État somatiqiie. Etat psychique. Pas de renseignements
4. Mort. Consécutive à une maladie chronique non définie [Gesta Pontificum Cenomannensium, cap. 36, HF. XII, 552: <( Heremburgis enim comitissa uxor ejus..., prolixo macerata languore, citra ejusdem anni curriculum in pulverem resolvitur »).
§ 8. Geoffroi V dit le Bel ou Plantagenét (1113-1151) comte d'Anjou, — tige de la maison angevine d'Angleterre par son mariage (1 127) avec Mathilde, fille du roi d'Angleterre Henri P'' Beauclerc et veuve de l'empereur d'Allemagne Henri V.
Geoffroi Plantagenét (cf. le tableau p. 201) est donc en iigne directe le bisaïeul de Blanche de Castille, le trisaïeul de saint Louis.
A. Hérédité collatérale.
1. Frère. HéUe d'Anjou comte du Mans (f 1151). Pas de renseignements biologiques.
1. Une note mise à cet endroit de son manuscrit par M. Brachet, montre qu'il désirait compléter ses renseignements sur Jean de Beaugency, mais je n'ai rien trouvé là-dessus dans ses papiers. (A. B.-K.)
2. Sœur. Malhilde d'Anjou morte (1154) abbesse de Fontevrault. — Etat somaliqiie. Pas de renseignements. — Etal psychique. Orderic Vital, IV, 439 : u Erat enim prudens et pulchra, eloquens et bene morigerata, multisque decenter honestatibus redimita. »
3. Sœur. Sibylle d'Anjou, fiancée en 1122 à Guillaume Clilon, fils du duc de Normandie Robert Courte-Heuse, — épouse (1134) Thierry d'Alsace, comte de Flandre, — y 1158. La petitefille de Sibylle, Isabelle de Ilainaut (cf. ci-dessous Chapitre x) ayant épousé le roi de F'rance Philippe-Auguste, Sibylle d'Anjou est donc trisaïeule de saint Louis en ligne directe (cf. ci-dessus sect. 5, § 2). — Sibylle suivit son mari dans ses deux derniers voyages à la Terre Sainte. Elle y resta la dernière fois malgré lui (Orderic Vital, IV, 484, n. 4) et prit le voile au couvent de Saint-Lazare de Béthanie {Magnum Chronicon Belgicum éd. Struve, lll, 189, — Guillaume de Tyr, XVllI, 27,
— Wilken, Geschichte derKreuzziïge^ III, n, 54) où elle mourut.
B. Etat somatique.
1. Antécédents physioiogiques. Chron. des Comtes d'Anjou, éd. Marchegay, p. 361 : « Statura procerus, vultu decorus )k
— Chronicon Turonense magnum éd. Salmon,p. 13(3: « Gaufridus forma decorus ». — Joann. jMonachus Majoris Monasterii (HF. XII, 520): « Corpore procerus, pulcher aspectu et rufus, macer ac nervosus, oculis fulmineus ».
2. Antécédents pathologiques. Pas de renseignements. Blessé en octobre 1 136 à l'assaut d'un château fort normand (Orderic Vital, V, 73 : « Tandem Kalendis Octobris dum in arcem Sappi impetum facerent, et muniones illius acerrime résistèrent, Joffredus comes pilo in pede dextro fortiter percussus est, gravique laesura pedis cum suorum ruina Normannorum animositatem aliquantulum expertus est »).
3. Mort. « Geoiï'rey the Ilandsome » meurt, âgé seulement de trente-huit ans, le 7 septembre 1151, à Château-du-Loir d'une maladie a frigore (Gesta consulum Andegavorum d. Chron. des Comtes d'Anjou^ éd. Marchegay, p. 156: « Gosfridus dum quodam tempore a colloquio régis Francorum, in confinio Normanniae et Franciac facto, rediret, nimio calore ipso urgente, balneo cujusdam lluvii usus, febri peracuta occu-
palus apud Castrum Lidii pervenit, ibique, non sine dolore et luctu suorum, interiit, corpiisque ipsius Cenomannum delatum est. » — Robert de Torigni, Cfiron. éd. L. Delisle, I, 255 : « Cum igitur a civitate Parisius uterque, scilicet pater [Gaufridus] et fîlius [diix Henricus] laeti discessissent... apud Castrum Ledi paler pluribus diebus gravi febre vexatus, viam universae carnis ingressus est »).
C. Elat psychique. « De Gaufrido PianlegenesL Fuit isle probitate admirabilis, justitia insignis, mililiae actibus deditus, optime litteratus, inter clericos et laicos facundissinius, in consilio providus, iere omnibus bonis moribus repletus ; et quamvis multas tribulationes a suis sit perpessus, altamen ab omnibus est dilectus. » — Chronicon Turonense magnum éd. Salmon, p. 136: « Erat autem idem Gaufridus militia insignis, et ila largilale omnibus anlepollens, quod iu quacumque villa arma sua nova fiebant, statim ut de villa exibant omnia arma mililum, quae in villa illa facta pro pretiis tenebantur, militibus etiam non quaerentibus reddebantur, et de bursa dicli comitis pretia crediloribus solvebantur. » Ilistoria abbreviaUi d. Chron. des Comtes d'Anjou, p. 361. — Robert de Torigni, Chron. éd. L. Delisle, I, 255 : « Gaufridus, vir magnae probitatis et industriae, suis indefinite plangendus ». — Orderic Vital, V, 162. Appemlix : « Vir reclus, armis, animis et eloquentia singularis ».
Sur la psychologie de Geotïroi Plantagenêl, cf., en outre, K. Norgate England undertlie Angevin Kings 1887, I, 260.
D. Femme de Geo (froi Plantagenêl. Mathilde (f 1167), fille du roi d'Angleterre Henri I" Beauclerc et veuve de l'Empereur d'Allemagne Henri V.
1, Elal somalique. En 1133, conséculivement à la naissance de son fils le futur Henri II, Mathilde reste longuement ébranlée : « Malhildis.... ibi diu gravi delenla esl infirmitate; quae formidans sui dissolutionem, excessum suorum sumpta penitentia, inter caetera quae pauperibus et Ecclesiis larga liberalitate dislribuit, tria pretiosissima dorsalia cum tapeto ad decorem domus Dei nostrae contulit Ecclesiae. » Gesla Ponlificum Cenomannensium (HF. XII, 553). — Sur la même
maladie, cf. Guillaume de Jumièges, lilj. VIII, cap. '27, et Robert de Torigni, édit. Dclisle, I, p. 193.
2. Élal psychique. Pas d'autres renseignement que celui du caractère hautain et acariâtre de la fille d'Henri ^^ Cf. K. Norgate, /. c, p. 280. On sait qu'elle fut très promptcment répudiée par Gcoffroi (« Fluxerant dies pauci, cum ecce nuntiatur Régi filiam suam a marito repudiatam, abjectamque sine honore paucisadmodum comitibus rediisse Rolomagum, quae res animos Régis acriter turbavit. » Simon de Durham, MF. Xill, S3).
3. Mort. « Anno 1167. Ilis diebus Mathildis imperatrix, Monacha Fontis-Ebraudi, obiit. » {Chron. Gaufredi Vosiensis. HF. XII, 441).
Section 6. — Hérédité collatérale de Constance.
Frère : Guillaume II, comte d'Arles puis comle de Provence (1008?), — t 1018.
Pas de renseignements biologiques. (Sur la valeur politique de ce prince cf. Bresslau, Jahrbiicher des deiitschen Reichs iinler Konrad IIj t. II, 18 sqq.)
Section 7. — Anamnése personnelle de Constance,
§ 1. Antécédenls physiologiques. Pas de renseignements. § 2. Mort. Pas de renseignements.
Chronica de gcstis Consuluni Aiidegavorum d. Chr. d'Anjou, éd. Salmon, p. 111 : « Anno quoque sequenti, in mense julio, Robertus rex apud caslrum Meledunense diem clausit extremum, delatumque est corpus ejus ad ecclesiam Sancti Dionisii martyris ac in eadeni sepultum. Tune rursus oritur inter matrem et filios rediviva diseordiae crudelitas, ac praeteritarum irarum frena laxant inveterata odia. Diu multumque vastando res proprias debacchalum est, donec Fulco
Andegavorum cornes, avunculus scilicet ipsorum, matrem rcdarguens CLir bestialem vesaniam erga filiosexerceret, utrumque parentem in pace reduceret. Sequenti vero anno, eodem mense atque in eodem Castro quo rex obierat, et ipsa obiit; indeque portata est ad Sancti Dionisii basilicam ac juxta regem sepulta. »
3. État psychique. Caractère violent et acariâtre de la Reine. Elle crève de sa canne l'œil de son ancien confesseur Etienne [Gesla Synodi Aureîianensis, HF. X, 539 : « Oui cum ejicerentur, Regina Stephani sui olim Confessons cumbaculo, qusm manu gestabat, oculum eruit »).
L'évêque Fulbert de Chartres avoue que « la méchanceté de la Reine » lui « fait peur » [si non ahsterreret saevitia reginae S. Fulberti Epist. Cil, ann. 1027. — « Quand la reine promet du mal », ajoute l'évêque de Chartres, « on peut la croire sur parole, toutes ses actions en faisant foi », ciii satis creditur cum mata promittit, fidem facientibus mullis et memorabilibus gestis ejus 1. c. Id. ib. — Cf. Pfister, De Fulberti vita p. 127 et Robert le Pieux., p. 77). — Véritable marâtre pour ses enfants [Mater muliebri animositate agitata ^ dit Raoul Glaber, III, 9, éd. Prou, 84), elle va jusqu'à fomenter la guerre civile contre son fils aîné (cf. § 20). Le comte d'Anjou Foulque Nerra, cousin germain de Constance, lui reproche la bestialis vesania dont elle fait preuve à l'égard de ses enfants (cf. § 2).
Adélaïde.
Constance.
Foulque I''' le Roux, f 938.
Foulque II le Bon, 960.
Geofîroi Grisegonelle, 98'
Foulque III iVerra, 1040.
Hermengarde.
Foulque IV Béchin, 1109.
F^oulque V le HiérosoL, 1142.
Geofîroi Plantagenêt. Sibylle d'Alsace.
Henri II, roi d'Anglet. Marguerite de Hainaut.
Éléonore de Castille.
Isabelle de Hainaut ép. Philippe- Auguste.
Blanche de Castille. Louis VIII.
Saint Louis.