IX. A ces autem's du sud de la Gaule il faut ajouter encore
< Lib. VI et VIT.
« Quid enim simile apud barbares? Ubi apud illos circenses, ubi theatra, ubi scelus diversarum impuritatuin? Hoc est spei ncstrse ac salutis excidium. — Sed videlicet responderi hoc potest non in omnibus hsec Romanorum urbibus afri. Verum est. Etiam plus ego addo, ne illic quidem nunc agi ubi semper acta sunt antea. Non enim hoc agitur jam in Moguntiacensium civitate, sed quia excisa alque delela est. Non agitur Agrippinfe, sed quia hostibus plena. Non agitur in Treverorum urbe excellentissima, sed quia est quadruplici eversione prosfata ^VI, vu et vin). —Circenses ergo Treveri desideratis, et hoc vastati. hoc expugnati, post cladem, post sanguinem, post supplicia, post captivitatem, post tôt everso; urbis excidia (VI, xv)? — Il dit de l'Afrique : Circunisonabant armis Cirtam atque Carthaginem populi barbarorum. et Ecclesia carthaginiensis insaniebat in circis, luxuriabat in theatris. Pars plebis erat foris captiva hostium, pars intus ca^itiva vitiorum. Alii foris jugulabantur, alii intus fornicabantur, etc. — A celte affreuse corruption Salvien oppose la moralité des barbares : Impudicitiam nos diligimus, Gothi execrantur; puritatem nos fugimus, illi amant; fornicatio apud illos cri-
men atque discrimen est, apud nos decus Et miramur si terrse vel
Aquitanorum vel nostrorum omnium a Deo barbaris datas sunt, cum eas quas Romani poUuerunt foruicatione, nunc mundent barbari castitate [De gxihsrn., VI, vu).
^ Ou Ad Ecclesiam catholirnm, comme Salvien 'ep. ix] les nomme luiinâme. — ♦ Cit. du trad.
AUTEURS LATINS. — S. LÉON LE GRAND. 57l
Sidoine Apollinaire, fils d'un préfet du prétoire. Né à Lyon vers 430, il fit d'excellentes études et se distingua comme orateur et comme poète. Appelé à Rome par l'empereur Anthémius, le discours qu'il prononça le 1" janvier 4G8 le flt nommer premier sénateur, préfet de la ville et patrice. Peu satisfait de tous ces honneurs, il retourna dans son pays et devint évéque de Clermont en Auvergne. Il entretint des relations assidues avec saint Loup, évéque de Troyes, qu'Apollinaire appelle le père des pères, Tévèque des évoques, le chef des pasteurs de la Gaule. Saint Loup ayant préservé Troyes des ravages d'Attila, de même que Léon le Grand en avait préservé Rome, on disait plus tard qu'un lion et un loup avaient pu seuls détourner la verge de Dieu*. — Retenu quelque temps prisonnier après la prise de Clermont par les Visigolhs, Sidoine remonta sur son siège et mourut eu 482 ou
11 ne reste de ses écrits, en prose et eu vers, que neuf livres de lettres et vingt-quatre pièces de vers. Son style, assez coulant, est souvent artificiel et ampoulé.
Optm, éd. Savarus, Par., 1599, 1509; éd. Sirmond, Par., 16o2, 1696; Gallandi, Bibl.. t. X; Migne, sér. lat., t. LVIII. Cf. Greg. Turon., Eist. Franc, II, 21-2o;Gennade, De script, eccl., cap. xcn; Tillemont, t. XVI; Ceillier, t. XV; 2'^ éd., t. X.
§ 78. Saint Léon le Grand, pape (mort en 461).
Cf. Balier. Prœf. générât, in ope/'. S. Léon., et Quesnelli Prœf. de son édit.; Schœnemaiin, Notit. hist. litt. in S. Léon., in Migne, série latine, t. LIV.
La vie de Léon, jusqu'au temps de son diaconat à Rome, est complètement inconnue; on ignore même s'il naquit à Rome ou en Toscane. Les premières nouvelles qu'on ait de lui datent de 418, époque où un acolyte nommé Léon fut envoyé de Rome à Carthage pour y porter la décision du pape Zosime touchant le pélagianisme ; on ignore, du reste, si ce Léon était le même que celui qui fut pape sous ce nom. Ce qui est sur,
' Voir deux lettres conservées de saint Loup dans Gallandi, Bibl., ». IX; Migne, sér. lat., t. LVIII.
c'est que Léon, diacre romain, jouissait déjà d'un grand crédit sous le pape Céleslin (422-432), et fut employé dans d'importantes négociations, entre autres pour examiner le semipélagianisme dénoncé à Rome par saint Prosper. C'est lui aussi qui engagea Cassien, disciple de saint Chrysostome, à écrire contre les nestoriens. Il n'eut pas moins d'influence sous Sixte III (432-440). En 439, Julien d'Eclane, pélagien, trouva en lui un adversaire habile et vigoureux. Cette même année, l'empereur l'envoya dans les Gaules pour apaiser le différend qui avait éclaté entre les deux généraux Aétius et Albin. Sixte III étant mort sur ces entrefaites, on lui fit savoir par une députation qu'il avait été choisi unanimement pour lui succéder.
Porté sur le Siège de saint Pierre dans un temps où la plus grande confusion régnait dans le monde politique et religieux, il se montra un des papes les plus éminents en exposant aux regards de tous l'idéal de la primauté pontificale, et en le réalisant dans toutes les sphères de la vie ecclésiastique par son activité universelle. Par sa confiance en Dieu, par la fermeté et la noblesse de son attitude, il sauva Rome qui allait être pillée par les Huns d'Attila (452), et il la préseiTa des fureurs du Vandale Genséric (455), qui se contenta de la pUler.
Sa vigilance comme chef de l'Eglise est attestée par ses admonestations sévères aux évèques de Mauritanie, d'Egypte et de Sicile, par sa conduite énergique contre Anastase, évêque de Thessalonique, contre Hilaire, archevêque d'Arles, etc.; par sa lutte contre les hérésies, notamment contre le manichéisme, le pélagianisme et le monophysitisme ; par ses fréquentes prédications et son zèle pour la magnificence du culte religieux. Il mourut en 401. et fut mis au nombre des docteurs de l'Eglise par Benoît XIY, à l'instigation des frères Ballerini, qui avaient dédié à ce docte pape leur édition des œuvres de saint Léon : Foî'te tibi, cid nihil jucinulins quam sanctoriim cultum promovere, quique pecuUare tuum ergo sanctum Leonem studium . . . demonstrasti, hœc laus rese7'vata est, ut qui magnus es tnagni Leonis successor et œmulator, tantum pontificem doctoris titulo exoimes hujus editlonis occasione, quas dum ipsius opéra, jubente ac opitulante te, adpuriores codices exacta et illustrata, tuoque nomini imcripta in