‹ Paul GauguinChapitre 35 sur 37 · AN A · texte numérisé non relu

AN A

CONCLUSIONS 2i5

N'a-t-il donc pas poussé son effort jusqu'aux limites de ses forces ? — Dans des pages curieuses, que je citerai malgré leur longueur (et je ne pense pas qu'on me reproche d'avoir laissé à Gauguin lui-même, dans ce livre sur lui, trop de place), pages qui sont, voyez la date, parmi les dernières qu'il ait écrites, il proteste assez haut quil a bien travaillé.

ao janvier igo3.

« Qui connaît Degas? « Personne », ce serait exagéré. Quelques-uns seulement. Je veux dire : le connaître bien. Même de nom il est inconnu pour des milliers de lecteurs de journaux quotidiens. Seuls les peintres, beaucoup par crainte, le reste par respect, admirent Degas. Le comprennent-ils bien ?

« Degas est né... je ne sais, mais il y a si longtemps qu'il est vieux comme Mathusalem ! Je dis Mathusalem, parce que j'estime que Mathusalem à cent ans devait être comme un homme de trente ans à notre époque. En effet, Degas est toujours jeune. Il respecte Ingres, ce qui fait qu'il se respecte lui-même. A le voir, son chapeau de soie sur la tête, ses lunettes bleues sur les yeux, il a l'air d'un parfait notaire, d'un bourgeois du temps de Louis-Philippe, sans oublier le parapluie. S'il y a un homme qui cherche peu à passer pour un artiste, c'est bien celui-là : il l'est tellement! Et puis, il déteste toutes les livrées, même celle-là. Il est très bon, mais, spirituel, il passe pour être rosse. Méchant et rosse, est-ce la même chose? Un jeune critique qui a la manie d'émettre une opinion comme les augures prononcent leurs sentences, a dit : Degas, un bourru bienfaisant. Degas, un bourru! Lui qui dans la rue se tient comme un ambassadeur à la cour! Bienfaisant? C'est bien trivial! Il est mieux que cela.

« Degas avait autrefois une vieille bonne hollandaise, relique de famille qui, malgré cela ou peut-être à cause de

ai6 CONCLUSIONS

cela, était insupportable. Elle servait à table. Monsieur ne causait pas. Les cloches de Notre-Dame de Lorette devenaient assourdissantes, et elle de s'écrier : « C'est toujours pas pour « votre Gambetta qu'elles sonneraient comme ça! »

« Ah! je vois ce que c'est. « Bourru » : Degas se défie de l'interview. Les peintres cherchent son approbation, et lui, le bourru, le rosse, pour éviter de dire ce qu'il pense, vous dit très aimablement : « Excusez-moi, mais je ne vois pas « clair, mes yeux... »

« En revanche, il n'attend pas que vous soyez connu; chez les jeunes gens, il devine, et lui, le savant, ne parle jamais d'un défaut de science. Il se dit : Assurément, plus tard, il saura, et vous dit, tel un papa, comme à moi, au début : « Vous avez le pied à l'étrier. »

« Parmi les forts, personne ne le gêne.

« Je me souviens aussi de Manet. Encore un que personne ne gênait. Il me dit autrefois, ayant vu un tableau de moi (au début), que c'était très bien, et moi de répondre avec respect pour le Maître : « Oh ! je ne suis qu'un amateur. » — J'étais, en ce temps, employé d'agent de change et je n'étudiais l'art que la nuit et les jours de fête. — « Que non! dit Manet, il n'y a d'amateurs que ceux qui font de la mauvaise peinture. » Gela me fut doux. Pourquoi, aujourd'hui, me remémorant tout l'autrefois jusqu'à maintenant, suis-je obligé de voir (cela crève les yeux) presque tous ceux que j'ai connus, surtout les derniers jeunes que j'ai conseillés et soutenus, ne plus me connaître? Je veux comprendre. Je ne peux pourtant pas me dire, en fausse modestie :

Qu'as-tu fait, ô toi que voilà

Pleurant sans cesse, Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,

De ta jeunesse?

car j'ai travaillé, et bien employé ma vie; intelligemment,

sï

*wH

même, avec courage. Sans pleurer. Sans déchirer : j'avais cependant de très bonnes dents...

« Degas dédaigne les théories d'art, nullement préoccupé de technique. — A ma dernière exposition (chez Durand- Ruel, œuvres de Tahiti, 91-92) deux jeunes gens bien intentionnés ne pouvaient s'expliquer ma peinture. Amis respectueux de Degas, ils lui demandèrent, voulant être éclairés, son sentiment. Avec ce bon sourire paternel, lui si jeune, il leur récita la fable du Chien et du Loup : a Voyez-vous, Gau- « guin, c'est le Loup. »

« Voilà l'homme. — Quel est le peintre ?

« Un des premiers tableaux connus de Degas, c'est un magasin de coton. Pourquoi le décrire ? Voyez-le plutôt, et surtout voyez-le bien, et surtout ne venez pas nous dire : « Nul ne sut, d'ailleurs, peindre le coton. » Il ne s'agit pas de coton, pas même de cotonniers. Lui-même le sut si bien qu'il passa à d'autres exercices; mais déjà les défauts s'affirmaient, imprimaient leur marque, et on put voir que jeune il était un maître. Bourru déjà. Feu visibles, les tendresses des cœurs intelligents.

« Elevé dans un monde élégant, il osa s'extasier devant les magasins de modistes de la rue de la Paix, les jolies dentelles, ces fameux tours de main de nos Parisiennes pour vous torcher un chapeau extravagant; les revoir aux courses campés crânement sur les chignons et par-dessus, ou pour mieux dire à travers tout cela, un bout de nez mutin au possible; — et s'en aller, le soir, pour se reposer de la journée, à l'Opéra. — Là, s'est dit Degas, tout est faux la lumière, les décors, les chignons des danseuses, leur corset, leur sourire. Seuls vrais, les effets qui en découlent, la carcasse, l'ossature humaine, la mise en mouvement; arabesques de toutes sortes. Que de force, de souplesse et de grâce ! A un certain moment, le mâle intervient avec séries

2i8 CONCLUSIONS

dentrechats, soutient la danseuse qui se pâme. Oui, elle se pâme, ne se pâme qu'à ce moment-là. Vous tous qui cherchez à coucher avec une danseuse, n'espérez pas un instant qu'elle se pâme dans vos bras. Ce n'est pas vrai. La danseuse ne se pâme que sur la scène.

« Les danseuses de Degas ne sont pas des femmes. Ce sont des machines en mouvement, avec de gracieuses lignes prodigieuses d'équilibre, arrangées comme un chapeau de la rue de la Paix, avec ce tout, ce factice, si joli. Les gazes, légères aussi, se soulèvent, et on ne songe pas à voir le dessous, pas même le noir qui dépasse le blanc... Les bras sont trop longs, à ce que dit le Monsieur qui, le mètre à la main, calcule si bien les proportions. Je le sais aussi, en tant que nature morte. Et les décors ne sont pas des paysages, ce sont des décors. De Nittis en a fait aussi, et c'était beaucoup mieux.

« Des chevaux de course, des jockeys, dans les paysages de Degas. Très souvent des haridelles montées par des singes. Dans tout cela, il n'y a pas de motif : seulement la vie des lignes, des lignes, encore des lignes. Son style, c'est lui. Pourquoi signe-t-il? Nul n'en a moins besoin que lui.

« En ces derniers temps, il fit beaucoup de nus. Les critiques, en général, visent la femme. Degas aussi voit la femme, mais il ne s'agit pas de femmes, pas plus qu'autrefois il ne s'agissait de danseuses; tout au plus certaines phases de la vie, connues par indiscrétion. De quoi s'agit-il? — Le dessin était à terre : il fallait le relever, et, regardant ces nus je m'écrie : Maintenant il est debout!

« Chez l'homme comme chez le peintre, tout est exemple. Degas est un des rares maîtres qui, n'ayant qu'à se baisser pour en prendre, a dédaigné les palmes, les honneurs, la fortune, sans aigreur, sans jalousie. Il passe dans la foule si simplement. Sa vieille bonne est morte, sinon elle dirait :

* C'est toujours pas pour vous qu'on sonnerait les cloches « comme ça ! »

Oui, Gauguin avait le droit de se rendre ce témoignage : il a bien travaillé, de toutes ses forces, de toute sa sincérité, de tout son amour, en sachant presque toujours éviter de désenchanter le travail et de fatiguer l'œuvre par une excessive et minutieuse insistance, qu'interdisait, d'ailleurs, le sens décoratif de son art. Mais l'importance primordiale qu'il accorde à la poésie générale déconcerte certains, qui demandent : Est-ce un peintre? N'y a-t-il pas dans son œuvre, où d'autre part les recherches archaïques tiennent tant de place, une certaine « manière » où voisinent, se confondent tous les arts, plutôt que de la peinture proprement dite?

A ces questions naïves, Armand Seguin a très bien répondu : « 11 n'est pas le peintre dans le sens que l'on comprend en disant Rubens ou Frantz Hais. Notre pensée lui donne ce nom lorsqu'elle ta compare à Puvis de Ghavannes. »

Point d'archaïsme, et point de « manière ». Un art magnifique et tranquille, logique absolument et qui rend pleinement compte de ses intentions et de ses procédés Des œuvres solides, qui tiennent au mur, qui le soutiennent.

Quelle est la vertu du grand artiste qui ait manqué à Gauguin? Il compose, il exprime, il a un style. Et quel miraculeux exécutant!

« Paul Gauguin fut un artiste de tradition, écrit M. Charles Guérin, jetant la forme dans le creuset des formes, composant et colorant à sa fantaisie, suivant des lois préconçues, fabriquées par lui pour son usage, ainsi que cela s'est tou-

jours et dans tous les pays pratiqué par ceux que, de nos jours, nous appelons des Maîtres et que nous ne savons plus comprendre... Paul Gauguin est un très grand peintre. »

Et M. Antoine de la Rochefoucauld : « 11 fut l'artiste que la Providence désigna pour exprimer quelques-unes d'entre les vérités immuables. Il sut dire dans un langage pictural, parfois rude, mais toujours exempt de dissimulation, que l'Art est étroitement uni à l'Idée, qu'une œuvre n'est belle qui si elle reflète l'âme du peintre qui la conçut et l'âme de la Nature qui servit simplement de prétexte. Par ses toiles, d'essentielle ordonnance décorative, exécutées sans nul souci d'imitation, il montra l'inanité de toute objective recherche... Ses décorations me firent comprendre davantage le génie des Maîtres qui l'avaient précédé. Descendant des grands ornemanistes des douzième et treizième siècles, il tenta de ramener notre art national à ses sources, en le débarrassant des funestes apports de la Renaissance italienne. Ainsi il demeure un artiste de la pure tradition. »

Je souligne ce dernier mot, que deux esprits très différents, mais tous deux renseignés et sincères, rencontrent inévitablement à propos de Gauguin. Lui a-t-on assez reproché d'être en perpétuelle et ouverte révolte contre la Tradition! Au contraire, il n'est pas d'artiste plus respectueux d'elle, ma'is d'elle en vérité, et non pas du mensonge que les académies prétendent nous imposer sous son nom. — De quoi est-elle faite, la Tradition, sinon des affirmations concordantes des grands génies qui se répondent à travers les siècles et les races, proclamant, avec l'éloquence des chefs-d'œuvre, toujours les mêmes affirmations ?Le timbre de la voix change, les paroles restent identiques. Mais les génies sont rares. La nature et l'histoire les méditent longtemps avant de les accorder au monde. Le monde, du reste, du moins le monde moderne les méconnaît toujours. Ils remettent en question

*"* wx :

GAUGUIN. SON PORTRAIT PAR LUI-MÊME

des certitudes qu'on croyait acquises, ils troublent les professeurs dans leur quiétude jurée. Et quoi donc? n'est-ce pas sur la révélation des génies de jadis que les professeurs ont échafaudé l'édifice de leur science. Oui, mais en prenant la forme scientifique, la révélation s'est altérée. Etouffée sous les règles et les recettes, elle a perdu la vie. Et les professeurs d'aujourd'hui oublient-ils que les professeurs d'hier ont accueilli avec fureur, avec dédain, comme un imposteur, le génie dont maintenant les académies et les écoles croient enseigner les préceptes ? C'est qu'à vrai dire ces préceptes ne sont pas, ne sont plus ceux du génie. En se réduisant aux proportions des petites âmes qui pensent les avoir compris et les transmettre honnêtement, ils se sont diminués; en se fixant, en se codifiant de telle sorte qu'à les apprendre par cœur, on pourrait s'épargner la peine de toute recherche, ils se sont dépravés, ils se démentent eux-mêmes : car il n'est pas d'enseignement qui puisse suppléer la recherche personnelle, et le génie lui-même n'a fait sa découverte qu'au prix de sanglants efforts. Il ne permet pas qu'on bénéficie de ses efforts sans y rien ajouter, qu'on le pastiche; il adjure qu'on s'inspire là où il s'est inspiré, dans la nature et dans la méditation, par les moyens qu'il a lui-même employés, par l'étude et, précisément, par l'effort, l'effort perpétuel, absolu. C'est en déduisant du chef-d'œuvre de prétendues règles qui permettent de le reproduire à coup sûr qu'on arrive à recommander des Vierges de Raphaël les saugrenus produits de l'art « religieux » d'aujourd'hui.

Mais que survienne un homme de génie nouveau : il répétera ce qu'ont dit ses pairs de tous les temps, il dénoncera les turpitudes qu'on abrite de leurs grands noms. Il sera un révolutionnaire, et c'est bien en révolutionnaire qu'on le traitera. Il sera mis hors les lois, qu'il vient, en effet, abroger pour restituer la Loi. Et son nom sera honni, et ceux qui l'admirent

seront méprisés, — jusqu'à l'heure où, la vérité s'étant peu à peu fait jour, les professeurs iront rafraîchir leurs vieilles recettes au flot de la source qui vient de jaillir. Alors les plagiaires surgiront; on acceptera d'eux la copie de l'original réprouvé, copie, du reste, qui le trahit en l'édulcorant. M. Gérôme fermera toujours la porte du Salon à Corot et la tiendra ouverte aux imitateurs du maître réprouvé. Ainsi la vérité, à peine aura-t-elle brillé, retombera dans la nuit. — « En art, il n'y a que révolutionnaires ou plagiaires. »

Gauguin fut ce révolutionnaire, ou ce libérateur, à ses dépens, et dans de douloureuses conditions, morales et matérielles, qui ont gêné son action.

« Je me suis efforcé, écrivait-il en 1902, de lutter contre tous les partis s'établissant à chaque époque en dogme et qui déroutent non seulement les peintres, mais encore le public d'amateurs. Quand donc les hommes comprendront-ils le sens du mot : Liberté.

« Vous connaissez depuis longtemps ce que j'ai voulu établir, le droit de tout oser. Mes capacités (les difficultés pécuniaires pour vivre étant trop grandes par une pareille tâche) n'ont pas donné un grand résultat, mais cependant, la machine est lancée. Le public ne me doit rien, puisque mon œuvre picturale n'est que relativement bonne, mais les peintres qui aujourd'hui profitent de cette liberté me doivent quelque chose.

« Il est vrai que beaucoup s'imaginent que cela s'est fait tout seul. D'ailleurs, je ne leur demande rien et ma conscience suffit à me récompenser. »

Et, la même année, dans ses Notes :

« ... Il était donc nécessaire, tout en tenant compte des efforts faits et de toutes les recherches, même scientifiques, de songer à une libération complète, briser les vitres, au risque de se couper les doigts, quitte à la génération sui-

vante, désormais indépendante, dégagée de toute entrave, à résoudre généralement le problème.

« Je ne dis pas définitivement, car c'est justement un art sans fin dont il est question, riche en techniques de toutes sortes, apte à traduire toutes les émotions de la nature et de l'homme.

« Il fallait pour cela se livrer corps et âme à la lutte, lutte contre toutes les Ecoles, toutes sans distinction, non point en les dénigrant, mais par autre chose, affronter non seulement les officiels, mais encore les Impressionnistes, les Néo-Impressionnistes, l'ancien et le nouveau public; ne plus avoir de femme, d'enfants, qui vous renient. Qu'importe l'injure ? Qu'importe la misère? Tout cela, en tant que conduite d'homme.

« En tant que travail, une méthode — de contradiction, si l'on veut. S'attaquer aux plus fortes abstractions, faire tout ce qui était défendu, et reconstruire plus ou moins heureusement, sans crainte d'exagérations, avec exagération même. Apprendre à nouveau, puis, une fois su, apprendre encore. Vaincre toutes les timidités, quel que soit le ridicule qui en rejaillit.

« Devant son chevalet, le peintre n'est esclave, ni du passé, ni du présent, ni de la nature, ni de son voisin.

« Lui, encore lui, toujours lui.

« Cet effort, dont je parle, fut fait, il y a environ une vingtaine d'années, sourdement, en état d'ignorance, puis il alla s'affermissant.

« Que chacun s'attribue l'enfantement de l'œuvre, qu'importe !

« ... Je me plais à m'imaginer Delacroix venu au monde trente ans plus tard et entreprenant la lutte que j'ai osé entreprendre avec sa fortune et surtout son génie. Quelle Renaissance aurait lieu aujourd'hui ! »

22k CONCLUSIONS

L'enjeu de cette lutte, c'était donc une renaissance de l'art vrai, c'est-à-dire la restauration de la tradition réelle, par l'abolition de toutes les règles — elles sont toujours d'hier, la vérité est plus vieille ! — par la pratique de toutes les libertés, dans l'entretien perpétuel de l'artiste avec les génies anciens et avec la Nature.

Nous n'avons pas à nous demander quel fut le résultat de la campagne. Elle n'est pas finie — finira-t-elle jamais? — et nous voyons tous les jours s'ouvrir de nouvelles écoles, se , formuler de nouveaux dogmes qui menacent l'indépendance de l'artiste; il est vrai qu'écoles entre elles se combattant, dogmes entre eux se démontant, apportent à la fois le mal et le remède. La tendance, pourtant, n'en est pas moins déplorable que manifeste cette prétention de définir, de fixer définitivement « un art sans fin », prétention qu'apportent toutes les écoles et qui toutes les condamne.

Mais c'est Gauguin seul qui nous importe, ici, et en Gauguin l'artiste seulement, désormais, sans même nous arrêter à admirer l'énergie et l'abnégation dont il donna de constantes preuves dans cette grande bataille, lui qui, si aisément, avec l'habileté prodigieuse dont il était doué, eût pu s'assurer au prix de quelques concessions le plus profitable succès.

La Tradition pure, telle qu'il la concevait, c'est à son principe, à sa source primitive qu'il a cru devoir la chercher, en rejetant les procédés et les inventions modernes qui égarent l'artiste sous couleur de lui faciliter sa tâche :

« Les machines sont venues, l'Art s'en est allé... Je suis loin dépenser que la photographie nous soit propice. « — Dece puis l'instantané, disait un amateur de cheval, l'artiste a « compris cet animal, et Meissonier, cette gloire française, « a pu donner toutes les attitudes de ce noble animal. »

« Quant à moi, je me suis reculé bien loin, plus loin que

NAFEA FAIAIPOIPO?

Page 1