‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 35 sur 183 · Voy. ci-dessous, liv. I, chap. I, pp · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessous, liv. I, chap. I, pp

2. Sur sa mort et sur sa maladie (« enflée ») cf. Vaescn, Lettres de Louis XI, t. IV, p. 262.

INTRODUCTION. CLVII

les dépêches des ambassadeurs milanais, qui sont la photographie de Tétat mental du duc. Commynes dépeignant la mélancolie anxieuse dont la cause provocatrice fut Granson et Morat, se borne à dire beaucoup diminué de son sens^ par égard pour son ancien maître, l'ambassadeur milanais dil crûment ({ue le duc était fou :

« — Da laltra parte esso Duca c tanlo volnbile cho giamay non sla fermo in uno proposito, hora el mi manda a diri vna cosa hora vnaltra, et sempre vacilla in modo che non so che me ne diri. Ma per la fede mia el e matto, bcnchio facio maie a vsare queslo vocabulo, pur el e cosi, ma el non e gia stato per suo sapere, ma per fortuna et forza de denari, et perche gli homeni del mondo hanno volulo cosi. » (Dépêche de Fr. Pietra Santa au duc de Milan, 2 sept. 1476, d. Chmel, loc. cit., p. 196.)

Ce sera un beau sujet de thèse pour un chartiste physiologiste.

Voilà ce que M. Ireland aurait eu à discuter. On voit comme le champ s'élargit.

Il ne peut y avoir de conclusions physiologiques sans Fétude détaillée des textes. Sur ce pied, qui est le seul scientifique, la dynastie de Charles-Quint demanderait, avec biographie pathologique préparatoire de chaque personnage faite sur pièces, trois volumes et dix ans de travail. C'est la seule manière fructueuse, et non d'affirmer dans une étude de quelques pages des conclusions sans base des historiens de seconde main. Le physiologiste doit instruire à nouveau chaque procès, avant de conclure.

C'est ce que j'ai tenté de faire pour les dynasties françaises: il y faut vingt ans.

b. Ou les historiens s'occupent de la pathologie des personnages, et cest pis encore comme contre-sens. Le médecin qui part de leurs affirmations pour construire un système pathologique, risque fort de bâtir des chimères.

Ainsi Froissart raconte que le roi Charles V avait au bras une fistule (à laquelle il attribue un eflet bienfaisant).

N'ayant pas connaissance des textes que j'ai cités ^ et se

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