‹ Pathologie mentale des rois de FranceChapitre 69 sur 183 · Sur Raoul Glaber, voir l'édit. Prou, p. vin · texte numérisé non relu

Sur Raoul Glaber, voir l'édit. Prou, p. vin

fait surgir soudainement, en une Aision extrêmement rapide, le passé dans la conscience. Des observations nombreuses et concordantes, recueillies auprès des faux mourants, des mourants imaginaires, sauvés d'une noyade, d'une chute de montagne, de graves blessuresreçues surle champ de bataille, constatent et confirment ce phénomène d'un défilé kaléidoscopique ou d'une vue panoramique simultanée et extrêmement rapide de nombreux épisodes bizarrement enchevêtrés, souvenirs de l'enfance et de la jeunesse, rangés simultanément devant les yeux comme dans un miroir. On croit en quelques instants revivre toute cette vie qu'on est sur le point de perdre. » (J. Bourdeau, le Moi des mourants, dans le Journal des débats, 1897, 8 juin, revue philosophique.)

« Quelquefois, dit Féré, cette représentation panoramique paraît comprendre presque tous les événements de l'existence ; d'autres fois, elle ne porte que sur des épisodes qui peuvent être sans importance. » (Féré, Pathologie des émotions, 1892, p. 171-173.)

A cet égard, Féré rapporte {toc. cit.) des observations personnelles qu'il a faites, celle-ci entre autres : « Il s'agissait, dit-il, d'un ataxique qui mourait de phtisie pulmonaire. Il avait eu plusieurs lipothymies et ne répondait plus aux interpellations ; la respiration était rare et superficielle, le pouls à peine sensible. Six ou sept minutes après une injection d'éther, le pouls s'était relevé et la respiration avait repris un peu d'énergie ; il tourne la tête vers sa femme et dit brusquement : (c Tu ne la trouveras pas cette épingle, tout le parquet a été « refait », allusion à un fait qui s'était passé dix-huit ans auparavant. Cette phrase dite, la respiration s'arrêta. Ces faits, qui ne sont sans doute pas isolés, semblent indiquer que la réminiscence est un phénomène normal au moment delà mort naturelle.... Ces exemples nous montrent d'ailleurs des réminiscences brusques, spasmodiques en quelque sorte, et analogues à celles qui se produisent dans le cas de submersion ou d'aura épileptique. »

C. Etat psychique. Violent et fourbe. Il met toute sa valeur et sa fourberie au service de son beau-frère robertien et s'efforce de remettre sur la tête de Robert I"' la couronne carolingienne qui à la mort d'Eudes avait fait retour au roi

ROBERT 1er. ^07

légitime; après avoir aidé Robert à Soi«sons, oij celui-ci fut tué, dans sa lutte contre Charles le Simple, il travaille et réussit à faire sacrer à la place de Robert le gendre de ce dernier, Raoul, duc de Bourgogne. Il s'empara par trahison de Charles le Simple qu'il avait attiré à Saint-Quentin et le fit enfermer à Péronne ; ce malheureux prince y mourut en 929 après six années. La légende fit même du roi prisonnier un roi martyr, et du traître comte de Vermandois un bourreau : « Ann. 929. Karolus rex Francoriim siib cuslodia lleriberli exsiil et martyr moritiir » (Sigebert, Chronic. HF. VIII, 312). On alla jusqu'à raconter qu'Héribert l'avait fait énerver, afin qu'il ne pût plus jamais se tenir à cheval : « Ne unquam Carolum equo insidere posset, debilitavit : qui nec multo post obiit et Pcrronae sepultus est » [Chronic. Tiironens. IIF. IX, 51).

Charlemagne.

Pippin, roi cVIlalie, f 810.

Bernard, roi d'Italie, M fard, f 818.

Pippin II, seigneur de Péronne et de Saint-Quentin, f ?

IlériberL 1'='", de Vermandois, f 902.

Béatrix,

épouse de Robert I'-"",

roi de France.

Iléribcrt II,

comte de Vermandois,

Pippin, comte de Senlis.

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