I. Socrate remplissait à Constantinople les fonctions davo
cal ou de <■ scolastique, » comme lui-même s'exprime, sous Théodose II. Son Histoire ecclésiastique (sept livres) commence à l'abdication de ûioclétien (305) et finit en 439. On y remarque une prédilection particulière poui" l'ordre monastique et un certain penchant au rigorisme ; de là l'indulgence qu'il témoigne à Novalien , sans nier qu'il soit hérétique. Impartial et exact sur la -chronologie , il est moins sûr en matière dogmatique ' .
II. Sozomène (llermias Sozomenus, Salamanes, ou Salaminius), né à Béthel, près de Gaza, eut pendant sa jeunesse de fréquentes relations avec les moines de Palestine ; c'est à l'un d'eux qu'il a emprunté le surnom de Salamanes. II étudia à Béryte et fut avocat à Constantinople. Comme historien, il est inférieur à Socrate et n'est pas toujours sûr. Multa mentitur, disait de lui Grégoire le Grand ^ et le Saint-Siège refusa d'approuver son travail. Son Histoire ecclésiastique (^neuf livres), dédiée à Théodose II, devait s'étendre de 30-4 à 439, mais elle s'arrête à 423. Nous n'avons plus un autre travail historique, en deux livres, qui se terminait à la déposition de Licinius\
III. Nous parlerons de l'Histoire de Théodoret au paragraphe suivant.
lY. Quoique plus ancien que les auteurs nommés, Philostorge est toujours cité après eux depuis Henri de Valois. Partisan des eunoméens, il lit de son histoire une apologie de l'ariauisme, qui lui semblait la plus ancienne forme de la doctrine chrétienne. Elle embrasse la période de 320 à 423. Il n'en reste qu'un long extrait dû à Photius et quelques passages cités par d'autres auteurs.
Editeurs : Valesius, Par., 1659-73, t. 11. Philostorg., t. IV. Reading, C-mtabr., 1720; Migne, Socrat. etSozom., sér. gr., t. LXVll; Philostorg., t. LXV. Cf. Holzhausen, De fontibus quibus Socr., Sozom. ac Théodoret. usi sunt, Gott., 182o,
Y. Gélase, évéque de Cyzique au cinquième siècle, travailla à une histoire i trois livres) du premier concile de Nicée, où
•• Voyez sur l'édition de Hussej l'article de Nolte et de nombreuses corrections du texte, dans la Revue de Tubingue, 1859. » EpiU. XXXI, lib. VI. — ' Voir ci dessus, note 1.