‹ Paul Devaux, membre du congrès national, etcChapitre 2 sur 13 · PAUL DE VAUX · texte numérisé non relu

PAUL DE VAUX

trône de Belgique pour son fils. M. Devaux se prononce alors contre la nomination immédiate d'un régent et demande que, avant de voter sur la question de la régence, on continue de s'occuper sans désemparer du choix du chef définitif de l'État. Cet avis n'ayant point prévalu, M. Devaux se rallia à la régence et donna sa voix au comte Félix de Mérode. Surlet de Chokier, qui l'emporta dans cette lutte courtoise, ne possédait pas les sympathies politiques de l'éminent député de Bruges, et celui-ci, d'autre part, n'était pas en faveur auprès du régent qui ne pouvait dissimuler ses tendances notoirement françaises.

Au mois de mars 1831, après la dissolution du premier ministère de la régence, le portefeuille des affaires étrangères fut offert à M. Lebeau. 11 déclina cette offre et conseilla de choisir son collègue et ami, M. Devaux. A son tour, M. Devaux déclara que sa santé ne lui permettait pas d'accepter des fonctions ministérielles. Une nouvelle tentative fut alors faite auprès de M. Lebeau, qui tinit par accepter, mais à la condition expresse que M. Devaux ferait partie du cabinet comme ministre d'État. Les sympathies exclusives de Surlet de Chokier pour la France devinrent un obstacle qui parut d'abord

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