A IM» E N D I C E
üre) : ... Cézanne si bien défendu, à présent, qu’on n’a qu’à laisser faire.
Le Petit Journal. — il octobre 1905 : ... Al. Cézanne, dont les œuvres passionnent certains amateurs. Nous n’insisterons pas, n’étant point du nombre.
La Liberté. — il octobre 1905 (Étienne Charles) : ... Ses Baigneurs sont-ils sincères? s’ils le sont, plaignons cet artiste, mystificateur sans le vouloir.
Le XIX® Siècle. — 18 octobre 1905 ; ... Parmi les maîtres de l’école d’hier, il faudrait citer Cézanne qui peint des natures mortes avec facilité.
L’Intransigeant. — 18 octobre 1905 (d’Anner) : ... De M. Cézanne, je ne dirai rien ; son art, — puisqu’il paraît que c’est de Part, — étant d’un niveau qui ne saurait atteindre mon humble compréhension.
La Petite Gironde. — 18 octobre 1905 : ... M. Cézanne déconcerte les esprits non prévenus. J’ai beau considérer cette année ses Moissonneurs, scs Baigneurs crasseux, ses paysages enfantins, je n’en puis pénétrer le mystérieux génie. C’est en vain que je crie ; « Cézanne, ouvre-toi ! »
La Lanterne. — 19 octobre 1905: ... Que nous
veut-on encore avec M. Paul Cézanne ? Est-ce que i vraiment sa cause n’est pas entendue ? Est-ce que * tous ceux qui ont vu ses œuvres ne le considèrent -j pas comme un irrémédiable raté ? Tant pis pour les ■ marchands qui ont cru, sur la foi de Zola, qu'il y 1 aurait un beau coup à faire avec ses œuvres. Que \ M. Yollard en prenne son parti !... j
La Revue Bleue. — "21 octobre 1905 (Camille i Mauclaiu) : ... m. Cézanne expose quelques œuvres aussi ternes, gauches, laides, mais aussi naïves et , sincères que d’halntude, notamment une vue de 1 TEstaque qui travestit cet adorable site d’or et de j saphir en un morose marécage d’un bleu de plomb où jamais la lumière n’a pu sourire, et encore des fruits sur un linge terreux, une scène avec des nus invraisemblables...
Le Petit Daupiiixois. — 25 octobre 1905 (BerxAun): ... Dussé-je passer pour un fossile, je me permets cependant d’affirmer qu’à mes yeux les Baigneurs de Cézanne, où il n’y a ni idée, ni dessin, ni couleur, ne constituent pas le dernier mot de la peinture.
Le Chroniqueur Mondain. — 26 octobre 1905 (^^Henry Asselin) : ... Cézanne, encore qn incompréhensible qui demeurera évidemment un a grand incompris », est le plus déconcertant des fantaisistes de génie.
APPENDICE
La Dépêche. — 28 octobre 1905: ...Ses Baigneurs mal posés, mal modelés, ses paysages par trop sommaires ne peuvent être appréciés que par des initiés et je ne suis pas du nombre.
La Revue Hebdomadaiue. — 28 octobre 1905 (Peladan): ... M. Cézanne envoie son portrait! Quel brave homme ! C’est un ouvrier rêveur. Pourquoi a-t-il fait autre chose que des natures mortes, puisqu’il ne sait pas le reste ?
Le Tintamarre — 5 novembre 1905 (Lestrange); ... L’œil, au Salon d’Automne, devient forcément très éclectique puisqu’il peut admirer Part ingénu d’un Cézanne.
Journal de Rouen. — 6 novembre 1905 (Nicolle) : ... Paysages et personnages, toute une nature qui paraît en bois grossièrement découpé et peinturluré de ces couleurs pauvres et criardes qu’ont certains humbles jouets de bazar.
Le Journal des Arts. — 11 novembre 1905 (de Saint-Hilaire): ... Les paysages do M. Paul Cézanne, dont le style revêt un caractère puéril et enfantin.
Mercure de France. — décembre 1905 (Cii. Morice) : ... Les tableaux de Paul Cézanne effarent le public et réjouissent les artistes ; tout le public, pas tous les artistes. Je ne pense pas qu’entre lui
et un poète Uentretieiî se passionne. Un peintre. Pleinement un peintre? s’il l’était pleinement, entre lui et le poète l’entretien se passionnerait.
Akt et Décoration. — Décembre 1905 (François Monod) : ... M. Cézanne, un primitif attardé, non pas mi Millet au petit pied, ou, toutes choses égales d’ailleurs, un Verlaine de la peinture, mais une sorte de Craimpiebille coloriste qui, à force d’isolement et de gaucherie tenace, aurait fait des trouvailles.
La Revue. — 15 décembre 1905 (Camille Mauclair): ... Quant à M. Cézanne, son nom restera attaché à la plus mémorable plaisanterie d’art de ces quinze dernières années. Il a fallu « l’impudence de Cockneys » dont parlait Ruskin pour inventer le « génie » de cet honnêle vieillard qui peint en province pour son plaisir et produit des œuvres lourdes, mal bâties, et consciencieusement quelconques, des natures mortes d’une assez belle matière et d’un coloris assez cru, des paysages de plomb, des figures qu’un journaliste qualifiait récemment de « michelangesques » et qui sont tout bonnement les essais informes d’un homme qui n’a pu remplacer le savoir par le bon vouloir. Et ces éloges ne sont pas tous dus à des « Cockneys » ou à des naïfs. On les trouve sous la plume d’hommes qui ont su imposer Carrière et Bes-
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nard... Une telle altitude en présence d’un peintre comme M. Cézanne contraint à protester violemment contre celui-ci, dont on ne demanderait ([u’à ne rien dire, parce qu’il n’a jamais pu produire ce qu’on appelle une œuvre.