II. — BOVIDÉS
Étiologie et pathogénie. — Lœdème laryngien peut résulter d'un processus infectieux primitif, c'est-à-dire indépendant de toute lésion laryngée antérieure. Sous l'influence d'un refroidissement, d'un traumatisme consécutif au refoulement d'un corps étranger aiTêté dans le pharynx ou l'œsophage, d'une brûlure produite par des boissons trop chaudes, l'œdème laryngien peut apparaître. L'infection, slreptococcique ou staphylococcique, trouve dans les circonstances qui précèdent des conditions adjuvantes.
11 est quelquefois consécutif à une lésion du larynx ou ou d'une région voisine. Lœdème qui succède à une lésion du voisinage est d'autant plus considérable que le territoire envahi est plus riche en tissu conjonctif ; il trouve la laxité favorable à son développement, dans les replis aryténo-épiglot tiques.
La tuberculose et Yactinomycosc pharyngo-laryngées donnent naissance à des infiltrations séreuses et à des indurations qui soulèvent la muqueuse.
Le cancer du larynx détermine des œdèmes particuliers accentués dans le voisinage de la tumeur, généralement plus prononcé d'un côté que de l'autre et augmentant considérablement le volume de l'une des cordes vocales.
L'œdème laryngé est une manifestation du coryza gangreneux, de la fièvre charbonneuse, des septicémies hémorragiques. On peut le voir s'ajouter aux complications des infections post-partum ; il a, sans doute, dans ces cas comme dans l'urticaire, une origine angioneurolique : l'œdème laryngien de l'urticaire évolue et grandit de