‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 33 sur 183 · Cf. ci-dessus p. CXXV, Beaujeu, Psychologie des Césars · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus p. CXXV, Beaujeu, Psychologie des Césars

INTRODUCTION. CLI

Mais cela exige l'emploi de la méthode hislorique dont l'apprentissage n'est ni plus court ni moins délicat que celui de la méthode clinique^ dont la complexité et l'outillage demandent des années de pratique. Or ceci revient exactement à dire que le médecin qui fait de la pathologie historique, au lieu de s'abandonner à son imagination, doit suivre la méthode clinique courante, dont le premier principe est l'observation du fait : « Voir, a dit Trousseau, est la chose la plus difficile (lu monde, et l'interprétation d'un symptôme est souvent plus aisée que sa constatation. » On voit par ces paroles que la clinique ne dit pas autre chose que la méthode historique : d'abord et avant tout et toujours la critique de chaque fait.

Pour le clinicien deux stades :

1" Réunir les symptômes : l'examen du malade pour arriver à recueillir les symptômes ;

2° Les interpréter : la classification et la traduction pathogénique et l'interprétation suivant les règles de la méthode clinique, c'est-à-dire la formule de leur cause, de leur mécanisme et de leur évolution, — et le pronostic, c'est-à-dire les conséquences.

I. Observation du symptôme. — Des deux moments de la constitution du symptôme médical {observation et interprétation suivant les règles de la clinique), il n'y a de différence entre le symptôme contemporain et le symptôme /)asse, entre la Pathologie au lit du malade et la Pathologie historique que dans le premier de ces moments : Vobservation, au lieu d'être autoptique et immédiate, est deutéroptique et médiate et liée au témoignage. Donc elle doit observer les règles de la critique du témoignage nécessairement nouvelles pour le médecin.

En clinique contemporaine, entre le symptôme et V observateur il n'y a rien, sauf, bien entendu, l'illusion humaine qui accompagne toute autopsie, a Le rapport véritable de nos représentations à la réalité, dit J. Soury \ restera toujours absolument inconnu, puisque nous ne pouvons considérer qu'un aspect des choses, et toujours le même, le côté subjectif. »

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