‹ PatrologieChapitre 74 sur 143 · AUTEURS GRECS. — PROCOPE, COSMAS, ETC · texte numérisé non relu

AUTEURS GRECS. — PROCOPE, COSMAS, ETC

întilulé : Théopliraste, ou de l'Immortalité des âmes et de la résurrection des corps. Dans Migne, sér. gr., t. LXXXV, d'après l'excellente édition de Boissonade.

III. Son contemporain et son ami le sophiste Procope de Gaza, maître de Choricius, a écrit un panégyrique de Tempe • reur Anastase, deux discours sur la construction de Téglise de Sainte-Sophie à Constantinople, des commentaires sur le Pentateuque, Isaïe, les Proverbes, le Cantique des cantiques, et cent quatre lettres (Migne, sér. gr., t. LXXXVII, part, i, uetni).

IV. Cosmas, surnommé Indicopleustes (voyageur dans l'Inde), marchand d'Alexandrie, avait fait plusieurs voyages dans lEgypte, lEthiopie et autres régions de l'Orient. Revenu en Egypte, il y vécut en ermite et écrivit, vers 540, sous l'empereur Justinien, un topographie chrétienne en langue grecque. Le douzième et dernier livre est incomplet *. Cosmas se propose de décrire la terre uniquement d'après les notions fournies par la Bible ; selon lui, elle ressemble à une grande maison sur laquelle le ciel repose comme une voûte ; il croit que les astres sont mis en mouvement par les anges. Aussi, daas le premier livre, s'élève-t-il avec beaucoup de zèle contre le système de Ptolémée, à qui il oppose ses propres idées dans le second livre, en essayant, au troisième et au quatrième, de les prouver par la Bible. Il traite aussi avec détail de l'étendue et de la durée de la terre, du soleil et de ses mouvements. Entre les descriptions des pays qu'il a parcourus, on a toujours attaché un intérêt particulier à celle de l'île Taprobane (Ceylon) au onzième livre et du monument adulitain. Les géographes modernes les ont utilisées.

V. Jean Scolastique, patriarche de Constantinople depuis 564. Aux collections du droit ecclésiastique occidental, aux quatre-vingt-cinq canons des apôtres, aux canons des conciles de Césarée, d'Ancyre, de Néocésarée, de Sardique, de Gangres, d'Antioche, de Laodicée, de Constantinople, d'Ephèse, de Chaicédoine, il ajoute soixante-huit canons tirés des lettres canoniques de saint Basile et les distribue en cinquante 7natières, intitulées : Collectio canomrm ecclesiasticoriim (en grec)-. Un

^ Se trou%'e dans Montfaucon, Nova collect. Pair, et script., t. II, p. 113- 343; Gallandi, t. IX; Migne, sér. grecq., t. LXXVIII.- ^ Vœlii et Juslelli Bibl.jiir. can- vet., t. II.

ouvrage analogue, le Nomocaîwn, n'est ni de lui, ni d*un autre patriarche de Constantinople,. Jean le Jeûneur ; il est d'une date plus récente.

VI. Leontius, d'abord avocat à Constantinople, de là son surnom de Byzantinus, puis religieux près de Jérusalem, de là son autre surnom do Jerosolymilanus, vécut dans les sixième et septième siècles ; il avait été ncstorien dans sa jeunesse. Après sa conversion, il fut le plus actif et le plus important adversaire des nestoriens et dos monophy sites. 11 écrivit contre les premiers : Adversus eos qui diias offii^mant Christi persoîias nullamqiie in ipso conjunctlonem confitentur (lib. Vil) ; contre les seconds : Quœstiones adversus eos qui unam dicunt naluram compositam D. N. J. Christi, item sanctorum testimonia et sententiœ ipsorum expUcatio ; Capita XXX contra Severum ; solutio argumentorum a Severo odjectorum ; contre les deux partis : Trois discours contre les nestoriens et les eutychiens. Ouvrage également polémique : Adversus eos qui nobis proferunt cpisedam Apollinarii faUo inscripto nomine SS. Patriim. Les Scholia ex ore Theodori, religiosissimi abbatis doctissimique philosophi, divinis pariter externisque litteris eruditi, excerpta, contiennent une profession de foi, un canon de l'Ecriture sainte et une revue des principales hérésies. Nous avons encore de lui deux Sermons et des Mélanges sacrés, ou explications de passages de la Bible, tirées d'autres auteurs, et de petits fragments. Ses écrits, trèsimportants pour l'histoire du nestorianisme et du monophysitisme, marquent un goût prononcé pour la forme syllogistique et scolastique. (Gallandi, Bibl., t. XII ; Migne ; sér. gr., t. LXXXYI.)

VIL Jean Climaque, surnommé le Sinaïtique, et aussi le Scholastique, d'après Raderus, entra dès sa jeunesse dans le monastère du Sinaï, dont il devint plus tard abbé. Il vivait au sixième siècle, et composa cette célèbre Echelle (Climax) du paradis en XXX degrés, qui lui a fait donner le surnom de Climaque. Elle fut de bonne heure enrichie de scholies, et est restée, à titre de guide dans les voies de l'ascétisme et de la perfection, le manuel favori àe?>vQ[\Q\Q\rïi. ha Livre du pasteur compare le supérieur d'un couvent avec un berger, un médecin, un pilote et un professeur. Nous en extrayons ce beau

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