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campagnards, par suite de chaque maladie en particuliei-, il f; d'abord établir leur population et leur mortalité respectives.
La population des villes constitue, à peu de chose près, le qu de celle du pays. Par conséquent, le quart des décès annuels c chaque maladie entraîne devrait revenir aux villes et les ti'ois qua adx communes rurales, pour que leur dîme mortuaire respective semblable.
Mais nous savons déjà qu'il n'en est pas ainsi pour la morlal générale.
. Dans les villes, il y a i décès sur 36.4 habitants. » campagnes, i » 44.8 »
Ce qui démontre que toutes les maladies réunies occasionnent cinquième de décès en moins parmi les campagnards. Mais cette d férence d'un cinquième est souvent dépassée, surtout pour les mal dies que nous allons énumérer et parmi lesquelles nous mentionn rons seulement les plus graves.
La pliihisie fait sensiblement plus de ravages dans les villes ; I tubercules mésenlériques et la méningite tuberculeuse aussi.
Les convulsions atteignent, en forte proportion , les enfants d citadins. Le rapport est de 1 à 2, au lieu d'être de 1 à 3.
Les maladies inflammatoires du ceneau, puis les apoplexies ramollissements cérébraux sont plus communs dans les villes. L fièvres éruptives, la variole, la rougeole y la scarlatine sont aussi pi nombreuses.
Les mort-nés sont beaucoup plus nombreux; la faiblesse cong niale est aussi plus répandue.
Les décès par marasme sénile^ c'est-à-dire par extinction graduel des forces, sont plus communs dans les campagnes. C'est enco un signe de longévité en faveur de celles-ci. Chose inattendue, sa doute, pour beaucoup de lecteurs, les femmes arrivent en plus grai nombre à la haute vieillesse (et au marasme sénile) que les homme Le sexe faible est encore ici le sexe tenace.
Les maladies gastro-intestinales sont extrêmement fréquentes dai les villes; au lieu du rapport 1 à 3, nous obtenons -celui de 5 à < Sans doute, ce fait tient en partie aux excès dans le manger et boire, h une alimentation moins naturelle et aux sophistications ( toute nature qui prennent chaque jour plus de développement.
Les maladies organiqties du cœur sont très-répandues dans h
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villes. La vie de désordre, les passions, la grande misère, plus communes dans les grandes cités, expliquent ce fait.
Le choléra, nous l'avonç dit, est infiniment plus commun dans les villes. L'épidémie de 1866 a donné : villes, 21,200 décès; campagnes, 22,200 décès, au lieu du rapport de 11,000 à 32,400.
Pour le croup et la grippe, la proportion relative des villes et des campagnes est à peu près normale.
Enfin, la gangrène, Vanthrax, h pustule maligne, le charbon, Yérysjpèle, le cancer sont encore sensiblement plus fi^équents chez les citadins.
Un petit nombre de maladies sont plus répandues parmi les campagnards : ce sont les rhumatismes, les pleurésies, Yasthme, qui sont dus en partie aux brusques transitions atmosphériques et aux refroidissements que les cultivateurs contractent pendant les travaux des champs; puis la stomatUe gangreneuse, le tnuguet et les aphthes chez les petits enfants, et enfin les fièvres intermittentes.
On voit que la vie à la campagne, ou en dehors des grands centres d'agglomération, a d'immenses avantages pour la santé, et que les maladies les plus tristes, celles qui se transmettent par hérédité ou qui vicient les constitutions, sont bien plus répandues dans les villes. On sait déjà que ce sont les classes les plus nécessiteuses qui payent le plus lourd tribut à la grande mortalité des villes.
(Test là un grand fait de la statistique médicale et dont les conséquences pour l'hygiène publique s'indiquent d'elles-mêmes. On devrait faire comprendre aux ouvriers quels avantages ils auraient à se loger aux extrémités des faubourgs, ou mieux encore en pleine campagne. Et les personnes qui s'occupent de lamélioration du sort des prolétaires devraient faire bùtir les habitations ouvrières assez loin des centres populeux pour pouvoir leur donner de l'air, de la lumière, du vent et du soleil, ces éléments indispensables de la santé et qui manquent presque entièrement aux ouvriers des villes.
BlBuocHAPMli:. — Plblications NATIONALES. — Statistique du (jonvemeinent : hocMïtiCwi^ stylistiques (annuels) publiés par le dépanement de l'intérieur, 4856 à 1869, 14 volumes; "'•i £x|>osés de la situation du royaume, pendant les périodes décennales de 1841-1850 et de ^^1H860; id., Recensements décennaux de la population en 18-46, en 1856 et en 4866; H*uschling, Eiuai fur la statistique générale de la Delfjique, Bruxelles, 1838 ; le même, ^tamedu recensement tjénêral de la population, de l'agriculture et de r industrie, 4831; '* œ^nie, Recensement des sonrds-mueis et aveugles en 1858 (Exposé de la situation du ï^yaume;; Lei\Xi^ Statistique des aliénés (Exposé de la situation du royaume pour 4851-4860 ; ^ucpetiaux, De la mortalité dans la ville de Bruxelles, de ses causes et des moyens de la ^lÙHuer, 1844; le ménie. De la mortalité a Urujcelle» comparée a celle des autres grandes '^^, VM ; le métne, U paupérisme en Belgique, causes et remède», 4844 ; lo mdme, Budgets
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économiques des classes ouvrières en Belgique : subsistances, salaires, etc. (Extrait da Bulletin de la commission centrale de statistique, 1855) ; le même, De la condition phyxique et morale des jeunes ouvriers, 1843, 2 vol.; Quetclet, De la mortalité selon les saisons (Mémoire de l'Académie des sciences, tome IX) ; le même. De la mortalité aujc différents àtjes de la vie (Bulletin de statistique, tome 1); Quetelet et Smits, Recherches sur la reproduction et la mortalité de l'homme aux divers âges de la vie, Bruxelles, 1832; Visschers iCet écrivain a fait un grand nombre de mémoires, de notes, de propositions relatives à des questions de bienfaisance, aux caisses de prévoyance et aux améliorations à introduire dans les registres de Tétai civil, etc , etc. La plupart de ses travaux se trouvent dans la collection du Bulletin de statistique); Broeckx et Matliyssens, De la mortalité dans la ville d'Anvers, 1843; Bulletin de la commission centrale de statistique, 10 vol. in-4*'. Cette collection coniieut la plupart des travaux de MM. Quetelet, Ducpetiaux, Ueuschling, Fai(|er, Visschers, Smits, etc.; Enquête sur les conditions des classes ouvrières, rapports, mémoires et renseignements de la plus haute utilité, 184t>, 3 vol., publiés par le gouvernement; Commission médicale de la pronnce de Liège, mémoire sur la condition des ouvriers et le travail des enfants dans les mines, manufactures et usines de la province de Liège, 1843; Topographies médicales de divers cantons et communes, par les docteurs Woets, Yrancken, Van Berchem, Janssens (d^Ostende), Patlyn, Ueyien, De Keuwer, etc.; Meynne, Topographie médicale de la Belgique, 1 vol. de (H)0 pages, 1865; Vauholsbeek, Des conditions physiques des dentellières, 186!^ ; Burggraeve, Macrobiotique, OH l'art de prolonger la vie, Bruxelles ; le même. Le livre de tout le monde sur la santé, Paris, iS^i; D** Aug. Jansen, médecin militaire, De l'influence, dans notre climat, de l'usage et de l'abus des alcooliques sur la santé des ouvriers, mémoire couronné par la Société de méd. d'Anvers, 1872; Defuisseaux, Des habitations ouvrières, etc., discours, Bruxelles, 1864; Di* Lebon, Des habitations ouvrières à Nivelles, 1852; Annales des sociétés médicales de Gand, d'Anvers, de Bruxelles. (Ces journaux donnent beaucoup de renseignements sur les maladies habituelles dans nos diverses provinces.)
Publications étrangerrs. — Annales d'hygiène publique, Paris. (Ce recueil est de la plus haute importance pour toutes les questions d'hygiène); Morel, Traité des dégénérescences physiques et morales de l'espèce humaine, Paris, 1857, 1 vol ; Benoiston-de-Chateauueuf, Recherches sur la durée de la vie chez le riche et le pauvre {Annales d'hygiène publique); Perroud, De la tuberculose pulmonaire, Bordeaux, 1861 ; Thysscns, Geschiedkundige beschou' wimg der ziekten in de Nederlanden, Amsterdam, 1824 ; Egeling, Bijdrage tôt de kennis van de gezondheidstoestand der stad Amsterdam, 1861 ; D' Fauvel, Le choléra, étiologie et prophylaxie, Paris, 1868, 1 vol.; Maurice Block, l'Europe politique et sociale, statistique, finances, consommations, ressources, instruction, luxe et misère, etc., Paris, 1869, 1 vol.; E. Bergeret, De fabus des boissons alcooliques, dangers, etc., Paris, 1870; Fonsagrives, De la régénération physique de l'enpèce humaine par l'hygiène de la famille, Paris, 1867.
N. B. Une longue et grave maladie a empêché M. le docteur Meynne de terminer en temps utile le travail sur Thygiène publique et sociale qui devait compléter là géographie médicale. Ce travail sera publié prochainement par M. Meynne lui-même.
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