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AUTEURS LATI.NS. — S. ZÛ.NON DE VÉRONE

Operis S. Optât., prim. éd., Mogunt., I.'U!) ; Paris, infiS, et mieux 1631, cum observ. et not. Albaspimci; la meilleure, de Dupin, Paris, 1700; Amstel., 1701, et Antw., 1702 ; dans Oberthur, cum not. sélect., Wirceb., 1790, 2 vol.; Gallandi, Bibl., t. V; Migne, sér. lat., t. XI; cum litter. apparat., par Dupin et autres. Cf. Tillemont, t. VI; Ceillier, t. VI, éd. 2«, t. V.

§ 70. Saint Xénon de Vérone (mort vers 380) ; Pliilastre de Bresse (mort vers 387).

Voir les dissertations et les Prolégomènes de Ballerini et de Bonnacchi sur Zenon, et la préface de Galeardi sur Philastre, dans Migne, sér. lat., t. XI.

J. Eu l'absence de données suffisantes sur la vie de Zenon, ou ignore s'il naquit en Grèce, en Syrie, ou, à cause de sa diction latine, en Afrique. Huitième évêque de Vérone à partir de 362, sous l'empereur Julien, il défendit persévéramment la doctrine orthodoxe contre l'arien Auxence, évèque de Milan, maintint la discipline ecclésiastique, convertit un grand nombre de païens, donna, dit-on, des preuves d'une charité peu commune aux prisonniers ariens et aux victimes de la guerre, et mourut vers 380 en qualité de confesseur.

De ses travaux littéraires , inconnus de l'antiquité chrétienne, nous possédons seize discours (traités) longs et quatrevingt sept courts : on les trouve parmi les nombreux écrits que lui attribuent les premières éditions de Venise (1508) et de Vérone (1516). Les frères Ballerini les croient authentiques; mais tous les doutes ne sont pas dissipés. Les discours, dont les uns sont fort coiu-ts, les autres morcelés, ont été, selon les Ballerini, recueillis de ses papiers après sa mort. On a souvent discuté de nos jours sur la valeur dogmatique de ces discours : Borner, s'appuyant sur Pétau, pense que l'auteur, servant de transition entre Tertullien, Hippolyte et Denis de Rome, vivait dans le troisième siècle.

Editions des Ballerini, Vérone, 1739; Aug. Vind., 17o8; Gall., Bibl., t. V; Migne, t. XI ; Tillemont, t. IV; Ceillier, t. VI; Fessier, t. I; Schutz, Zenon., episc. Veron., doctrina christ., Lips., 1854; Zazdzewski, Zeno Veron. episc, Uatisb., 1802; Herzog, Real-Eiicycl., t. XYllI.

H. Philastre naquit en Espagne ou en Itahe dans l'époque agitée de l'arianisme naissant. Pendant ses lointaines mis-

sions, il combatlit avec une égale ardeur les ariens, les païens et les juifs ; les mauvais traitements ne purent ralentir son prosélytisme. On dit qu'il s'opposa vigoureusement à la promotion d'Auxence sur le siège de Milan. Nommé lui-même évêque de Bresse, il mourut vers 387, après ime carrière féconde en résultats.

Evèque, il continua de combattre contre l'hérésie, et composa, à l'exemple de saint Epiphane, son livre des Hérésies, en se servant de l'ouvrage grec de son devancier. Saint Augustin s'étonne que Philastre, beaucoup moins savant et moins exact que saint Epiphane, ait compté un bien plus grand nombre d'hérésies ; saint Epiphane en avait cité quatre-vingts ; à ce nombre Philastre en ajoute soixante-seize. Il n'avait pas une notion exacte de l'hérésie. Cet ouvrage, « lu avec prudence, » dit Bellarmin, peut rendre des services; il a toujours été estimé et il l'est encore.

Première édition du livre des Hérésies, par J. Sichardus, Basil., lo^S, souvent réimp.; cum notis Fabricii, Hamb., 1721, in-8° ; avec des additions aux notes de Fabr., éd. Galeardus, Brix., 1738, et Aiig. Vind., 1757, in-4°: cum Vita Philastrii per Gaudentium, ejus succès., et la description des six nouvelles hérésies, d'après un manuscrit du couvent de Corbie; avec de nouv. supplém., dans Gallaudi, Bill., t. Vil; Migne, t. XII, sér. lat.; (Eliler, Corpus hœreseolog., Berol., 1856, t. I; Tillemont, t. VIII ; Ceillier, t. VI; 2^ éd., t. V.

§ 71. Saint AiMbroise, évèqjae de Slilau (mort eu 397).

Vita S. Ambrosil, a Paulino, ejus notario; autre Biographie tirée de ses écrits dans les Prolégomènes de l'éd. bénéd., avec une excellente indication des dates pour sa vie et ses œuvres.

Ambroise, fils d'un préfet des Gaules de ce nom, naquit vraisemblablement à Trêves entre 335 et 340. Sa famille comptait parmi ses aïeux un grand nombre de consuls et de hauts fonctionnaires. Après la mort de son père (vers 350), il fut, très-jeune encore, conduit à Rome avec sa mère, sa sœur aînée Marcelhne, et son jeune frère Satyre, pour y continuer ses études.

Entré dans le barreau, il plaida des causes avec tant d'éclat, qu'il fut nommé procurateur de la Ligurie et de la province EmiUe. Milan fut le siège de sa résidence. L'évèque de cette

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