LE MONITEUR UNIVERSEL. S
ajoutait des développements et donnait à ses articles comme un dernier vernis de perfection.
Au mois de janvier 1879, M. Anatole de la Forge, alors directeur de la Presse, au ministère de l'Intérieur, mettait le nom de Paul de Saint-Victor en tête de la liste qu'il présentait au ministre pour les nominations d'officier de.la Légion d'honneur. Mais déjà M. Bardoux, le plus lettré et le plus artiste des ministres de l'Instruction publique, avait pris l'initiative et Paul de Saint-Victor reçut de lui, le 31 janvier 1870, la croix d'officier.
Dans la lettre de félicitations qu'il lui adresse, M. Anatole de la Forge, après avoir exprimé ses regrets que le ministre de l'Intérieur se fût- laissé devancer par le ministre de l'Instruction publique, finit ainsi sa lettre, en date du 23 janvier 1879, par conséquent antérieure de quelques jours à la publication officielle :
« Vous aviez pour parrains Victor Hugo, M. de Marcère et M. Bardoux. Veuillez ajouter à ces noms celui de votre dévoué serviteur, non à titre de parrain mais à titre de lecteur enthousiaste. »
XVIJI
I. Insuccès de Paul de Saint-Victor à l'Académie. — II. Sa mort. — III. Son tombeau.
En écrivanl les Deux Masques, Vau\ de Saint-Victor avait espéré produire son morceau de réception à l'Académie. U Eschyle venait de paraître quand deux fauteuils devinrent vacants par la mort do Saint-René Taillandier et de Silvestre de Sacy. Paul de Saint-Victor lit les visites d'usage et se trouva en compétition avec MM. de Ifazade, Maxime Du Camp, Laboulaye, Wallon et Ratisbonne.
Mais il n'avait pas pris soin — le résultat du scrutin en tut la preuve de jeter sur sa route, avec