‹ Pathologie mentale en Italie MorelChapitre 2 sur 4 · IX. Tabula niorti* qtiod ad seium, classes et gênera slul · texte numérisé non relu

IX. Tabula niorti* qtiod ad seium, classes et gênera slul

iliiae, el prxcipuas muiailones patliologlcas.

Pour ce qui regarde l'âge , les mois de l'année les plus favorables 1 celle maladie , la classe qui en est le plus souvent atteinte , les résuliats sont les mûmes qu'à Venise et Milan.

Quant a la durée de la maladie , nous voyons les chiffres suivants :

u nulad

o guéri:

i après 2 semaines.

aprea 1 mois.

se

après 3 mois.

après 6 mois.

après g mois.

après Tannée écoulée.

après 3 ans.

après 3 ans.

13 après

an norol

ire d'années indéterminées.

J'ai recueilli , pour ma

part , des fait» assez curieui de

risons de malade

un laps d'aooees qui oc laissait plus

aucun espoir. A Vienne ,

j'ai eu occasion de voir, dans uoe

réunion chez M. le docte

ur Coergeo, dm baronne allemande

dunt la conversation parsemée d'observations psychologiques les plus piquantes m'tntérosa vivemenL J'appris de celle dame qu'elle avait d'abord été malade a l'établisfement pendant quatre années. Apres un intervalle de deut aonées, elle récidiva. Cette seconde période dura huit ans. Elle se croyait la grande bête de l'Apocalypse destinée a dévorer le monde. Elle implorait du soir au matin N. S. i.-C pour le prier de vouloir bien prendre la moitié de la lâche. Cette dame m'assura qu'elle ne se laissa impressionner par les raisonnements du médecin que dès le moment où elle se démontra à elle-même qu'il était ridicule de rester dans un état pareil.

SI. Ilerght , a Illcnau, m'a cité une malade , regardée comme iucurablc, qui guérit parfaitement après quatorze années, avec le rciour d'une lièvre intermittente qu'elle avait eue en entrant.

J'ai un cas a peu près de ce genre, a l'hospice d' A versa , chez un malade dont le séjour datait de quatorze années aussi.

l,e maximum des guérisons et des morts se trouve , d'après la statistique do U. GuaJindl , dans les mois de septembre, octobre et novembre.

"* Tous les tableau* que je tous ai indiqués , et qui doivent comprendre un espace de dii ans , n'étaient pas encore terminés a mon passage; M. Gualandi y travaillait et m'a promis d'en faire part aui Annales médico-psychologiques.

Le nombre des malades , a Sainte-Ursule , est à peu près de 200 , et le nombre des femmes n'est guère inférieur à celui des hommes.

Je ne puis m'empécher de vous entretenir d'une méthode ingénieuse que j'ai va employer a cet hospice pour recueillir les observations , et qui m'a semblé avoir le double avantage d'économiser le temps et de donner des résultats plus dignes de foi.

Un infirmier est spécialement chargé de porter a la visite un énorme cahier où les noms des malades sont inscrits par ordre alphabétique. Chaque malade a , dans ce livre , une feuille qui lui est destinée, et qui contient un certain nomhre de questions relatives à son âge , son tempérament , son état , les causes les plus ou moins probables de sa maladie, etc., etc. Lorsque le chef de service a un remède a prescrire , une observation a faire, il les dicte sur place, et on transcrit immédiatement. Si le malade guérit ou meurt , l'histoire de sa guérison et le résultat de son autopsie sont soigneusement recueillis, et une nouvelle feuille en blanc attend un nouveau malade. Toutes ces observalions sont soigneusement conservées, et rien de plus facile , a la fin de l'année, d'établir un statistique avec des données aussi bien recueillies , et non pas faites , comme cela arrive souvent , après un temps écoulé plus ou moins long dont la mémoire, pleine de souvenirs incertains , fait souvent tous les frais.

Florence, qui nous rappelle les travaux du célèbre Cliiarruggi, possède aussi un hospice d'aliénés. J'y suis resté trop peu de temps pour l'étudier; d'ailleurs le médecin, M. Capecchi, venait d'être changé.

Ce qui m'a frappé dans cet hospice, c'est le grand nombre d'idiots et d'incurables: sur un total de 377 malades, ils étaient

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