de l'abdomen iirovoqiie une doideur manifeste.
La pcUpation, externe ou interne, permet quelquefois de sentir des masses plus ou moins volumineuses dans la cavité abdominale. Les tumeurs peuvent soulever les dernières côtes et le flanc, déterminer un soubresaut marqué ou une respiration discordante en comprimant le diaphragme, quand elles sont très volumineuses.
Le ventre devient gros, météorisé : un épanchement plus ou moins abondant se produit; cette ascite n'est pas toujours très franche, elle coutine souvent à la p(''ritonile chronique.
Ij'aniiiial devient cachectique quand la tumeur cancéreuse se généralise et il n'est pas rare de constater des épistaxis avec fétidité <le l'air expiré.
Diagnostic. — ^^Le diagnostic est très difficile; hormis les cas où la tiuneur peut être sentie, on ne peut que présumer son existence, même dans les cas de mélanose. Mais il faut reconnaître que, généralement, les tumeurs du péritoine sont plus ou moins nombreuses: on peut les touclier par l'exploration rectale; elles s'accompagnent d'hypertrophie des ganglions lymphatiques sous-lombaires.
On observe souvent des envies fréquentes d'uriner quand elles siègent dans le voisinage de la vessie (Lafossc). parfois des vomissements quand elles occupent le péritoine qui recouvre l'estomac ou le duodénum (Conte); l'existence de l'ascite est le meilleur signe.
Pronostic. — Variable avec la nature de la tumeur cl sa malignité. Cependant, lorsque le diagnostic a été porté d'une façon certaine, on peut aftirmer que le pronostic est grave, car, à ce moment, la tumeur a toujours atteint
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un toi volume que le Irailomcnt est inutile ou impossible à tenter.
Traitement. — 11 faut pratiquer la laparotomie et extirper la tumeur, quand on a reconnu son sièye.