AUTEURS LATINS. — MARIUS MERCATOR, J. CASSIEN
patrie, ilicLuurua en Atiique, Ici se termineut les renseigm;ments que nous avons sur lui. (Voy. Gennade, De script, ceci., c. xxxix).
D'autres ouvrages de lui sont perdus ; plusieurs, tel que : Qiiœstiones de Trinitatc et aliis Scriptiirse sacras locis, lui sont faussement attribuées ' .
Edit. de l'Histoire, August. Vind., 1471, in-fol.; Venet., 1485; avec VApologie, par Fabricius, Colonn., 1578, 1582; la meilleure, par Haverkamp, Lud. Batav., 1738, in-4°; Gallandi, Bibl., t. IX; Migne, sér. lat., t. XXXI.
IL Marins Mercator, laïque, né en Italie ou en Afrique, fut aussi un admirateur et un apologiste fervent de saint Augustin. Pendant son séjour à Constantinople, il prit une part active à la querelle de TS'estorius et de Pelage, et traduisit du grec en latin et du latin en grec plusieurs ouvrages sur ce sujet. Dans son Com?nonitorium à Théodose (429), il engage l'empereur à expulser Célestius et les autres pélagiens.
Ses autres ouvrages sont : Co?mnonitorium adversus hœresim Pelagii et Cœlestii, ou : In scripta Juliani. Garnier a prétendu que la majeure partie de cet écrit devrait être intitulé : Liber subnotationum in verba Juliani. Comme Julien en appelait à Théodore de Mopsueste, Marins écrivit la. Béfutatio?i du symbole de Théodore, oi\ Expositio pravee fidei Theodori, et Comparatio dogmatum Pauli Samosateni et Nestorii.
Opéra, éd. Brux., 1673 (incompl.j. Complet : Garnier, Par., 1673, iufol.; mieux par Baluze, Paris, 1654; Gallandi, t. VllI; Migne, sér. lat., t. XLVIll.
III. Jean Cassien i^mort vers 435), dont le pays et le jour natal nous sont inconnus, fut élevé dans un couvent de Bethléem, où il contracta avec Germain une amitié indissoluble. Passionnés tous deux pour la vie cénobitique, ils visitèrent ensemble l'Egypte, ce berceau des ordres religieux (vers 390-397). A Constantinople^ Cassien fut promu au diaconat par saint Chrysostome, qui lui imprima aussi sa direction théologique. Quand ce maître bien-aimé, dont il avait porte la lettre a Innocent I", fut parti pour l'exil, il alla fonder à Marseille, sur le modèle des couvents orientaux, deux établis-
' Ed. Paris, 1333.
sements religieux (415),' qui en suscitèrent plusieurs autres dans la Gaule et l'Espagne. Les écrits conservés de lui sont :
\. De insiitutis cœnobiorum libri XII (vers 417), composé à la demande de Castor, évèque d'Apta Julia, dans le sud de la Gaule. Les quatre premiers livres décrivent les institutions, le régime, les règles, etc., des couvents orientaux; les huit derniers traitent des vices capitaux, communs aux religieux comme aux autres hommes (gastrimargia, fornicatio, philarrjyria, ira, tristitia, acedia ou anxietas cordis, cenodoxia, superbia). Après avoir surmonté ces vices, on parvient au sommet de la perfection en passant par les degrés suivants. On commence, selon les Provei^bes, ch. i, par la « crainte du Seigneur ; » de la crainte naît la « componction du cœur, » de celle-ci le « renoncement, » ou le « mépris de toutes les richesses, » puis « l'humihté » et la « mortification des volontés » et « l'expulsion des vices. » Sur un sol ainsi purifié naissent et croissent les « vertus, >> qui en mûrissant donnent la « pureté du cœur » et la « perfection de la charité, » et font le bonheur de l'athlète spirituel (liv. V, ch. xliu). La propriété de ces termes latins ne permet pas de croire que l'original fût en grec. Saint Benoît, Cassiodore , Grégoire le Grand, etc., en recommandaient la lecture.
2. Collationes Pat mm, in Scythica eremo (vingt-quatre chapitres), entretiens spirituels de Cassien et de Germain avec les moines d'Egypte sur la perfection de la vie chrétienne et ses conditions. Dans la treizième conférence , justement attaquée dans la suite, sur la grâce et le libre arbitre, Cassien, invoquant le témoignage de Zachée et du bon larron, a développé le système semipélagien '. Il en fut repris par saint Prosper, qui l'accusait justement « d'avoir, par son érudition, mis une arme redoutable aux mains des adversaires de la
* On lit dans cette conférence XIII, ch. xn : « Cavendum est nobis ne lia ad Dominum omnia sanclorum mérita referamus, ut uiiiil nisi quod malum ac perversum est liumana; adscribamus uaturse. » — Ch. xi : « Sin vero gialia Dei semper iiispiruvi bonœ voluntalis pnncipia dixernans^ quid de Zacchœi fide, quid de illias in cruce latronis pielale dicemus, qui desiderio suo vim quamdam regtiis oœlestibus inferentes, specialia vocationis mouita praevenerunt » (contre saint Augustin]? — « Cunsummalionem vero virtulum et execulionem niandatorUm Dei, si nostro depulaverimus arbitrio, quomodo oramus : Cunfirniu Deus, quod op^raLui «s in nobis » (contre Pelage; ?