‹ Paul-Louis Courier et la restaurationChapitre 35 sur 52 · Arch. nat., Indre-et-Loire, F · texte numérisé non relu

Arch. nat., Indre-et-Loire, F

ment d'Indre-et-Loire, où il paraît qu'il séjourne habituellement.

« Lorsqu'il vient à Paris, le sieur Courrier ne s'y arrête que peu de temps ; il n'y a pas de pied-à terre fixe. On le dit frondeur par caractère et républicain dans ses principes, mais incapable de prendre part à un complot quelconque qui aurait pour but de troubler d'une manière sérieuse le repos de la France.

«Le numéro du journal intitulé le Courrier français du 23 mai dernier rapporte une lettre assez remarquable, qui lui a été adressée par cet individu. « J'ai l'honneur, etc.

« Delavau. »

Ainsi Courier est introuvable à Paris : d'ailleurs, comme tous les malfaiteurs notoires, on croit le voir dans les lieux les plus divers. Tandis que le préfet d'Indre-et-Loire le signale à Tours, son collègue de la Sarthe annonce au ministre, le 20 août 1823, « qu'un sieur Courier est arrivé hier de Nantes et est aussitôt reparti pour Paris ». Il le signale à cause de son identité de nom avec un nommé Courier de Véretz. « l'un des plus effrénés libéraux du Royaume et ennemi très prononcé des Bourbons ' ».

Mais le vrai Courier court encore. Enfin, on prend le parti bien simple de lancer contre lui un mandat de comparution devant le juge d'instruction de Tours. Courier était à Paris. On fait suivre le dossier. Paul- Louis, qui n'en ignore, est assez embarrassé. Par AP Berville, son avocat, il fait demander au parquet de la Seine à qui des juges d'instruction son affaire est renvoyée ; on refuse de lui répondre. Que faire ? Courier ne veut pas paraître se cacher et le ministre

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