‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 37 sur 183 · Sismondi, Hist. des Français, t. XI, p · texte numérisé non relu

Sismondi, Hist. des Français, t. XI, p

2. Dr. Fr. Bird d. Allgemeine Zeitung fur Psychiatrie^ VI, 572.

3. Wertinsky, t. II, p. 189 (à propos des bruits d'empoisonnement <lu comte Gûnther de Schwarzbug-Wachsenbourg) :

<( On doit se comporter avec scepticisme, vis-à-vis de cette vague rumeur, pour cette raison déjà, qu'aucun siècle n'a répandu plus de fables d'empoisonnements que justement le xiv'^.... Avec l'absence complète de toute connaissance des sciences naturelles et médicales, le peuple était alors toujours enclin à attribuer les cas de mort à l'empoisonnement, notamment lorsqu'il s'agissait de personnalités illustres, quand celles-ci étaient dans la force de l'âge. C'est ainsi que les contemporains se sont expliqué la mort de l'empereur Henri VII et de Louis IV, tandis qu'une critique approfondie a reconnu dans ces histoires d'empoisonnements de simples fables. »

INTRODUCTION. CLIX

Froissart, qui n'est pas plus agnostique que les gens du moyen âge, et qui ne peut se résigner à l'ignorance de Tétiologie, attribue aussitôt la maladie de Charles V à un empoisonnement.

J'ai démontré que cette fistule était une ostéo-périostite de cause typliiqiie ' .

Les historiens ont tous adopté sans contrôle celte fable de l'empoisonnement, fable qui a servi de base clinique pour les médecins.

Moreau (de Tours), l'un des éminents psychiatres de ce siècle, s'appuyant sur les livres de seconde main, accepte cette légende sans avoir vérifié l'exactitude du fait, et dit dans sa Psychologie morbide (p. 557) :

« La prédisposition héréditaire à la folie, chez Louis XI, date de loin. On peut la faire remonter à son bisaïeul (du côté paternel), qui avait été empoisonné dans sa jeunesse et qui depuis lors était resté valétudinaire. »

Moreau (de Tours), pour suivre les règles élémentaires de la critique historique, avait à examiner : 1° le degré d'autorité de Froissart; 2° ce qui est particulier au moyen âge.

C'est avec justice que feu le D"" Daremberg, qui professait l'histoire de la médecine au Collège de France, a critiqué Moreau (de Tours), si précis et sévère en clinique, si léger et crédule dans sa critique historique : « Les faits biographiques que le D'" Moreau (de Tours) a empruntés à des auteurs ou suspects ou mal informés, et qu'il n'a pas pris la peine d'analyser ou de décomposer, ne sont vraiment pas dignes d'être mis en ligne de compte par un observateur aussi sérieux et aussi difficile que l'est d'ordinaire le savant médecin de l'hospice de Bicêtre ^ »

On voit comment, pour les meilleurs cliniciens, la fausse critique historique engendre la fausse clinique. Tous les médecins en sont là : au plus bas de l'échelle, ceux qui se servent de dictionnaires.

Jacoby étudie plusieurs dynasties anciennes et les dynasties

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