‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 55 sur 183 · C. Anlécédents pathologiques. Pas de renseignements · texte numérisé non relu

C. Anlécédents pathologiques. Pas de renseignements

§ 3. Mort. Etienne III meurt le 2 octobre 1413 au retour d'un voyage en Bohême : Arnpeck, cap. 60 (Pez III, c, 370) : « Anno D. 1414. Dux Stephanus transivit Bohemiam et ibidem regem Wenceslaum cum suis provincialibus, civitatibus et castellis concordavit. Eodem anno diem ultimum clausit. »

§ 4. Etat psychique. Aimant le faste, dépensier, toujours endetté, « quia semper benè vestitus incessit et in omnibus magnificus fuit... Dictus dux vir erat prodigus », Arnpeck, cap. 60 (Pez III, c, 369); plein de vie et d'entrain, d'un caractère remuant, aventureux, batailleur \ Cf. le portrait d'Etienne III par Riezler [Gesch. Bai., t. III, p. 107).

Section 8. — Anamnèse collatérale. Huitième génération

§ 1. Louis VII dit le Barbu (Barbatus, 7 1447). Frère d'Isabeau de Bavière.

1. Cap. 60 (Pez III, c, 369) : « Ilic Stephanus suo tempore omnia torneamenla visitavil. »

§ 2. Elal somaliqiie.

A. Antécédents physiologiques. De belle taille, robuste, <( ein manlicher Herr » (Burck, Zeng a. 1439). De mœurs dissolues. Enlèvement d'une religieuse.

B. Antécédents pathologiques. Pas de renseignements.

§ 3. Mort. Louis le Barbu meurt à l'âge de quatre-vingt-un ans (détenu en prison par son fils dans la forteresse de Burghausen), après une courte maladie non définie.

§4. État psychique. Intelligent, habile dans les affaires', brave, de caractère ferme et indomptable, qui resta tel jusqu'à la fin, et que ne plièrent pas les trois années et demie d'emprisonnement de la fin de sa vie, mais querelleur, entêté, ne connaissant aucun frein, impérieux, dur, moqueur et méprisant les hommes, « derisor hominum » (Suntheim d. OEfele, II, 568, 569), aimant le faste et rapace; on sait les richesses qu'il emporta de France, où il avait joué un rôle important à la cour de sa sœur Isabeau et du malheureux Charles VF. Voir le portrait de ce prince par Biezler [Gesch. B. t. III, p. 218-2-22 et 248-249), que M. Gh. Pfister quahfie avec justesse de « très vivant » et par Mannert {Bayer. Gesch. t. I, p. 464-465).

§ 5. A rappeler (Voy. Introduction, p. CXXIX) que le fils de Louis le Barbu (né de son mariage avec Anne de Bourbon) Louis dit le Bossu (Gibbosus, f 1445), était bossu par devant et par derrière et scrofuleux ; Ferrago hist. ap. Oefele, t. II, a. 1440 « ... gibboso et strumoso. » Il meurt phtisique (comme les enfants d'Isabeau) à l'âge de quarante-cinq ans. Sa fille meurt jeune, « quae in iuventute decessit » (Ladisl. Sunthemius, ap. Oefele, t. II, p. 569).

1. Ferrago hist. ap. Oefele, t. II, a. 1440 : <( Ludovicus Dux sapientissimus ac per omnia vir optimus hoc anno a filio suo gibboso et strumoso impia bella sustinuit. »

2. Arnpeck, cap. 60 (Pez III, 377) : <( Ludovicus pecuniam semper magis quam justitiam dilexit... Regina itaque Franciae multa dona, clenodia in auro et argento et aliis dédit iVatri suo Ludovico duci, quae omnia in Bavariam misit. Quare Principum et aliorum [Français] indignationem incurrit. »

Otto II (apoplexie).

Louis II

(tumeurs testiculaires :

psychose mélancolique concomitante).

Louis IV (apoplexie).

Rodolphe (bègue et affection cérébrale).

Adolphe, le Niais.

Etienne II.

Louis V (mort subite).

Guillaume II (fou).

Etienne III.

Isabcau.

Louis le Barbu.

Louis, le Bossu (phtisique).

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