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subordoiinc «lil confiance dans son chef; il faut que les ordres donnés, au lieu de paraître la manifestation d'une volonté d'autant plus despotique qu'elle est plus ignorante, émanent réellement d'un esprit éclairé, expérimenté; il faut enfin que Tinférieur comprenne bien tous ses devoirs, et qu il ne soit plus guidé par le détestable esprit de routine qui annihile toute initiative et fait du soldat une sorte d'automate. Pour en arriver là, il n'y a qu'un moyen, l'instruction. Dans une armée instruite, le prestige indispensable aux chefs acquiert une importance véritable; les ordres donnés sont intelligents, nettement conçus, clairement exprimés, et, par suite, bien interprétés, exécutés avec zèle et exactitude.
Au point de vue spécial des progrès réalisés dans la science de la guerre, il est devenu indispensable aux offîcieî*s, aux sous-olSeiers et même aux soldats d'avoir une instruction militaire plus complète. Ce que le maréchal de Saxe disait, au siècle dernier, est surtout vrai de nos jours : « La guerre est une science pour les habiles gens et un métier pour les ignorants. »
Les autorités militaires belges ont très-bien compris que leurs efforts devaient porter de ce côté, et ces efforts n'ont pas été impuissants. Poui* s'en convaincre, il suffit de comparer les études qui se firent dans l'armée de 1831 h 1840 aux programmes des connaissances exigées aujourd'hui pour les examens des nombreuses écoles et pour les diverses épreuves que doivent subir les officiers. Depuis quelques années surtout, il s'est produit un mouvement considérable en faveur de renseignement : les programmes des écoles régimentaires ont été modifiés et augmentés ; une école de tir pour l'anillerie et deux écoles de guerre ont été créées ; les sous-lieutenants sont nommés au choix; les lieutenants et capitaines, moitié au choix, moitié h l'ancienneté, et l'avancement au choix n'est donné qu'à la suite d'examens; enfin l'instruction générale et obligatoire est en vigueur.
L'enseignement militaire se donne dans des écoles dont les programmes d'études sont déterminés par des arrêtés royaux. Ces écoles sont de trois catégories : celles des militaires illettrés, celles qui ont pour })ut le recrutement des sous-officiers et caporaux, et enfin celles où l'on forme des officiers pour les différentes armes. Afin de combler les lacunes qui existent entre les programmes des deux dernières catégories, on a institué, dans les régiments d'infanterie et de cavalerie, des cours spéciaux qui permettent aux sousofficiers soilis des écoles régimentaires d'acquérir les connaissances
nécessaires pour entrer à Técole spéciale des sous-officiers. Dans 1 artillerie et le génie, les sous-officiers qui désirent subir l'examen indispensable à l'obtention du grade de sous-lieutenant suivent aussi des cours donnés par des officiers. D'autre part, les chefs de ox)rps favorisent les études des jeunes gens qui désirent se présenter à l'école militaire. Sur les 953 élèves admis pour les armes spéciales, depuis la création de cet établissement jusqu'au "t'^ janvier 1874, on compte 137 sous-officiers, caporaux ou brigadiers, et, des 638 élèves admis pour la section d'infanterie et de cavalerie, 304 sont également sortis des rangs de l'armée. Xa plupart de ces jeunes gens n'avaient, surtout en mathématiques, qu'une instruction très-incomplète en arrivant au régiment, et c'est à la sollicitude, au savoir et au dévouement des officiers sous les ordres desquels ils étaient placés qu'ils doivent d'avoir pu étudier avec fruit les matières de l'examen d'entrée à l'école militai/^e.
.Les diverses écoles de l'armée sont :
1** École des enfants de troupe, à Alost ;
S** École des militaires illettrés : une par régiment ou pai'tie de régiment détachée ;
3" Écoles régimentaires : une par régiment;
4** Cours spéciaux des sous-officiers : dans chaque régiment ou partie de régiment détachée;
H" École spéciale dessous-officiers, à Hasselt;
6** École militaire, à Bruxelles ;
7" École de guerre, à Bruxelles ;
8" École de tir de l'artillerie, à Brasschaet;
9" École de cavalerie, à Ypres ; 10** Établissements divers (instruction pratique).
École des enfants de troupe. — Elle fut créée par un arrêté royal du 15 avril 1847. Depuis 1859, elle est installée à Alost, dans de vastes locaux très-bien appropriés. Cette école a pour but l'instruction et l'éducation morale et militaire des enfants légitimes des militaires ou des employés civils subalternes du ministère de la guerre.
Pour être admis, l'enfant doit être âgé de douze à quatorze ans; s'il est orphelin, on peut, par exception, l'admettre dès Tàge de huit ans. On s'assure, par une visite médicale, que le candidat n'est pas impropre au service militaire. La taille minimum est fixée
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Le candidat proposé doit avoir reçu, au moins, une instruction primaire.
Le personnel de l'école se compose d'un officier supérieur, commandant; 1 capitaine, 7 lieutenants et sous-lieutenants, i médecin, 1 officier payeur et 25 sous-officiers. Il y a aussi 30 soldats pour le service de l'établissement. Au 1" janvier 1873, il y avait 261 élèves. Des règlements déterminent le service journalier.
L'enseignement est uniforme et toutes les matières sont distribuées de façon à i*emplir quatre années d'étude. Il comporte : 1® instruction religieuse; 2® instruction scientifique et morale; 3"" instruction militaire, et 4'' éducation militaire.
L*instruction religieuse catholique est exclusivement dirigée par raumônier de la garnison. Sur la demande des parents, on accorde aux élèves qui appartiennent à un autre culte les facilités désirables pour remplir les devoirs prescrits par ce culte. Toute espèce do dissertation religieuse est absolument interdite aux officiers et aux sous-ofliciers.
L*instruction scientiGque est dirigée, ainsi que les autres parties de renseignement, par les officiers professeurs, d*a[)rès les instructions du commandant de Técolc et en se conformant aux programmes officiels.
L*instruction militaire comporte : \° Tétude des principaux règlements en usage dans rinfanterie ; 2" les exercices, manœuvres et théories pratiques, les exercices d*intonation, la gymnastique, Fescrime, la natation, la danse, la musique vocale et instrumentale. Tous ces exercices ont une très-grande influence sur le développement physique des enfants; d^autre part, leur influence morale n*est pas moins grande : ils augmentent le courage, Ténergie et le sang-froid, ils donnent à Télève uqe plus grande confiance en lui-même et le rendent plus entreprenant; bref, ils ont pour résultat d*augmenter notablement la valeur du jeune soldat.
Les armes sont proportionnées à la taille des élèves. Dans les théories pratiques et les exercices, les enfants de troupe sont divisés en plusieurs classes ; ceux de la 1^® classe y remplissent des fonctions qui, dans Tarmée, sont celles de militaires gradés : instructeurs, chefs de peloton, etc. Cela offre plusieurs avantages : les élèves prennent Thabitude du commandement, car ils donnent des ordres et sont obéis absolument comme s*ils étaient revêtus d*un grade ; ils acquièrent Taplomb indispensable pour paraître devant la troupe et le sang-froid qu*il faut dans Texécution des manœuvres. D^autre part, cette faveur du commandement accordée aux élèves de la V^ classe est un grand stimulant pour les autres. Le goût natiinsl que Tenfant de quinze ans a pour tous les exercices physiques, surtout lorsque ceux-ci sont variés et bien dirigés, Fespoir de passer k une classe supérieure s'il se distingue, et la crainte de subir Thumiliation d*un renvoi à une classe inférieure s*il se néglige font que Ton obtient les meilleurs résultats.
L*éducalion devant avoir pour but de développer chez fenfant les qualités qui font Thonnéte homme en même temps que le bon soldat, tous les membres du personnel de Técole d*Alost, choisis avec beaucoup de circonspection, rivalisent de zèle pour arriver à ce résultat.
Il y a eu moyenne 270 élèves à Técole d*Alost.
A la fin de Tannée scolaire, les élèves qui ont achevé leurs études entrent dans l'armée. Un ordre proclanie les noms des élèves auxquels le ministre de la guerre accorde, en récompense de leur conduite et de leur application, le grade de caporal ou la mention de soldat recommandé. A leur sortie, les élèves ont généralement seize ans.
Écoles des militaires illettrés. — Elles furent instituées, par disposition ministérielle, au mois d*aoùt 1867. Depuis, la loi sur la milice, du 3 juin 1870, a imposé au gouvernement l'obligation dorganiser ces écoles dans tous les régiments. Elles ont pour but d*assurer les bienfaits de Tinstruction primaire à tous les militaires illettrés; ceux-ci sont obligés de suivre les cours de ces ^oles.
c< L'armée, dit le rapport du ministre de la guerre au roi, ainsi appelée à réparer les effets de l'imprévoyance et de l'abstention des familles et des communes, joindra à l'avantage d'améliorer son contingent annuel celui de pourvoir, dans les limites de ses moyens, è la nécessité de répandre de plus en plus Imstruction dans les masses.»
L'enseignement s'y donne en français aux soldats des provinces wallonnes et en flamand à ceux des provinces flamandes; il comprend la lecture, récriture et les quatre règles fondamentales de l'arithmétique. Il y a une de ces écoles dans chaque régiment ou chaque partie de régiment détachée ; elle est sous la direction d'un capitaine ou lieutenant.
Les cours se donnent cinq fois par semaine, du i'*^ octobre au 3i mars et deux fois par semaine, du d*^^ avril au 30 septembre. Toutefois, ils sont suspendus pendant la durée des inspections générales et des grandes manœuvres.
Dans l^artillerie et le génie, certains travaux spéciaux peuvent également nécessiter la suspension de ces cours.
Écoles régimentaires. — Elles furent organisées en décembrel833; on y enseignait aux sous-ofïiciers, caporaux et soldats, la lecture, récriture et les premiers éléments du calcul. Comme on le voit, l'instruction qu'on pouvait acquérir dans ces écoles n'était pas trèsétendue, mais il n'aurait pu en être autrement : le nombre de militaires à peu près illettrés était alors assez considérable dans les cadres inférieurs, l'armée était à peine organisée, et cette organisation ayant été faite rapidement, on conçoit que beaucoup de sous-officiers, caporaux ou brigadiers aient dû leur avancement h d autres qualités militaires que l'instruction.
Du reste, cet état de choses dura peu.
En mars 1838, on créa, à Malines, une école normale destinée
7nO BELGIQIE POLITIQUE ET SOCIALE.
à former des instructeurs et des moniteurs pour les écoles régimentaires, et eu décembre de la même année, on établit deux écoles par régiment. L'une de ces écoles, celle du second degré, prend déjà une certaine importance; on y enseigne la grammaire, l'arithmétique, Thistoire de Belgique, le dessin linéaire, la géographie, l'administration, les premiers éléments de la fortification et les divers règlements militaires.
Un arrêté royal du 18 avril 1871 a réorganisé les écoles régimentaires et approuvé les règlements et programmes d'études de ces écoles et des cours donnés aux sous-officiers. En conséquence, il est établi dans chaque régiment une école destinée à former des sousofficiers, •dos caporaux ou des brigadiers. Dans Tinfanterie, elles sont dirigées par un capitaine; dans les autres armes, elles peuvent être placées sous la direction d'un lieutenant ou d'un àous-lieutenant.
Les officiers, les moniteurs et les élèves ne font pas d*autre service que celui de l'école ; cependant, dans l'artillerie, la cavalerie et le génie, les heures d'études sont combinées de façon que les élèves ne soient pas détournés des théories et des travaux pratiques de leur arme.
Les élèves sont choisis par les chefs de corps parmi les caporaux et soldats qui se distinguent par leur bonne conduite ai leur intelligence; ils suivent les cours pendant deux ans. Ces cours commencent et finissent chaque année de manière que les élèves puissent rentrer au régiment pour l'époque des grandes manœuvres.
Il est aussi établi, près de chaque régiment d'infanterie et de cavalerie, un cours d'étude pour préparer les sous-officiers à subir Texamen d'entrée à l'école spéciale des sous-officiers. Ce cours est tacultatif, mais, une fois commencé, les élèves sont tenus de le suivre jusqu'à la fin. Les sous-officiers qui possèdent les connaissances spécifiées au programme des écoles régimentaires sont seuls admis à suivre ce cours, dont la durée est de deux ans.
Les sous-officiers âgés de moins de trente ans, qui ne suivent pas ce cours, sont astreints à fréquenter une école du soir jusqu*à ce que leur instruction militaire soit complète.
École spéciale des sous-officiers. — Cette école, ainsi que Técole militaire, l'école de guerre et l'école de cavalerie, doit fîaire partie de l'académie de guerre, lorsque cette (Jernière aura pu être définitivement constituée.
L'organisation actuelle de l'école spéciale des sous-officiers n'est
que provisoire. Elle concourt au recrutement des officiers d'infanterie et de cavalerie.
Les sous-officiers dont la candidature à la sous-lieutenance a été admise par le comité des inspecteurs généraux sont présentés par les chefs de corps à Texamen d entrée.
Le programme des cours reçoit chaque année plus d'extension et doit en arriver à comporter toutes les matières exigées pour l'examen A des sous-lieutenants d'infanterie et de cavalerie.
Les études durent un an ; elles sont suivies d'examens de sortie à la suite desquels il est fait un classement des élèves par ordre de mérite. Ce classement sert de base à l'avancement des candidats officiers.
École militaire. — L'école militaire de Belgique ne fut définitivement établie quen 1838, mais, antérieurement à cette époque, l'enseignement militaire supérieur avait déjà reçu une certaine organisation. Au mois d'août 1831, on avait institué, au ministère de la guerre, des cours portant principalement sur les mathématiques, la topographie et les différentes parties de lart militaire; il étaient suivis par des officiers d'état-major et par des aspirants d'artillerie. La fréquentation de ces cours était facultative à tous les officiers de la garnison de Bruxelles. Biento'. cette école militaire provisoire prit une plus grande importance : des programmes furent arrêtés et publiés en 1834, l'admission à l'école fut subordonnée à un examen d'entrée, et il en fut de même pour la sortie. Des officiers de toutes armes y venaient achever leurs études. La même année, on annexa à cette école une section de lieutenants et de sous-lieutenants, aspirant à entrer dans le corps d etat-major. L'enseignement militaire supérieur subit encore divers changements et ne fut entièrement organisé que quatre ans plus tard.
La loi du 18 mars 1838 créa une école militaire destinée à former des officiers pour Tinfanterie, la cavalerie, l'artillerie, le génie, le corps d'état-major et la marine. Deux arrêtés royaux du 5 et du 15 avril 1840 déterminèrent tout ce qui est relatif au personnel, aux études et aux règlements. Depuis, le programme des connaissances exigées pour l'admission a été étendu. Les cours de l'école militaire ont suivi les progrès de la science et, par suite, ont pris un assez grand développement.
D'autre part, plusieurs cours ont été introduits dans l'enseignement : l'histoire et la géographie militaires, la géologie, l'hygiène et les exercices pratiques sur ce cojurs, etc. Le cours de probabilités, qui avait été abandonné pendant quelques années, a été repris en 1864.
Toi BKLOlyLE POLITIQUE ET SOCIALE.
L élude (les langues tHraiigères est devenue obligatoire peudaiit tout le séjour des élèves à Técole militaire et à Técole d'application. Ce qui est relatif aux exercices pi'atiques a surtout été considérablement modifié, et le régime intérieur a subi» depuis une douzaine «laRoées, de notables amélioi*ations.
L école militaire est actuellement destinée à former des offîciei*s pour Tartillerie, le génie, Tinfanterie et la cavalerie.
Les admissions ont lieu par voie de concours. Ces concours sont distincts pour les armes spéciales et pour rinfànterie et la cavalerie; ils n*ont pas lieu à la même époque de Tannée, et, dans aucun cas, Texamen subi pour les armes spéciales ne peut faire classer le candidat sur la liste pour Tinfanterie et la cavalerie.
Pour être admis à concourir, le candidat doit justifier : 1** qu*il est Belge ou naturalisé, ^ qu il a plus de seize ans et qu'il en comptait moins de vingt au 1^' janvier de Tannée courante. Par exception, les militaires des corps de Tarmée sont admis à concourir jusquà Tàge de vingt-cinq ans; mais, pour jouir de ce bénéfice, il faut qu'ils aient deux années de service, ou qu'ils soient entrés dans Tarmée avant Tàge de vingt ans.
Un programme spécial détermine les conditions et les connaissances exigées pour le concours et pour l'admission.
Le personnel de l'école comprend : un commandant et dii-ecteur des études, un commandant en second, deux examinateurs permanents, un capitaine instructeur et deux adjoints, quatre inspecteurs des études et quatre officiers en remplissant les fonctions, un capitaine instructeur d'équitation et deux adjoints, quinze professeurs et quinze répétiteurs dont deux remplissent les fonctions d'inspecteur des études, un médecin, un aumônier, un préparateur de chimie, un mécanicien, un secrétaire, un économe, un dessinateur et divers employés, domestiques, etc.
L'enseignement donné à l'école comporte : 1® Tenseignement scientifique, théorique et pratique; 2^ Tenseignement militaire proprement dit : exercices, natation, équitation, etc.
Les élèves sonl appréciés, non-seulemenl aux examens de fin d*anD^, mais aussi pendant toute la durée des cours. Tout travail produit par Télève : éludes scientifiques, travaux graphiques ou autres exercices divers, etc., tout est coté, et ces diverses cotes entrent avec leurs valeurs relatives dans le classement généraL Ce mode d'appréciation permet de déterminer assez exactement le rang de mérite réel que chaque élève doit occuper dans sa promotion.
L'année scolaire étant terminée, les élèves subissent, sur les ma-
ENSEK.NKMKNT MILITAIRK. 7S3
lières principales enseignées, des épreuves qui ont lieu devant des examinateurs permanents et des examinateurs temporaires nommés par le ministre de la guerre. Les examens de sortie de la section d'infanterie et de cavalerie, de passage à la quatrième année d étude et de sortie de l'école d'application, ont lieu devant une commission nommée par arrêté royal.
Le classement pour la sortie se fait d'après le travail des deux dernières années d'études. Les élèves qui ont obtenu une moyenne générale de 10 sur l'ensemble de tous leurs travaux de l'année, examens compris, sont proposés par le jury pour passer dans une division supérieure, ou, à la fin de leurs études, pour entrer, avec le grade de sous-lieutenant, dans l'arme à laquelle ils se destinent.
Armes spéciales. — La durée des éludes est de quatre années. Les élèves de la 1"" année forment la S'' division; ceux de la ^ année, la 2* division, et ceux de la 3' et de la 4* année, la !■* division; les élèves de celle-ci sont sous-lieutenants et, à leur passage dans la 4* année d'étude, ils sont désignés pour la section du génie ou pour la section d'artillerie. (Pour le progi*amme des cours, voir à la bibliographie.)
Quant à l'instruction militaire, dès leur entrée à l'école, on enseigne aux élèves les divers exercices de l'école du soldat ; cette partie de l'instruction leur est donnée par des élèves de la 2*^ année, sous la direction des officiers instructeurs. Loi'squ'elles connaissent suffisamment ces exercices, les recrues passent à l'école de compagnie puisa l'école de bataillon. Les élèves font aussi de nombreux exercices d'escrime, de gymnastique, de natation et d'équitation.
Section d'infanterie et de cavalerie. La durée des études est de deux années. Les méthodes d'enseignement et le mode d'appréciation des élèves sont les mêmes que pour les divisions d'armes spéciales. Les élèves qui ont obtenu, pour l'ensemble de leurs travaux des deux ans, examens compris, une moyenne de 10 points sur 20, sont proposés par le jury pour le grade de sous-lieutenant d'infanterie. Ils sont nommés, d'après leur numéro de mérite, à mesure qu'il se présente des emplois vacants. Ceux qui se destinent h la cavalerie sont détachés à l'école de cavalerie, et n'entrent définitivement dans l'arme que lorsque leur instruction de cavalier est complétée. (Voir le programme des cours.)
Quant à l'instruction militaire pratique, elle est la même qu'à la S"" et à la 2^ division d'armes spéciales.
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