COMTE
d'ohchixo.vi.
U'azur kdeux truilo»
d'argent ado»i>éeb en pal uantonnéeh de huit croix au pied fiche d'or.
Le splendide moiiaslère qui, au témoignage de l'abbé de Feller, devait être la plus belle abbaye du mimde, n'était encore qu'un humble oratoire habité par quelques religieux bénédictins venus de la Calabre. La duchesse Mathilde, veuve de Godefroid IV, duc de Lotharingie et de Bouillon, était venue voir son parent, le comte Arnoul de Chiny. Le comte proposa à sa cousine d'aller visiter les pieux cénobites qu'il avait établis dans ses domaines. Après avoir admiré la vie austère et laborieuse des disciples de saint Benoit, la duchesse alla s'asseoir au bord d'une claire fontaine et s'y baigna les mains à plusieurs reprises pour se rafraîchir. Son anneau nuptial ayant glissé de son doigt, tomba au fond de l'eau. Quelque diligence que Ton fît, il fut impossible de le retrouver. Fort chagrinée de cette perte, elle alla prier devant une statuette de laVierge que les religieux avaient placée dans leur oratoire. Ëtant ensuite retournée à la fontaine, elle vit venir vers elle une truite — la truite des armoiries de Chiny — qui nageait la tête hors de l'eau, tenant délicatement du bout des lèvres l'anneau qu'elle présenta à la duchesse. Celle-ci le prit avec joie et s'écria :
<c Heureuse vallée qui m'a rendu cet or que je cherchais, tu seras appelée désormais la vallée d'or, aurœa vallis ! »
Cest de là que l'abbaye naissante prit le nom d'Or\'al, et qu'elle adopta pour armoiries : d*argetU à un ruisseau d'azur, d*où suri une bague d*or à trois diamants au naturel.