III. — iMOUTON
Chez ces animaux, la laryngite croupale est rare : elle otfre beaucoup d'analogies avec celle des bovidés et a presque toujours une terminaison fatale.
Étiologie. — Elle se déclare d'emblée ou succède à rfln(/(He simple; elle s'observe de préférence au printemps, notamment quelque temps après le sevrage. Roche-Lubin rapporte qu'il a vu cette maladie dans certaines contrées où l'on fait trotter les moutons sur un terrain poussiéreux, afin d'augmenter le poids spécifique des toisons.
Les germes infectieux, inhalés avec ces poussières, ont d'autant plus de chances de se fixer et de se développer à la surface de la muqueuse respiratoire qu'ils sont mélangés à des particules im-itantes et inociilatrices.
Symptômes. — La gorge est très sensible à la pression; la toux, d'abord petite, avortée et pénible, devient bientôt
convulsive et s'accompagne d'expulsion de fausses membranes par le nez et par la bouche : Ton perçoit souvent un râle bronchique humide à une légère distance.
Lanimal tend le cou; la salive est abondante, écumeuse et sécoule par la bouche béante : la respiration est sifflante et haletante : les naseaux sont souillés par un jetage visqueux et blemc : la dyspnée est intense: à chaque instant, lasphyxie est imminente.
La laryngite se termine presque toujours par asphyxie; la résolution est exceptionnelle.
Traitement. — On doit remplir les mêmes indications que chez les bovidés et on utilise les mêmes médicaments.