ÉCRIVAINS ORIRXTATX. — S. CYRILLE T) 'ALEXANDRIE
li-ois premiers livres de Julien, lesquels s'occupent surtout des rapports du judaïsme avec le paganisme et du christianisme avec le judaïsme, des prétendues contradictions qui se trouvent dans les Evangiles et de quel(]ues points de lEcritiu'e sainte. L'auteur impérial caractérise lui-môme son œuvre en déclarant au commencement qu'il l'entreprend pour combattre une conjuration entreprise par les Galiléens en faveur d'une invention huniaine. Le christianisme n'a rien de divin : il repose sur un abus de la partie inférieure de l'âme, qui, étant portée aux choses fabuleuses, enfantines, déraisonnables, entasse mille récits miraculeux à l'appui de la vérité. Cyrille cite constamment les textes de son adversaire, et les fait suivre de ses réfutations. On y trouve quantité d'excellentes choses, bien qu'elles ne soient pas toujours exactes ^
Ouvrages dogmatiques et polémiques.
En dogme, saint Cyrille a surtout déployé son activité dans les querelles nestoriennes ; cependant nous avons de lui plusieurs ouvrages sur la Trinité, tels que :
1 . Thésaurus de sancta et consubstantiali Trinitate, où il justifie ce dogme contre les ariens et les eunoméens. Ce traité, un des plus importants de l'auteur, se distingue par sa méthode, laquelle est évidemment empruntée à Aristote et rappelle celle des scolastiques. La doctrine est comprise dans trente-cinq assertions, et les arguments sont en forme de syllogismes. Il y prouve à la fin la divinité du Saint-Esprit avec beaucoup de développement et de clarté.
Vient ensuite la réfutation des objections contre les hérétiques.
2. Des sujets à peu près identiques sont traités dans les sept dialogues : Quod consubstantialis et coœternus Deo et Patri sit Filius, adressés à un prêtre nommé Hermias.
3. Le même sujet, sous une forme abrégée et populaire, destiné à affermir les fidèles et instruire les hérétiques, est traité dans l'opuscule : De sancta et vivifica Trinitate'-.
Les ouvrages qui s'occupent de la personne de Jésus-Christ, avec rapport plus ou moins immédiat au nestorianisme, sont :
' Migne, l. LXXVI; cf. Kellner, Hellénisme el Cliristianisme. — ^ A. Mai, Bihl. nov. Pair.: Migne, t. LXXY.
430 PATROLOGIK.
De incarnati.one IJnigeniti, et quocl Christus sit umis ac Domi- )ius, en forme de dialogue; 2. Quod iinus sit Christus; 3. Scholia de incarnatione Domini, et 4. De humanitate Ch?isti, publié pour la première fois par Ang. Mai; 3. Adversus Nesforii blasphemias contradictionum libri V; 6. le petit dialogue avec Nestorius : Quod sancta Virgo Deipara sit et non Christipara , édité par Mai, de même que 7. Aôyoç xaTà rwv
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des actes officiels, soit des écrits de circonstance adressés à des fonctionnaires en faveur des orthodoxes ; 8. Ad religiosissimum imp. TJieodosium liber de recta in Dominum )io^trum Jesiim Christimi fide ; 0. deux mémoires adressés à Eudoxie, femme de Théodose, et à sa sœur sainte Pulchérie, sous ce
titre : riooTsiwvïiTiy.o; Tat; ivTîoîTTâTOi; py.iù.iGi'x.Li.
Par cette série d'écrits contre le nestorianisme, dont Tunique sujet, envisagé sous les aspects les plus divers, est la personne de Jésus-Christ, on peut juger du zèle de saiiit Cyrille pour la doctrine orthodoxe. Joignez-y encore d'autres mémoires destinés à dissiper la méfiance et les malentendus que sa doctrine faisait naître dans l'école théoiogique d'Antioche, qui trouvait quelques-unes de ses expressions entachées d'apollinarisme ou d'arianisme, et blâmait la condamnation de Nestorius. Saint Cyrille, dans le but de la rallier aux orthodoxes, écrivit : Explicatio XII capitum ; Apologeticus pro XII capitibus adversus orientales episcopos, surtout contre les accusations d'André de Samosate ; une Lettre à Evoptius pour défendre les douze anathématismes attaqués par Théodoret ; Apologeticus ad piissiniwn imp. Theodosium, où il se justifie d'avoir combattu le nestorianisme au concile d'Ephèse, et de s'être élevé contre le parti d'Antioche .
Travaux d'exégèse.
Ces travaux ont été prodigieusement agrandis par les publications d'Angelo Mai '. Ce sont : 1. des commentaires proprement dits : viy.vjoy., interprétation ornée de morceaux choisis dans le Pentateuque ; des commentaires sur les Psaumes, Isaïe, les douze petits prophètes, saint Luc, saint Jean, sur les
' Voir Migne, t. LXVIII-LXXIV, sér. gr.