SOLIPÈDES
Étiologie et pathogénie. — Les spasmes toniques des muscles larvngiens ont été observés chez le cheval ; ils
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procèdent d'une excitation du laryngé supérieur. Toute irritation légère, intermittente des terminaisons de ce nerf détermine le spasme laryngien et un accès de suffocation.
Les tumeurs pédiculées de la base de la langue, de la partie inférieure du pharynx, projetées pendant la déglutition ou l'inspiration du côté de l'ouverture glottique, excitent les filets sensitifs des nerfs laryngés et déterminent un réflexe constricteur. Ce n'est pas à une occlusion mécanique qu'il faut attribuer l'asphyxie ; celle-ci est due à la contraction spasmodique de l'organe laryngien.
La paralysie unilatérale du larynx est fréquemment suivie d'un accès de suffocation provoqué parla contraction spasmodique des muscles indemnes. Le mécanisme qui paraît présider à ce phénomène est assez complexe. L'hémiplégie laryngienne entraîne la dyspnée, car le sang désoxygéné est un excitant bulbaire. Les î?u<co.'>tïes retenues dans le larynx peuvent entraîner un réflexe qui fait entrer en jeu les filets moteurs du nerf laryngé supérieur (1).
Vasphyxie consécutive à Vinhalation de fumée d'incendie, de vapeurs acres, irritantes est précipitée par le spasme laryngien consécutif à l'irritation de la muqueuse.
L'introduction cVunc sonde à ti'avers le larynx est généralement une cause de contractions spasmodiques de cet organe. L'enlèvement du tube à trachéotomie peut faire reproduire ce spasme et entraîner la suffocation et la mort en quelques minutes.
Le lathyrisme est une source importante de spasmes laryngiens : la paralysie des muscles dilatateurs est une cause de dyspnée qui devient le point de départ du spasme des constricteurs.
Symptômes. — L'accès de spasme laryngien débute brus-
(l)Lesbre, vét. militaire, Recueil de méd. vét., 1886. — Degive, Annales de méd. vét., p. 496. — Dobson, Spasme des muscles delà glotte (Journ. des vét. du Midi, 18o8, p. 409).
PARALYSIE RÉCURRENTIELLE. 537
quement: ranimai s'arrête, étend la tête, ouvre les naseaux, écarte les mâchoires, frappe le sol des pieds de devant ; la respiration cesse, Tabdomen demeure déprimé, les côtes soulevées; l'œil est saillant, hagard; la face est grippée, l'anxiété est extrême; il vacille, tremble, tombe, présente des convulsions cloniques et meurt asphyxié en quelques instants. Parfois l'animal fait une expiration suprême suivie d'une inspiration profonde accompagnée d'un ronflement (juttural.
La mort survient après des accès persistant pendant six mois et séparés par des intervalles d'un ou plusieurs joui's (C. Lesbre); quelquefois ils se reproduisent journellement. Dans un cas rapporté par Delwart et Ringoot, les accès apparaissaient chaque fois que l'animal était exercé au trot.
Diagnostic. — La disparition rapide des accès et leur fréquence permettent d'établir le diagnostic. La laryngotomie est indiquée pour aller à la recherche de la cause provocatrice du spasme laryngien.
Traitement. — La trachéotomie est une ressource immédiate pour prévenir l'asphyxie ; il faut ensuite ouvrir le larynx et pratiquer l'ablation des tumeurs pédiculées dont la mobilité facilite l'extirpation.