‹ Paulina [microforme]Chapitre 16 sur 79 · RATE · texte numérisé non relu

RATE

0 TR ae er

: Promise, Caleb, ch des explorateurs, était #1 d'avis qu'il fallait po. suivre le grand voyage #, vers cette terre de prédilection, et s’en emparer; 4 mais les autres étaient effrayés, et ils disaient :

1 “Les habitants de ces pays sont des géants

| très forts ; comparés à eux, nous paraissons

:4 comme des sauterelles. ” r Une sédition avait éclaté alors parmi les Israé- “4 lites, et un grand nombre avaient refusé de suivre Moïse, ce qui fit que Diev les condamna à mourir dans le désert.

Jamais ils ne virent cette patrie que Jéhovah leur avait promise, et vers laquelle il les condui- #4 sait par une série de miracles, tantôt en les châss tiant, tantôt en les comblant de faveurs.

Saul, l’infatigable pèlerin qui devait plus tard | ‘arcourir le monde civilisé, souffrait autant que les Israélites ses aïeux ; mais il ne murmurait pas comme eux. Il marchait toujours avec courage, non pas vers la Terre Promise, mais vers les saintes montagnes de l’Horeb et de Sinaï. “: Un jour qu’il se mourait de soif, il était arrivé ï à un puits célèbre dans toute la contrée. C'était autour de ce puits que les Israélites s'étaient réunis jadis par l’ordre de Moïse, et qu’ils avaient À chanté au Seigneur ce Cantique : ‘“ Que le puits | monte !” Et le puits montait, comme une marée de l’Océan, pour abreuver tout Israël.

| Comme il traversait le pays des Moabites, on

lui montra l'endroit où s'était passé l'étrange histoire du prophète Balaam et de son ânesse. Pauvre prophète qui fut moins intelligent que sa bête, et plus aveugle qu’elle.

& L’ânesse voyait l’ange du Seigneur qui lui barrait le chemin, l'épée haute : mais Balaam ne le voyait pas et il battait sa monture pour la ramener dans le sentier.

Alors l’ânesse prenait la parole, et reprochait à son maître sa cruelle conduite. Et c’est ainsi que les stations de son douloureux pèlerinage lui rappelaient celles du peuple de Dieu dans son long exode vers la Terre Promise.

Enfin, au matin d’un beau jour, il vit surgir à l'horizon un groupe isolé de hautes montagnes. Et, vers le soir, épuisé de fatigue et d'angoisse, il entra dans une gorge profonde de l’Horeb. Des bergers arabes, de la race d’Agar et d’Ismaël, lui

indiquèrent la grotte où s'était réfugié le grand prophète du Carmel, et elle devint son habitation. Une eau claire et limpide coulait auprès. C'était la source que Moïse avait fait jaillir du rocher. Sur ses bords croissaient des buissons de tamaris et des palmiers nains, dont la verdure reposait ses yeux malades. De leurs rameaux séchés, il faisait, la nuit, un petit feu pour chasser les mouches et les bêtes fauves, et pour préparer les ali-

ments que des bergers nomades lui fournissaient généreusement.

at" à un RM Te

is Lu. ge

s É La « ET "ha # " sd ot al er M

gros

LME RE ul on te. Te

ut

Cette vie solitaire était à peine tolérable ; mais ce n’était pas le bien-être d’une oasis qu'il était venu chercher au pied des monts sacrés.

Dans toute l’histoire du monde, qu’on lui avait enseignée dans les écoles de Tarse, et dans les Saints Livres étudiés à Jérusalem sous la direction de Gamaliel, il y avait deux hommes qu'il avait admirés avec passion, et qu’il plaçait au-dessus de tous les autres : c’étaient Moïse et le prophète Elie,

Il était venu les évoquer dans cet endroit, où tous deux avaient reçu les visites de Dieu. Et comme eux, il jeûnait, il méditait et il priait. Il priait surtout ce Jésus, qu’il avait persécuté, de lui apporter les lumières et les consolatiors dant son âme avait tellement besoin. Comme Elie, il montait souvent sur le sommet de l’Horeb dans ’espoir d’y voir passer le Seigneur. Et voilà qu’un vent impétueux renversait les hautes cimes et brisait les rochers : mais le Seigneur n’était pas dans ce vent. Et voilà qu'après le vent la terre était violemment ébranlée, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre. Et voilà, que les buissons s’embrasaient soudainement, mais le Seigneur n'était pas dans le feu.

Et plein de tristesse et d’ennui, Saul descendait. de la montagne, dans l'ombre calme des rochers. Mais voilà que le souffle d’une brise légère effleurait son visage, et qu’une voix douce lui parlait à.

l'oreille. Oh ! qu'il la reconnaissait bien, cette

. Voix ! C'était ce timbre surhumain et mysté-

rieux, qui n’était pas de la terre, et qu’il avait entendu sur le chemin de Damas. C'était l'accent divin de cette parole qui depuis lors n'avait cessé de résonner au fond de son Cœur, et qui lui avait dit : “ C’est moi ! Jésus, que tu persécutes !” Et dans ces moments ineffables il écoutait les révélations du Seigneur. Dans quelles mesures SON Corps participait-il à ces mystérieux ravissements ? Personne ne peut le dire, puisque luimême s’en déclara incapable, quand il raconta plus tard ses visions dans sa deuxième épître aux Corinthiens. Mais c’est évidemment dans ces colloques avec Jésus qu’il a puisé a doctrine transcendante répandue dans ses admirables épîtres,

qui ont formé comme un cinquième évangile dans le Nouveau Testament.

AR AC RSE HET en DS Er ÉELPRS NASTT dE.

se PREND.

Re à tn A.

Page 1