‹ Paul de Saint-VictorChapitre 68 sur 82 · PAUL DALLOZ · texte numérisé non relu

PAUL DALLOZ

Quand Paris redevint calme, les presses des jour-

naux de l'ordre et les rédacteurs rentrèrent à Paris. On vient de voir que Paul de Saint-Victor et M. Paul Dalloz étaient déjà des amis. Celui-ci trouva le moment favorable pour attacher le critique à la rédaction du Moniteur. Emile de Girardin avait abandonné la direction de la Liberté qu'il avait cédée à son neveu M. Détroyat. Paul de Saint- Victor se trouvait dégagé vis-à-vis de son successeur. Il passa, au mois de juillet J 87 1, à la rédaction du Moniteur, où il fit les comptes rendus dos théâtres. Il continua pourtant à donner à la Liberté des articles sur les Beaux-Arts et sur les Salons annuels. Le prix de ses feuilletons était porté, au Moniteur, à deux cents francs par article, soit un peu plus de dix mille francs par année.

Nous avons dit que c'est dans le Moniteur universel que furent publiées les Femmes de Goethe el que là aussi parurent les articles sur Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane qui ont formé les deux premiers tomes des Deux Masques, lue édition de la traduction de Shakspeare par François-Victor Hugo fournit à Paul de Saint-Victor l'occasion de reprendre et de remanier tout ce qu'il avait écrit sur le maître du théâtre anglais. 11 revenait ainsi asseï fréquemment à ses feuilletons anciens que Pà-propos ramonait sous sa plume: il précisait les contours.

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