JULES BARBEY D ' A U R E V I L L Y
Ces confessions littéraires qui sentent un peu leur Enfant du siècle, ces épancbemenls dans la forme satanique de Musset et de Heine, portent leur millésime avec une précision certaine. C'était encore le
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temps des dandys dont le poète avait célébré le chef dans son Brummell.
Paul de Saint-Victor n'échappa pas longtemps à cette maîtresse rousse qui fit des ravages sur les intelligences les plus brillantes des hommes de sa génération. Le doux et faible Maurice de Guérin n'avait pas su toujours, lui non plus, résister à ses entraînements. Les jeunes gens de l'époque, qui avaient des prétentions littéraires, ne portaient plus les cheveux mérovingiens et le pourpoint rose, lacé dans le dos, que montrait Théophile Gautier, à la première représentation de Hernani; mais ils se piquaient d'être des hommes forts et descrotoniates. Roger de Beauvoir et bien d'autres, qui ne surent pas se tirer à temps de cette voie détestable, y laissèrent leur santé, leur fortune et leur talent.
Il reste de cotte époque un paquet do lettres qui
jettenl un jour complet sur la vie de travail, de lièvre et de plaisir que menait alors Paul de Saint-Victor. Adressées à une personne qui, bien que morte