II. ROUTES
Aperçu historioue. — Dès le xvii* siècle, les provinces belgiques avaient déjà un développement assez considérable de bonnes routes pavées. Sous le règne de la maison d'Autriche et particulièrement de Marie-Thérèse, on construisit des routes nouvelles et on relia entre elles celles qui existaient déjà. A très-peu d'exceptions près, toutes les routes étaient construites, par voie de concessions de péages, par les provinces, par les villes et même par les particuliers. En 1795, les routes de l'État, les routes provinciales et les routes concédées
KAi> lŒLGlUDE POLITIQUE ET SOCIALE.
présentaient un développement de 450 lieues (de o kilomètres). Parmi les plus longues lignes existant à cette époque, étaient celles de Bruxelles à Alost, Gand, Eecloo, Bruges et Nieuport; à Louvain, Tirlemont, Saint-Trond, Liège, Battice et Verviers; à Vilvorde, Malines, Contich et Anvers; à Hal, Braine-le-Comte, Soignies, Mons etQuiévrain; à Braine-FAUeud, Nivelles, Senefle et Binche; celle de Hal à Enghien, Ath, Leuze et Tournai; celles de Bruges à Thourout, Roulers et la frontière à Menin; à Iseghem et Courlrai, et de là, dune part, à la frontière à Mouscron, d'autre part, à Tournai et la frontière à Bleharies; celles de Gand àDeynze, Courlrai et Menin; à Audenarde, Renaix, Leuze et la frontière à Bon-Secours; celles de Mons à Ath ; à Quiévrain, à Saint-Ghislain, Bary et Tournai; à Beaumont et Chimay; celles deNamur à Nivelles; à Louvain, à Huy et Liège, à Ciney et Marche ; à Dinant et Givet ; celles de Liège à Havelange et Ciney, et plus tard à Dinant; à Sainl-Trond; à Tongres, Hasselt et la frontière à Lommel ; à Beaufays, Theux et Verviers; celle d'Arlon à Neufchâteau, Recogne, Neupont, prolongée sous le gouvernement des Pays-Bas jusqu'à Dinant.
Pendant l'occupation française, aucune route nouvelle ne fut créée; seulement on acheva quelques tronçons de routes qui ensemble ne présentent pas un développement de plus de 38 lieues. Ainsi on fit un tronçon reliant Lokeren à Saint-Nicolas, pour compléter la route de Lokeren à Gand et de Saint-Nicolas à l'Escaut à Anvers; d'Audenarde à Grammont, de Binche à Charleroi.
Pendant la durée du royaume des Pays-Bas, on remit en bon état les routes principales, et on en construisit plusieurs nouvelles formant une longueur totale de 160 lieues. De cette époque datent : la route de Malines à Termonde et Wetteren; de Bruxelles à Ninove; de Wavre à Gembloux et Namur ; de Tirlemont à Gembloux et à la route de Nivelles à Namur; de Marche à Bastogne et Martelange; de Charleroi à Philippeville, Mariembourg et Le Bruly; de Philippeville à Dinant.
Depuis 1830 un développement considérable a été donné aux voies de communication, tant des routes que des chemins de fer et des voies navigables. Ainsi en 1830, le développement total des routes de l'État, des routes provinciales et des routes concédées était de 648,26 lieues, tandis que, au 31 décembre 1871, il était de 1312,43; l'accroissement a donc été, dans cette période, de 804,17 lieues de fi, 000 mètres. De cette période datent, entre autres, les routes de la province d'Anvers, du Limbonrget (.Ui Luxembourg,
telles que celles de HasseltàSaint-Trond; h Diest, \Vesterloo,Gliool et Turnhout; de Westerloo à Boisschot et Maliiies; 5 Herenthals et Lierre; de Ciney à Saint-Hubert et Recogne; de Saint-Hubert à la Roche et Viel-Salm; de Neufchàteau à Bastogne, Houffalize, Fraiture et Remouchamps.
Le tableau suivant présente les accroissements successifs des routes depuis 1795 jusqu'à la fin de 1871.