ARTICLE IV. — DÉGÉNÉRESCENCE AMYLOIDE
Considérations générales. — La dégénérescence amyloïde constitue une maladie autonome du foie quand elle est généralisée et indépendante de toute autre affection de ce parenchyme.
Signalée chez le cheval, le bœuf, le mouton, le chien,
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Fig. 50. — Ruptures multiples de la face postérieure d'un foie qui a subi la transformation amyloïde.
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Fig. ol. — La face antérieure du lobe gauche du foie est ruplurée.
DEGENERESCENCE AMYLOIDE. 169
le chat et les oiseaux, elle peut atteindre seulement le foie ou frapper en même temps le rein, la rate et l'intestin. La production de la matière amyloïde est toujours l'expression d'un processus infectieux chronique ; elle est la conséquence de l'action des toxines microbiennes sur la matière albuminoide des parois vasculaires.
Sous l'influence de cette dégénérescence, les vaisseaux capillaires se rétrécissent, s'oblitèrent ou se rupturent, et les cellules hépatiques subissent la transformation trouble ou la transformation graisseuse. Tous les épisodes de lamyloïde peuvent être reproduits expérimentalement.
L'infection pyocyaniqiie (Charrin) , staphylococciqiie (Krawkow^ Sczegolew et Pétrone, etc.) et tuberculeuse (Charrin) peut la produire. On l'a même réalisée à l'aide d'injections d'essence de térébenthine sous la peau de lapins (Czernj). Elle se développe spontanément dans le cours des cachexies et des longues suppurations de toute origine. Munis de ces données générales, il convient de l'envisager dans chaque espèce animale.