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C'était probablement le père des deux frères Dubois

3 Lettre à Sainte Croix du 2 octobre 1806, publiée par nous dans la Jeunesse de P.-L. Courier.

n'eût jamais prévu, faisaient partie de ce bon peuple de Touraine, si vanté par lui, de cette population rurale, dont, selon ses expressions, « chaque jour l'industrie augmente, les travaux se multiplient et dont par conséquent la morale s'épure ^ ».

Il n'entre pas dans le plan de cet ouvrage, consacré au pamphlétaire, au polémiste ennemi de la Restauration, de raconter les deux procès auxquels donna lieu l'assassinat de Courier. Nous renvoyons le lecteur au livre de notre ami M. Louis André, que nous avons déjà cité.

Disons seulement que le Parquet ne retint qu'un seul inculpé, Louis Frémont. 11 comparut aux assises, le 31 août 1825. Mais le jury, ce jury dont Paul-Louis avait maintes fois contesté la clairvoyance et incriminé la justice, répondit d'une seule voix : « Non, Louis Frémont n'est pas coupable. »

La timidité bien connue des Tourangeaux, cette conspiration du silence qui paralysa l'action de la justice, peuvent, dans une certaine mesure, excuser cette déplorable erreur ou cette honteuse lâcheté.

Mais la vérité devait se faire jour, puisqu'aussi bien le crime du 10 avril avait eu deux témoins. Honoré Veillant et Sylvine Grivault, cachés sous les fougères, à plat ventre sur le sol, à dix pas de Courier. Craignant la vengeance des meurtriers^ ils n'avaient rien révélé. Fidèle au mot d'ordre, l'homme se tut jusqu'au bout : plus imprudente, mais plus humaine, la fille parla en 1829. Alors fut divulguée dans tous ses détails la scène que nous venons de raconter. Alors on apprit que l'assassin était ce Frémont, acquitté par le jury de 1825, en possession dès lors de l'immunité légale. Alors fut établie aussi la participation des deux frères Dubois au

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