COMTE DE LOOZ
La postérité màle d'Arnoul de Granson s'éteignit en 1226. Le comté de Chiny passa à la maison de Looz par le mariage de la fille ainée de Louis IV avec Arnoul VI, comte de Looz et de Duras. Il ne semble pas que les comtes de Looz, devenus comtes de Chiny, aient porté d'autres armoiries que celles de Looz.
Comté de Looz. — Les comtes de Looz faisaient remonter leur origine h Rodolfe, deuxième fils de Renier au long Col (910).
Depuis le xi*' siècle, une branche de cette famille possédait le petit comté de Duras.
Sur le territoire du comté de Looz selevait Fabbaye de Munslerbilsen, monastère de dames nobles dont Tabbesse était princesse du Saint-Empire, dont elle relevait directement ses domaines temporels. Les comtes de Leoz en avaient Tavouerie.
Arnoul de Rummen, dernier comte de Looz et de
COMTE DE bVHKb.
BnT«>l«^ d'or rt de meules de dii pi*<e«.
;£«• ducs de Looi- Cmrêmarrm. dfacemémmtM d'urne branche emdttlt, portent : «surl«lé de l«02 ft di* Dicst, a r«cuftMiii de Conwamn kur If tout.
Lu émeë de Beau fort- SfmntimécarteUtnt le»
mrm«M de beattfort de fMe» de Im9%, attr Bemmftrt'S/ onttn »ur U tant . Enfin, le» arnuB dé Lûvi fiffu rmiemi doMM le» armêirtrt de l'abba^ de MmmteréilMin, eteUes fmnmemi un quartier dëê mrwfiriêa de ta ^rtitoc* de Liège.
l)e Mbli*. temh d(> Oetir»
de \y* d'or.
ABBAYE DE HUXSTERBILSETt.
Parti au 1 burele d'or H de Kupule» d« dix pij-re» qui m de I^aai; au i d argent k Vmthrf arraché au naturel ani f^t Bilh«n ; au chef d'Empire. L'écu timbré d'une mitre, wwe aar une tToue abbatiale b deiire.un acrpire lomme d'une main de Justice h kenestre, peskét en maloir.
trnîi â^prt'i, ««viit^nu rir Irait '•"uni* poiimin (If pîfli, ■trfoilé
Chiny, veadit le comté de ChJoy 5 Wenceslas de Luxembourg en 1364 et le comlé de Looï à révêque de Liège en 1367*
Principauté èpisï^opale de Uège> ~ Le domaine temporel desévèques de Liège forma, dès le x' siècle, une principauté d'une étendue considérable* Ses armoiries furent ccllifs que la ville de Liège a conservées jusqu'à qos jours, J
Ces armoiries sont évidemment celles de la ' commune. Elles sont remblènie des liberléâ communales. Le perron représente les degrés J de Fhôtel de ville, du haut desquels lesmagis- ' trats s'adressaient au peuple* Elles ne peuveiii remonter au delà de Tannée H99, où Albert de Cuyck octroya à Liège sa premièi^e charte de commune*
Parmi les nombreuses acquisitions territoriales dont senrichit k principauté^ nous ne citerons que pour mémoire le comté de Besbaye, qui n'eut jamais d armoiries parliculièreSi et le comté de Brugeron auquel nous ne pourrions attribuer que très-arbitmiremenl celles de la ville de Tirlemont : d*umr à ïa faut d'argent. ,
Le eomté de Huy fut donné aux évoques de Liège ■ dès l'an 98S, mais il continua d'avoir ses comtes parliculicrs sous la suzeraineté des èvêques*
Le marquisat de Franchimont échut à Liège eu 1014* Les liabitanis de ce petit pays ciaienl renommés jiar leur valeur* On sait quelle preuve éclatante eu donnèrent les ^î^ cefîts, sous la conduite de Georges StraihL Cest eu témoignage de cette valeur qu'ils portaient dans les armes du marquisat trois lions, en Thooneur des trois bans de Theux, de Verviers et du Sart (les bans de Jalhay et de Spa en étaient aulretbis démembrés). Les trois lions qui soutiennent le piédestal du peri'On liégeois sont les lions de FraDcliimonl, pour montrer que les Franchimontois étaient les plus termes soutiens de cet emblème des libertés liégeoises* En recoimaissance des services qulls avaient rendus, les Francbimonlois jouissaient à Liège du
court DE Jll'Y.
D'or RM în'iil -Ir *J hiii fe lit i|Mrui' du:
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droii de bourgeoisie et le perron liégeois se dressait sur la place du marché à Sart» à Verviers et à Theux,
Voilà certes des emblèmes héraldiques qui iVétaieni ^^^'^^ ">* J^ûiâ. m faits pour blesser le sentiment populaire.
Le comté de Moha échut à Liège en 1230.
Nous avons blason né ailleurs les armoiries des comtés de Bouillon et de Looz acquis par les évéques deLiéffeenl027etl336.
»En 1568 ils acquirent le comté de Hornes dont «««'«««r *«•■ ti*"*»^ les armoiries figurent encore dans les armes de la province de Liège qui se blason nent ainsi :
Ëcartelé : au 1 de gueules au perron d'or de irois degrés, soutenu par Irois Uonceaux accroupis et surmontés d*ii[ie pomme de pin^ le tout d'or, tjui est b prin* eipuuté dt^ Ltége- au t de gueules iï la fasee d'argent qui est du duché de Bouillon ; au ^d'argent à troiâ lionceaux couronnés de sinoplci qui est du marquisat de Francbimont ; au i burelé d'or el de gueules de dix pièces qui est du comté de
ÉLooz; enté en pointe d'or à trois huchets de gueules enguichés et viroiés d'argent qui est du comté de Hornes.
Prlvcïpalté ABBATrALE i»E SîAVËLOT KT MALMÊt>¥, — Entre le pays de Liège et le Luxembourg s'étendait la principauté abbatiale de Slavelot. Elle devait sa fondation à saint Remacle, qui avait quitté le Bj^ége épiscopal de Tongres pour aller prêcher le clinstianisme dans *les Ardennes. Son domaine temporel reposait sur une bulle du roi d'Austrasie Sigebert, de Tan 665, qui lui concédait un territoire de dou2e milles h la ronde.
Le souvenir des luttes que le fondateur eut à soutenir contie les dieux du paganisme a été symbolisé dans de pieuses légendes que j'ai rapportées ailleurs et dont l'une a fourni les éléments du blason de Tabbaye. A ce titre il est nécessaire de la i^eproduire ici :
Le diable, jaloux de voir s'élever un monastère qui allait devenir une pépinrère lie saints, essayait par tous les moyens d'en contrarier la consiructiou» Sainl Remade s'élart procuré un Ane qu*il employait à iransporier des pierres. Le diable, ayant pris la figure d'un loup, fondit sur Tâne et Télrangla. Le saini alors sVmpara 4u loup, lui mit sur le dos le bat et les paniers et le contraignit à remplir Toflice de râne eu portant lui-même les pierres. Chaque fois que le loup arrivait ^ desii- HBtion avec son chargemeni, le saint lui disait daos Tidiome roman qui c^l resté ta langue du pays : Sim' Im^ d*où le nom de Siavelou
■ La chimère, qui iïguiedans les armoiries de l'abbaye de Malmédy, "ey| une sorte d'oiseau fantastique à la queue de dragon; c'est aussi
une allusion aux divinités du paganisme, que saint Remacle avait
vaincues.
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RELGÎQDE MORALE IT INTEUECTUELII,
4IUUYE DE STAVKLÛT,
£WEETj
l*«fij it'or MM IfHi^cliifff d'un Mt Ttmjttï *if \\n>rrm *» «uiitifi^l ^Ritaiil iu pkcd tl'iifi iiPbnf il? linopit p«** tui un leHrf *h\ mf-tw',
it|l# èpla|*e de Mbli^, i|tiJ ««| d^KTOfiife.
Ofî Sait que tes deux monastères étaient réunis sous un mémeahbé.
Il existé plusieurs âeeaux oii ces deux blasons soni accolés, Uécu, de forroe ovale, est posé sur uae crosse abbatiale et uneépée passée PU sautoir» timbri d'une mitre; le tout pfl sur on mauieau de ponf^ pre , fouri^é d^hermiiie , houppe et frangé d'cr, et ?ioiTïmé dun bonnet de prince du Saint -Empire.
Deux branches d*oli\'iÊr surraontent la devise ; Suqnlaîe ti mnore.
Les abbés de Stâveloï et de Malniedy poriaieni le Litre de princes du Saint* Empire et comtes de Logue. Le comté de Logne, situé sur TOurthe* semble n avoir jamais eu d'armoiries particulières*
Comté m Nakir. — Ces armes sont celles de la proiiiûce actuelle de Namur, mais elles ne remontent pas au deliï des deriuères années du xnr siècle. Elles ne sont autre chose que les armes de Flandre avec le bâton pour brisure. Elles ont été prises prohablemeut par Jean I*, fils de Guy de Dampierre, comte de Flandre, à qui son Mre avait cédé le comté de Namur en 1297* L'auteur anonyme de la descriptiou du tournoi de Huy, dont nous avons parlé plus haut, blâsonne ainsi les armes du comte de Namur (Baudouin II de Courtenay)?
Et li ciiens de Namuf y fnu hïen ravisay. Qui porlaît c^cu d'or» ainsi que le Irotivay» Eldou fascea de sables» souvenL je le pnsay, NoWf- fut li blason, à garanl vous eu ay. Mais chus furent bissez, comme devisera)*. Si portèrent de Flandre» et lu en le prouvcray, (Juiind je aeray en lieu ofi de cîius parleray,
Dar à deux fascefi de mble^ ne sernient*ce pas lu les véritables armes du comté de Namur?
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UVr «à liftft île uh\f «rm^ e!
Ucitpuïèd'i lEueulHf^birgéd'nrt Nltan pérv ta limade, (1^ b^Hnn
ART HÉRALDIâïîE. "M
Au terntoTFP de Namur s(* trouvaient les comtés de Rochetbrl et fAgimont Les armoiries de Roc?iefërt ne sont ]ias bien cer- U taifies. Celles que nous donnons ici ontété portées Hftussi par les comtes de Cronenbourg et de Montaigu Mmmn t^àtA^nr. sur lOurthe.
■ r:^^^Bn I^^ns les armoiries d'Agimont il est W r^^^j y^mle de reconnaître les armes de Looz, diminuées de deux fasces, et brisées d'un lambeK signe de branche cadette, ^ "'"'^^ En 1279, le comté d^Agimont avec la seigneurie de Givet étaient échus à Jean, quatrième fîls de Jean, comte de Looïi et de Duras*
CoMTf. i>K Haisaut. Les comtes de Mons, issus de Régnier au Long Col, étendirent peu fi peu leur domination et prirent le litre de comtes dt^ Hainaut.
IEn 1040, le comté de Mons fut uni au * comté de Va lencien-
LOml; lie HOXS^HAINAUT.
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ïies. En H36, Beaudouîn iV acquit de Cillion de Trazegnîes la seigneurie d*Alh , le bourg etralleu de Cbimay, etc., et en 1164.
le comté d*Ostrevant
ou de Bouchain* Jean I*^' d*Avesnes succéda, du chef de sa mère Alix» au comté de Hollande et de Zélande et a h seigneurie de Frise en i9!>9. Il prît les armes ci-contre.
Depuis lors ces armes sont restées celles du comté de
Hainaut et elles forment aujourd'hui les armoiries de
hi province de ce nom, TouBNM-ToiRXAïsis. — Les évoques de Tournai ercèrent la souveraineté sur la ville et son territoire
sous la suzemineié des eomies de Hainaut jusqu'en H87, A cette
époque, les habitants» pour se soustraire à la domination de leurs véques, se donnèrent au roi de France Philippe-Auguste.
4f« F^lbHj** *»f !• tottt
TUOHKAL
Les armoiries primitiveâ de Tourûai étaient de gueules au miel iTargeni. Dès le xm' siècle, les communiers lotirnaisieiis porlaieiil, peint ou brodé sur leur justaucorps, uu château, blanc pour les soldats. d*argeiit pour les chefs, sur food rouge* A Saintes, en 1242, avec Louis IX ; en Flandre, avec Philippe le Bel, en i304: à la bataille de CasseL en 1328, où les compagaies bourgeoises de Tourjiai slllustrèreju en poussant leur cri de guerre : Tournau ces armes brillaiem sur leur poitrine ei sur leurs étendards.
Le plus ancien sceau de Tournai, qui nous paraît remonter îi la fin du xni" siècle, représente une enceinte de murailles crénelées, flanquée de six tours. Au centre sê dresse un donjon très-élevé, surmonté de trois tourelles. Au sommet de chaque tour flotte une bannière, les unes portant les armes de Tournai, c'esi-à-dire une tour, les autres une fleur de lys- Tout le champ du sceau est semé de fleui^ de lys. Le contre-scel représente une porte de ville» ouverte, la herse levée, flanquée de deux louis, J entourée aussi de fleurs de lys.
f'hirfifi de irai» Rc^tf*
ïim^.mi Tora-
7ÛURKAISIS
t iki don-
traii pii^nlr* i^\ t4itli«>H, àm fu^me, mmfOnnèr df *ahh', sw
d4t hié dor danR h thûma. {Cthi gerbeft df bl» Uén* puumieiit btvp v'Htv ifue dm fleyr» de lr> )
Nous devons la communication de ces sceau ie, ainsi que dr pr^ieux détails historiques, à robligeance de M. Léwpold Michel, employé à radmmislratiou comnmnale de Tournai» qui a exploré avee fruit le riche dépôt des archivf*â de cette ville.
Par une diarte donnée à Mehun-sur-Yèvre le 5 septembre 1426, Charles VU, voulant récompenser te dévouement des Tournaisiens à sa royale personne et naghaira à se^ prédéeesseurs, leur permet d'ajoutei- aux armes de la ville an f chief d'azur evusu de irais fteur& de tys (for. De sorte que depuis cette époque les armes de Tournai se blasonnent comme ci-dessus.
CoMtÉ: DK Flandre. — Philippe d'Alsace, qui régna entre les années H68 et H91, passe pour avoir été le premier comte de Flandre qui ait porté un lion dans ses armoiries. Lannalisie Ma ver plaoe ce tait à Tannée 1178. L auteur anonyme de la Chronique de fabbaye^ de Saint- André, insérée dans le Corpus chronk'omm Flandnœ, dit que c'étaient les armes du roi d\4bilène que Philippe avait vaincu* Sans s'arrêter à Terreur qui attribue aux Turcs, au \îf siècle, Tusage' des armoiries, on peut admettre que le lion de Flandre a été, comme tant d'autres lions héraldiques, adopté comme souvenir des croisades.
rLJUdiIlK.
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«liiAin? Piin dtp ■iliU' lAiilewiiil I (H u (;t'y»i< {Mit*, partial 4m
Oû a cru longtemps, sur k foi d anciens sœaux, qu avant Philippe d*Alsâce les comies de Flaudre avaient porté : prmmé if or et d'azur à $tw pièces à l'écuswn de gueules posé en abime. Mais un exameu plus atlËiiUt' des mêmes sceaux a fait reconnaître que les ornements peints sur récy et qui of- Iraient vaguemeiu la forme de girons n'étaîeni que des bigarrures de fantaisie qui ne présentaient aucun des caractères du véritable blason. On a cru pouvoir en conclure qu'avant Philippe d'Alsace les comtes de Flandre n avaient porté aucune espèce d'armoiries. Cesi peuleti^e aller un peu loin. Nous pensons qull serait plus juste de dire qu ils n'avaient poiiit de blason fixe qui tût en même temps lemblème du comté. Mais, comme chevaliers, ils durent porter des armoiries depuis le temps de Robert le Frison, On ne peut admettre que Robert 11. Tuu des héros de la première croisade, qui s illustra aux sièges de Nicée, d'Antioche et de Jérusalem, n ait porté aucune espèce d'armoiries : seulement, il est possible que celles qu'il portait n'avaient pas encore le caractère d'un blason national et que rien n empêchait que lui ou ses successeurs n'en changeassent au gré de leur caprice.
Ce qui na pas empêché le gouvernement belge de donner l'écussoii gironné pour armes à la province de Flandre occidentale. L'ancien comté d'Eename, désigné plus tard sous le nom de comté d'Alost, relevait, ainsi que la Flandre zélandaise, de l'empire d'Allemagne, tandis que le reste de la Flandre relevait de la Fiance. Cette situation féodale était désignée dans son blason : une épée dressée entre la Flandre et l'Empire.
En 1322, Louis, dit de Nevers, devint comte de Nevers el de Rethel par son mariage avec Marie, héritière de ces comtés* (Nous trouverons lesann- -
D AL41!iT,
iIp fdKUlfi
iHD fil.
de Nevers dans récusson de Bour^'-j-
gne- Flandre*)
En 1383, Louis, son fils, acheta la seigneurie de Malines à l'évéque de Liège el au duc de Bmbant.