COURSES
Voici un chapitre que tous peuvent lire, que je
GRANDES PROMENADES
ne défends même à personne d’admirer quand il l’aura lu, mais dont les gens venus à Bonnes ou aux Eaux-Chaudes pour se soigner, feront sagement de ne pas tenter la mise en pratique.
Ma prose, jointe aux récits d’amis privilégiés, auxquels l’état de leur santé aura permis d’entreprendre ces excursions, dédommagera, j’aime à le croire, les invalidés, d’une réserve dictée par la prudence. Qu’ils soient tran quilles, du reste, j’aurai soin de les recommander tout particulièrement à la miséricorde divine ; et je suis bien sûr qu’en échange de leur soumission à mes conseils, le ciel n’attendra pas, pour les récompenser, l’époque peutêtre un peu trop éloignée encore du jugement dernier.
Le lecteur ne s’étonnera pas de trouver réunies ensemble et placées sans distinction dans le même chapitre, toutes les grandes promenades, les courses et les excursions. J’ai pensé qu’eu égard au peu de distance qui séparait les deux établissements thermaux, aucune d’elles ne relevait bien directement d’une localité plutôt que de l’autre; et que tout se résumant en une question d’éloignement plus ou moins considérable du lieu du domicile à ceux qu’on voudra visiter, il suffirait seulement au touriste, dans certains cas, pour abréger la distance, d’aller coucher la veille dans celle des deux localités qu’il n’habiterait pas.
C’est ainsique vous devrez agir si, par exemple, installé à Bonnes, vous voulez tenter l’ascension du Pic du Midi; ou qu’habitant des Eaux-Chaudes, il vous prenne fantaisie d’aller porter votre carte au Pic du Gers.