‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 112 sur 183 · Cf. Féré, Pat/iol. des Kinotions, p · texte numérisé non relu

Cf. Féré, Pat/iol. des Kinotions, p

gisoit por ce en sa chambre, que il gardast toziors le feu et en esté et en yver. »

C. Irritabilité. Elle nous est révélée par le récit de Joinville. Voy. § 405 cité ci-dessus, p. 397, note 2; — § 630 cité p. 408 ; — et aussi §§ 500 et 661.

Reste à se demander jusqu'à quel point les maladies infectieuses que nous allons étudier (Section 3), ont exercé leur action sur la genèse des troubles nerveux présentés par Louis IX.

§ 4. Système musculaire et motilité. Etat normal chez Louis IX soit comme enfant \ soit comme adidte (Sur les chasses du roi, cf. HF. XXII, 594, Comptes de 1 239, — et Lenain, II, 330), sauf pendant les périodes de la maladie du roi (voy. ci-dessous, p. 387).

§ 5. Fonctions génésiques. On sait la valeur séméiologique des troubles génésiques comme indice de l'équilibre du système nerveux. Chez Louis IX les fonctions génésiques sont normales. La continence du roi (comme l'a noté son confesseur Geoffroi de Beaulieu^) relève de scrupules religieux, nullement de causes physiologiques.

1. Vie de Saint Louis, par le confesseur de la reine Marguerite (HF. XX, 65): « Le temps de la juenecemessires saint Loys ne trespassa pas vainement, ainz le passa très saintement ; quar comme il fust de laage de quatorze ans ou environ et fust en la garde de la noble roine Blanche sa mère, a qui il obeissoit en toutes choses... El quel tens il metoit aucune fois entente pour soi jouer, a aler en bois et en rivière, et en autres œvres de tele manière, honestes toutevoies et convenables. Pour ce nestoit il pas einsi que il neust touzjors son mestre en icelui meesmes tens qui li ensegnoit les lettres et Taprenoit; et, si comme cil meesmes beneuré rois disoit, li devant diz mestres le batoit aucune fois pour li enseigner cause de decepline. »

Id. ibid. (XX, 101) : « Il avoit jà quatorze ans et estoit Rois et souffroit que son mestre le batist par cause d'enseignement. »

2. Geoffroy de Beaulieu confesseur du Roi, Viia sancii Ludovici cap. H (IIF. XX, 6) : u De consensu uxoris suae reginae, per totum Adventum et per totam Quadragesimam, ab opère carnali mutuo continebant, et nihilominus aliquot ccrtis diebus qualibct septimana; similitcr in vigiliis et diebus magnorum festorum. Insuper cl solcmiiitatibus, in quibus communicare debebat, pluribus diebus ante communionem et pluribus post, ob rcverentiam sacri mystcrii

Section 3. — Antécédents pathologiques.

i^ 1. La plilebolomia étant, au moyen àgc, une mesure prophylactique saisonnière autant qu'une arme thérapeutique, rien à conclure des saignées inscrites dans les comptes du Roi sans indication étiologique : Itinera, doua et hernesia (HF. XXII, 606) : « ... 16 oct. 1239. Magister de Bouconvilla, de dono, quando Rex fuit minutus ad Melodunum, C s. >» Quant à la biographie pathologique de saint Louis, on peut la résumer d'un mot en disant qu'elle n'est que la longue histoire de deux maladies chroniques dont nous aurons à établir l'origine infectieuse.

Page 1