‹ Pauline Foucault (volume 2)Chapitre 13 sur 39 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Nous relrouvons tous nos personnagg^ réunis dans le salon de M™** de Villemoran, le soir de cette conférence du Jardin* L'abbé Legros a été mand^, tout spécialement^ et la s^)lennité de J'i^ivit^i^ion iui a fait mettre une soutane neux* et prendre son air d'apparat. M. de Saint-Paarcs, qui prévoit une scène de sentiment, s'est assuré contre les émot^ons par un maintien gpurmé et empesé. Maric^ heureuse en apparence, souriant à tout le monde, offrant les sièges, tendant la main avec la grâce , muette d'une plaideuse qui veut gagner sa cause, se montre surtout d'une çâlinerie toute filiale pour la baronuç. Hector est grave; mais n'est-ce pas,. son air habituel? Si on ne lit aucune émotion sur su figure impassible, on pourrait deviner à certains trçmble-» ments des mains, à certaine lueur qui passe parfois au fond (le son regard, que la partie qui va se jouer est sérieuse |K>ur lui* Elle l'est,, en efiPet, et d'autant plus sérieuse^ d'au^ tant plus terrible, que les partenaires sont de ceux qu'on île peut ni ((îontraindre ûi mét)riser; Assis devant la table du Milon, jouant avec la frange du tapis j notre héros songé

72 IfALLlfSli FauqAjULT

.par, sa,.r^alitiij.,iinêïîiv^, 0,1^ cpgpuerftCHfîi de^ii^ftUXftf.jiKIwit

Siv^i ,fjlait,9i>,qi;^ifG>pr^ la„raRfi€|iîi 4»tMariCy»^w,angQW«(8, ijpn ifjQuJple ; jnaw, pfittp, ijaiijute. (Jfff.faiW(i?gp>e'ftr^Wf raqMl^; d^spmais^. il 1> jd^,,j,l s^U.,c;^ il vwV.ofl.qu(Uf«J!Qit,ifeii»4iSa timi<;lit(f.,^pjw,irente .e^ J^,a)nfieptpaij|<;»»îrt'uft^î^ge,f0 {^tiMfh .qV^'il.w'x.ia^ pai^ d'ay|î;o,impl^ pûRT p«jft!ei\?^,ifiittQ,ftme„xiriae qpa ç<ï tçr?iï ç fr^iti. ^ct ■ Joijr<J, je. . .^liffli .quç - Q\e^i, ,w. 4?Qï»i»e Ciirc^w^i/^t^ i^I^js ççMi<^8iffîP^<;ili<^.csîl,flftti>l(ijnijt^|dQ.jDiQn i^

un aniQuvpiiiyj H giiitoto<?t..^,^)ou)£.rimo^ JHpq^PV.nî^PtiWVpae ipoiçi^.jiatpii^A .çi^;yif.,(,^'tMnq.îda,cç^'(P^siq^l§)îinv^çiWe« et r^rçs qu'il fai^t myf'w WJl^'il; fe|\rtiplw?Wj>JOf,,,#afti&,qiiUlfÉ^

.uoir.r,eï^(i 6ér^t|u^tqQpin^ ua diploiflf|tQ„et.qj|i ««jpewlïpiïs se donner des airs de Romé9„.^,\;€;ç hyfi&^&n^^W^^^^-de

La bf^ron^e n'avait pointj iQvii^é.WyrfitzHPqtqr^imcitijpluô quC'.souiQéYitfil^lcî. 4<jîB8|©i^ftilc. ^^mt

même fait <iopip^'endrcj ' .4»ï^ la jfturoée, ; (^; to:,sf^tifn^nkUte Anglais(? qvue le wl^isit, n'^urftit;|itf»p ,Ueii Je.çoi^-ç ;qt 4[ufi)n Hi<î.?

sirait être- âeuls pour canser d'affaires de famille. Peut-être Ântonia, bien qu'il lui en coûtât de s'abstenir d'une réunion paràlle, eût-elle respecté le désir ainsi formule par la barâiine;'mais Pauline, prévenue par Marie et préparée aux émotions dédsives de la soirée, sut persuader à la veuve qae les avertissements de M"*® de Villemoran n'étaient pas une éxdttsion , bien au contraire. Elle éveilla sa curiosité par des allusioifs, par des conjectures dont Ântonia se sentit piercée'et' mordue. Petrt'-être allait-on voir apparaître une iianeée incotmue de M; Hector; peut-être cette soirée étaitelle une veille de cwitratl^LadvFitR-Peters faillit s'évanouir à ^e» insinuations que Pauline,, malgré ses angoisses, avait Vincro^ble malice de It^ décocher. Elle résolut d- assister, quand même, à cette réunion, et, ne perdant pas la tête dans-les fureurs d'une jalousie qui l'ôlouffait intérreiïrement, €^esefit habiller do couleur tendre, et enferma ses charmes éam une -prison étroite qui ne pouvait que suggérer la tentation d'une délivrance. Ses bandeaux s'étalaient, comme deux rideaux de catafalque, le long de ses joues, en attestant Ténergie et les parfums du cosmétique. Tous les menus i<^aux de l'amirauté étaient mis en lumière ; ses doigts ressemblaient à deiS'j^agodes, ses poignets à des bazars. • Notez que lord Fitz*Peters, par une manie de profession, «vait aimé à muHi'plier dans la parure d' Antonia les emblèmes mariiimes ; et que ses bagues, ses broches et ses braeeldts portaient tons des ancres. Ce symbole d'espérance était ironique dans un pareil désarroi. Lady Fitz-Peters l'intorrogeait pourtant avec ferveur.

Elle lit son entrée avec une majesté qui plâtrait assez bien le dépit ; dissimulant dans la grimace d'un sourire ofiieiel et knmofêle la torture qui changeait les lacets de son corsage en^étreintes de for. Ântonia s'était assise dans le foBieuir le plus élevé, au milieu du salon, et elle attendait,

commo une sorte de ianoti iquie v^ Iffapper le jugemep^ ^e P&ns. • «I . 1 ■ ' i ,\-ii . ,

î^lme F^MicauU ne quittrât que bien rarement lady £itz- Peters. C^ était l'exeuse de sa présence. Un.peu filus.^pl^ que d'habitude, serrant foriement les bras sur sa poUi^ne pour dri^ter un fHssonqui parcourait tout son. eoq)9i dévorant de la flamme de ses yeux: tous k& peraowMges raiig^ en eerde devant laf cheminée v assise à Técarirl^ visage. caché par >' ombre 'de Vabat^^jour, elle aitendatity elle aus^i, maisatec une impatience qui accéiéraitlesmouvementa de son cœur jusqu'à l'ânévrisme. Co tribunal insignifiant et grotesrque allait décider de sa destinée, de sa vie. Ces bonnes gens étaient terribles. Qu'aUail dii» cette baronne ridknk.? qn'aDait penser ce sigisbé sexagénaire qui ne pensaii jamais à rien? Et ce doux prêtre qu'on privait de son whist^ €9in* ment allait-il intervenir? Et Hector, comment défcoidr^it-il la cmase de son amour? £t Marie, tiendraitKdleja proîiïesse? Et ello-mémo', Pautino, anraitrolie bien la force .^ rester calmc^ et de ne pas plaider par ses cris et f par; ses transports? Oh t' comme elle se raf^telail tous 4e» serments échangés! Mais les serments auffiraientrUs pour/readvc Ue&* tor invincible?

Chacun des assistants avait sa crainte, et nul n'osait tou' cher au motif sérieux de la réunion j Oa jetait par ixUervaUes une réflexion, une plaisanterie^ un mot qui tombait et ploageajt dans le sik^nce; mais nul n'osait relover ce àéfi involontaire. M. de SaintrPaares avsôt mis un empressement un peu bruyant (\ act{uittor une dette de wbist; mai» tous l^s regards s'étaient aussitôt baissés avec disorétton pour ne pas être soupçonnés de complicité, et la -baronne^ par une petite tonx grondeuse, avait fait comprendre au comte VincoA^e^ iiance de sa probité. L'abbé Legros sentit que <e! était à lui d'avoir du courage, de rompre la glace ; il. se dévoba; et^

arrangeant sa ceinture, passant ki main siur son ra)>al9 se préparant comme pour un prône :

-^ Je croyais; madame \% baronne, dit41 d'u^e màx. doucereuse^ qbe vcrus aviez une confidence à nousr faire,. et qoe ëetle réunion n'avait pas d'autire butw . .

■ ' — Jlien ne presse, se hâta d'ajouter M. de SaintoPaares ; où peut 'remettre la confidence à un autre jour.* . " — i-Saint^Paares, dit en riant M»'w» de< Yillemoran, si j'avais tfes raisons d'ajourner, votre réflexion me déciderait à parler. 'Rentettrc au- 'lendemain esit toujours une imprudence-; à notre âge, c'est une fatuité sans excuse» Ëh bien f oui^ je vons ai T>onvoquéB pour roa» faire part d'un grand événem^ent : mes- amis, je marie moà fd^ Ali \ je ne lui fais .pas '=tiolence;'il est majeur « ie n'ai eu qu'à bénir son choix, n'est-ce pas, Hector?

■ 14e<^or se leva.

• • — Ma mère, je prends liOs amis à témoin de la l)éaédicfron que vous donnez à ma fiancée; Mais pardonnez** moi s Je n'ai pu vous détromper plus tôt sur son nom.

-^Qu'est-ce que c»la -veut- dire? s écria la baronne, 4ournalit vers Marie, ^uriante et immobile en apparence^ ses petits yeux écarquillés.

>^Cei& veut direy ma mère, que Mario «st ma ^mxTt ma "confidente, ma meiUenre amie, la marraine do mon amour, mais ne peut pas être ma femme.

' L'abbé Legros fronça- le sourcil; le comte de Saint<'Paares regarda ie parquet, comme un liomme foudroyé dans une affaire sérieuse. Lady Antonia sentit i'ivresse d'une espérakice folle lui monter au cerveau. Pauline tremblait et Marie souriait tov^rs* Quant à la baronne, elle agitait les mains et secouait la tête oomme dans un brouillard; enfin elle put dire :

— Quelle est... l'autre?... son nom?

76 , PA,U.f-lNE rÇUÇA/ILT

proche. Les deux jeunes filles s'avancèren^i^^u, noijiau ide l'anxiété générale. , , , , . r

vant la baronne, voici celle qu*il faut hénir ! < , •

, r- Jamais! s'écrk avec vivacité M"*® de Villemoran en reculant son fauteuil. , , .

L'amirale, par un phénomène singulier, eut tout à coup

aux lèvres un des plus énefgiques jurons de feu Fitz-Pe-

. ters. mais elle ne s'était pas évanouie. , Elle suffoquait et

•/,'.y'^\ ]■f./^^: /'! "p *il>iij- !*;!! ..nr- - njl, J>;.:l,^U l^>f '>h

foudroyait Pauline de toute la mitraille de ses. veux à, la Lançastre. I^'abbc^ Lçjgiros et m. ^^e S^int-PaaTO rougissajçnt du scandale. Marie, ayecune ^ni^jçsjé pimplç, main^^ main fine et blanche sur l'épaule de Pauline, pour, contraindre ceîjé-ci à rester à genoux. , .,

T— Ma mère, dit Hector ,d'uné voix, ferme, ie vous présente ma fiancée, et je. vous demande de la nommer votre fille et de l'ainier. , ,

,, La baronne ne, répondit rien. Elle était furieuse d'avoir été jouée. C'était là au fond ,sa grande objection ; maia elle cherchait des prétextes. . .

. — Allons, ma tante, ajouta Marie, avec douceur, , vous vouliez une fille, je vous en amène deux : embrassez.- les,.

— Mais toi, ma, pauvre epfant! s'écria la baronne, sans régarder Pawline et en tçndant les bras à Marie.

— Moi, répliqua M"® de Soulaignes, je vous ai ^dressé un piège, et vous v êtes tombée. N*e^-ce, pas, mon cousin, que

Je ne vous aime pas^

î t. -."•.'. M v'î'.-! I ) ; I ii( ,t|

— Elle ment, madame, dit d'une voix fièrc et frémissante

PkijLiiià iJôu'CA'DLT 7"

'ï>aiftînb'T6Ujodt'â"iib{io^lL4;'Éllb'raïmo'; Wàis'ollè' s-6st' im- ■ 'WbWt', cttiBtitf "Wl'/â' '^ii '4(iè' j'aim'dts "of Ijuft'j'iîtàiâ'artVéc.

-^iiH'^foUmt'Mbkiiil^mtiâh^é'^c'hi q'ué''je 'kls digne

•■'a'èïi'ii'%téB'filiB:'''"'"" ' ' ' '""■"' '"■' ■ ■' •■"'■• ■;.

La pauvre baronne sentait dans ses v6Ùx dés tiicotemehts '*qii{<atini'ïïcâl(énkdes1atti'éè'.''fâ^ cddel*j qùârid elle eut

^'ik ikW'^mé' tfWfcrW^â^' yès'ahliy '(ia regard/. iÀi'àe Saint-Paares atfeciait' ïâ 'pliis môrtifantc^ îrônié';' il 'liaussait "les'iiifiilllès'aun air qui Voulait dfire : iPailyre dupëT L'abbé, froid et composé comme au confessionnal',' éohàamhaît' par '^'ôôÂ mitude' celle extorsion ide la 'Wé'nMctlion maternelle, "'"yûànt^ a lady Fite-l*cters,''ôifi ne sàu/ait décrire' le tumuîte ne son visage. Jâftiais son intrépide époux n avait essuvé '* d& iëmpêlès (égaies à èéJle' qui se peignait siir les traits ae '''SL%m'è! tk'^U^ht' Sli^^^^^^ atlumlit s'iirtUt aaiis sU -\Mm^1k'^'àe^ '"'^ "•'•' ^''"

Tfl"* de Viilemoran fut embarrassée de cette opposition ; son égoïsme, d*aill«urs, qui avait ^consenti au partage avec lvlràrîe,'sé î^évéïlla plus éxigieiànt devanl les prétentions d'une étrangère! Et puis enfin, quoiqu elle n eût guère de préjugés, et que, si prés d'aller rejoindre ses aïeux, ïà baronne '"lie sôngéàl'guèré â ïes ménager, ëllfe' était, oîi plutôt ' elle àimàil a se croire blessée dans sa dignité nobiliaire, par cette perspective de mésalliance. Aussi, Viten qu'il lui en 'c6^âf'ùïi Jieù âe ■èhajgrllier ion fils, m'aife "habituée' qu'elle étah à^us''ëi: aô'sa Soumission jâsqû^S'J'alius, elle prit lin pè- ' llif aîr 'ftiicf et hautain, refoula son émotion, et relevant, par un mouveftièîil sëc ïa pauvre PaVitîné agènoùiîTée avec une patience mervemeu^ô :

"'■'-^'itfaièiilbiseiréi dit^Tlé, vous pardo'imèrézrà ina surprise. Si j'avais pu prévoir l'erreur dans laquelle je' sùîs iomb(^e, jé'h'auraîs pas appel (f d'ê témoins pour cotle petite expîica-

tioo. Mon fils VOU& a donné de^ droits que je nie conteste pas; mais YOifSi^Qe voudriez pas d'un consentement obtenu par entraincn^ent. Lais$ez*moi me reoueUlir, y son^-un peu. . • ;. . .

— JVTa mère, dit Hector, qui vit les lèvres de Fimline* s'agiter avec le frémissement d'uop colère impatiemment contenuiey qu'avez-vous besoin. de consulter autre chose que votre ten^ dresse pour moi? Jamais le soin de mon bonheur n'a £oa^ trarié le vôtre. Pour la première fois, j'ose insister» Ne dtffére? pas d'accorder votre consentement que j'attends comme un témoignage d'affection. , . . .

— Hector, me reproches-tu de n'avoir pu vivre. «ans ton amitié? . :

— Ma mère, je ne vous fais pas de reproches , je vous adresse une prière. J'^urai^ voulu vous prévenir, empêcher une explication pénible. Le hasard nous a donné des témoins. Je fais appel à, leur sagesse : je suis %Uv qu'ils m'ai" deront à vous convaincre.

— Taisez-vo^s, monsieur de ViUemorin, iaterrompit Paur line avec viol/^nce et en se relevant; ne voveï^vous. pas qu'on me trouve de trop cbétive naissance pour porter votre nom? N'est-ce pas, mopsieur le comte? N'est-ce .pas, mon-» sieur l'abbé? N'est-ce pas, milady?

Et la jeune fille courroucée montrait tour à tour cbactm des assistants qui baissait la tète,

— Tais- toi, Pauline, dit Marie, que le caractère emporté de la jeune fille épouvantait, et qui tremblait quiC xles pa* rôles irrémissible ne fussent prononcées.

— Vous- insultez mes hôtes I s'écria la baronne avec aigreur.

— Madame, continua Pauline, c'est moi qu'on inanité et qui me défends. Monsieur de Saint-Paares, que pensez-vous du mariage de M. le chevalier de Yillemoran avec la demoi-

geHe de compagnie' de îady Pîtz-Petôrs? Je vous adjure de me répondre ig»r' voire îiOrinenr' et 'Voire cônsciemîo.'

!«*-6ar mon honneur,' madeftioiseilte; ripprit 6n badinant, avec une galanterie aigre-douce, M. de Saint-Paares, que cet lïïddenlî dhdqtiart au dernier point, je trouvé que vous méritei^ tous )6»iit)Yftmâges d^m'hob)me d'esprit, et je coMprends'^'il sait difficile dé renonèer à V0UI5.

-—Vous le voyex, -madame, T^)rii Paiiline avec une froideur terrible,^ en se tournant vers là bafronne : il esl'dîffîéile de venoneèr à moi.'Cëlaest un'^om^liirieht à dàublc sens, qui veut dire qu'on ne perd pas tout son lemps^ à m'âimer, mais que je suis trop ambitieuse de pt^étendre au mariage.

— Mademoiselle, je proteste, s'écria M. de Saint-Paares en roulant.

•^ Oh! Je ne vous eiï veux pa^. Et Vous, monsieur l'abbé, qui sanctifier au nom du ciel' les affecticrtis que le ciel inspire; TOUS devàtit qui tous tes cœuh àont égaux, que ditesvous de mon ambition?

»^ Je dis, ftiademoîselle, répondit avec un peu d'embarras, mais avec' sévérité, le vicaire de Saint-PhiUppe, que mon caractère ' m'intéMiï: de prbnoticer légèrement entre un devoir défini et Sacré comme la soumission filiale et les titres fort discutables d'une passion mondaine. Je prie Dieu qu'il voos éclaire tonis les troi^ , et permettez-moi d'ajouter que l'humilité et la modestie sont les premiers titres à son intervention.

— Vous aî\^ez raison, monsieur l'abbé, j'ai trop d'orgueil; lady Fitz-Peters est là pour me le rappeler. Milady, je n'ose pas vous demander votre avis; mais vous qui m'avez connue si patiente, si calme, donnez-moi, je vous prie, un certificat de morahté et de douceur, pour que je puisse entrer dans cette maison.

-*- Je vous dois autre chose que cela, ^mademoiselle, dit

'a<-«e tfnc'Wco^spiiWHrc' 'mté-rrtixxiikm AHvoWra ;'jé"v«à8

' '-lii'Vdus lls'l'èiiiàtfe''à]«."fleMt'tt(^VilïiftyM^?ci'Sëk ma dot. •• '""•'" ''•

'■'' E<'ëd ^âHktftiiWiî^m'te'siB^étfl'éliti'dari«'te'Vt){x7^>au- HHé'tou'rriâ'ïe'tfos 'àl'amïfiïèl CM-<^'&éi'Aiiï%mk'm\-

'm^Wifi^sH." " "" -i'' •■■"I-" •>! "■"1,,^ -H M .iiKii.m •'i 'rt€tetbJ"ot'WHi-ïe; à¥fHg^S'd(é"iëttë'ëii>lbiWû','l4tetâtli{ft 'Mé M^ttàltt' piàt-iihë prèisiôïi '^(uèltè ef 'tfè^-ét(kpiléttle','Wlis"4e "dèiil^iidirëiit' àïnsï''i|iel"i)'ollhetfi-'-'éttll"i^ofesiMè à%}l' cMe âme ombrageuse. Mais il s'agissait moitià'cïè' )iiiSiKb'^"qiic ''rf'hWteerff;''èï«cctôr/<'b«kni'C'(ltt^ei'fe6ùrï'â''tiïiesaffié^ ' h'âWlf ac«jà JiiilJ'erip dM^^rrilbaifeèl-ia liiain (ife fà MWfe

^- iUiiTé* ne' Wà^ ' '«èïïiàiide"tilti^''qiiWé' ' éh6s^''à«iï(iuW*ftl6,

"rhatnK^ ét'^V<it!é^rië 'pèutëi*liJà«^idMrà"rrfli^ër';^îéte'*àe

jeune fille, digne d'estime et de respect. Quant au reste, iîiïfis •feh'répàilt'f(^'^^â'-16isifi-''' ' '■• ^■'•"'•'^ "•"■'^ ■•*•' '•' "•'■^ "-^ '" ^••fi%rf,''mott'ïîiyj Eic^îutsCî'iitriôî; i^adMôiseHi mïWè, '6ùhi\\i\^^ iàVèèf iinè g^àvid ' diaWnantè 'M"^ rfé'tïilttioiin! 'Mdn . iJl^niibl^^è¥<<niïéihfcrit à''èiil3rttl«r}'to Je'ilb'VM^M^'S^Bîr 'kvttdè''què'l'ibîië'dy 'n1^ fliè!cë;''ét V6tisiteWd^^ in(yèéé\'tmmé\àtt^^ih&t\lèi!'^è retiré; ÔàWs' là^ iriâïioi 'dï)iit •Môrie'^t«l'èttfdt"éflti"'rèiiië."''-'' "*'' '' c"'^'""''^"*'' ■»'"'" ■ '^'fit^itiôi, 'tf'èfcWà PiiiilîÀeV ^iSiicilè, '<id^ii^è'^(ilijttl5^s;' i<Sr iA'^i«Ait»;'éîV'feé'jëtai1t auk^ého^:dè'fe' tikMiiiii»; "riiyVfi'f^pellerez-vous jamais votre fille? ''J "^î <'•'. '•" '^J' ''" '" /-^A qddib6h?^r(H^()^dit'ëVefc t«élftWéèlré'là''bâ^ôh^^ ti& VOdlâit'ptt^'fe'^ngi'ge^'f^àî sî'péït W'é' tôhijîk WëW^ ôti'e

' ■ ' ^artllîtid ■ ddmp ri t t^n^ èf était fti^sa^ ' «"hïslfiliirif e/ CTè' Vo^ilii t

détendaient : ]. ,,.

.>jft)^WS?fP(g^^e,ç?f ,}^n,.dfiv^p.^^ir(^,.J^,,.^çpfor.s^U?;A )e remplir, et je saurai le respecter. M"* Mariç^i^^jif^içaut^.

'Mp mhWW^^M^^wi^S^mMf. ; Ji- W^î^rtR i'elle

voulut sortir, mais elle chancelait et ne voyait p)\is l^iporlte.

.Mft^fif.fiÇft^Ud^"^ftii^ft}.sW»H;.i;^cc9^ iusflu'à sa

^^^hpbfe, ,(ît^ |f,.jn^^p9ftjranf plu^.S^jC^fjtçain^re, Pa^Uneeut

Le comte de Saint-Paares et rabb(5^eg]rc^,i^;^i^j]ijèront, .WliSPf^W.iffl^i.^ W^^mP'i Hppt9f:,,sil^<4éux et

fÎF?%ft.fWf/^tflK^ rftFfJin^Jrfr.lQw^n/: ^,|^fly„,1kaioni^,: qlje Sfi^V^irg^^^ P)J!^>SXÇ<^'Vïï<i %Wfi^^^^^ M^ |jî.?-Pp^prs.-yfftt <^W^ <ïeii§o|rjl4 .^t^^yd^: l.>|(îOve 4a sa veuve inconsolée, il dut trouve,rfq^e]^e ri(?]:)^ pî^ajuso^ée, (Jont .c^tte^np}jL]^g^lç,^p4,|5émii^^^^ pcieH^t la.ponçcience

^% fi?%-ci(ft>^^,^{ \^^^yA.m^ /ÏP.PrPmi^K ;n,érit^ des morts est de ne pas revenir. .,1,,, .j,,, ;.<!. :. ^ •. . ,,.M9,ifjfi4^,|S|C^uJ^jg^eS[yeill^,^n6;p^rtiie de. la. nuit au- chevet de.?a^^^ifi^<PlJ(Çf^;p%fça de,.c3,.kner,,d,e ramener à TintelUgence froide de la situation cet esprit impressionnable que le mçindre /[^^^^taplA exaspérait,, et qui -dépensait une vitalité

prodigieuse dan$ des luttes inutiles. C'était une de ces natures privilégiées ou fatales qui dépassent la réalité en marchant dessus^ et qui en gardent Tépine dans le talon. Il n'y avait pas, à vrai dire, dans les incidents de la soirée, matière à profond désespoir : il était évident que la baronne de Villemoran, après quelques jours de douce sollicitation, céderait et tendrait les bras à la fiancée de son fils. Un peu de patience et d'adresse pouvait venir à bout de cette résistance. Voilà ce qui ressortait dtairémènt de cette scène; voilà ce que Marie s'efforça de démontrer. Mais Pauline avait besoin de douleur, autant que d'amour, et son âme inquiète se fût mal accommodée d'un bonheur facile, d'une victoire sans combat.

La suite de ce récit éclairera le lecteur sur ce caractère étrange, mais réel, que nous avons observé plus d'ùiie fois, et qui est le produit des pï'éjùgés et des tnécoTriptes, et aussi de l'éducaiion incolnplète de ce temps-ci.

CfliAPlTRE Vil

^ PfiuUiiQ.Fçiuç^,. fille d'un militaire retraité, ayant lesou-^ VQjp^i* confluai d'unie,, prefnière enfance entQ^réç de bien-être et d'égards, se coQS|idérait cpnnine nne, ^^ilée,. comme une puissance déchue qui a le droit de rentrer dans son do«* maine* Ayant orné son esprit de toutes les richesses, de tout le luxe qui peut éclore dans les serres chaudes de l'instruction publique, ayant le sentiment et Tenirie des existences fastueuses, se sentant supérieure à bien des grandes dames qu'elle avait entreirues au parloir^ elle ne doutait pas de ses titres à dominer le monde» Trop iière pour mendier une restauration qu'elle attendait tous les jours, elle sHrritait et souffrait du moindre retard* S'exagérant la résistance d'und société qu'elle avait trop enviée pour ne pas l'avoir un peu calomniie, elle prenait les moindres taupinières pour des montagnes, et elle eût même été désappointée d'arriver sans encombre, sans difficultés, au but qu'elle convoitait avec trop de violence pour ne pas le croire et pour ne pas aimer à le croire peu accessible.

J'ai essayé de faire comprendre comment Hector de Vil*

8i' PAULINE, ,FOti(VA,qL,X

loiHoraiii, eitj^ik i âériaux* j >eti >p(^sililir u'n^tait, , ppiir^^t pai^ , u^ soti;jo vottdraUnduss^ par ^pposUiQo,. ff^ire.e^^ii^i/et, faire, plaieodpe > 'cellc ^jjéun^t ifiUC' cQui^^gei^^^ ; , &Q)ita^r^^i^t ^^It^Ç, par unetloaague» .rêverie^ /queî Aai patieftçc, .,î^iv4U> irq^ffeie, ^^'r. fjible.à r.(wcèft^, eVjqui,, d<5(}llK5sée par. JiasftRtJMi^PMffr^îi/Çft. en«ftetaimiaw<-elie-»êmôjaa!We^s«pei,i,| . -.1. ^•iî';-i...: y,.- . •»,,..,.

4îttAndiij« parle : djeidticlfks^ipept,.. jq, n^'^pHfjf|e^,D^pu|^, soixante.aB8^ .la «ooieté fiîa«ça»&^,,iemuéei^)>Pm^\er^^^flii?^r, lic'ti*B»oiroirte;4ianft/laque)k.il ^ui.^era^ in^^^jj^lq^fjp rep-; treitychoNîhe.sa »Yoiew.lia Wiilwcc^Hô dp,(Ç<3:§ièiç}p:fte sa^^^i^f, êtreiatlribUféQ.À (une* aiHr&!^ca(Ug$u £U&.ai€;G|mm09<(^(J9i^>V^'. hominds'vetqiitjd&jnfm^in'a; tFo^^giUitafl^: l^m€i9(f|^Qi^<^. Kméy^àMOf pMnbes:inélodiei»»6dT4u pQig|^:,4e»,i^4(?f^t(>»^.?^ Je- €Poi8i(jae4arfonunef à ( son t<>w«^* j'ent^pdei:Ja,nt'aïi?we *^t.. riett8e»ié<}'»iioè]%)Pa.gagné^larBlialadie dq R^^^/L^^^nr. aj^, fièvre«)du< frèirej Dfabord distoa^le, 0€Ci»p«fQi4,c/opsQl^F,|£llc. n'è(v«n'-*fiEtôtkïiten){i&^e isong^n 1^ s'^aUtristârv-dc} «t^eip^^ndf,^ elleHiifmonillifais*, ^peulàiipeiai,: l'hommi^; Vo&t lojas^: ,<^'3'^; . deT0ue9.il «'est dennérun but;Mil!a Viécu: il ^ r^nferpi^i^iBeQ. ]aiime$iiOt( éessepré i >lesi ':poings. iLa «fonma^aki^fa) a, iPiM»§e 1^7 / oueillif^' et sd ^dennaaderi si. elle<»vaU> sapart et /i^ipJ^petKJliïDS, cettoiisidéidté'transitbire^ qae)qaehiue8^an& on,t jmi ;4e iMop^T -. sidéFeiTi comme 'lotmeyieur d^* fiiQnde6.i)0$sil>l<^«< / , , ; ; . , ,

Par^e qu^on a %m pèb* abusé, dans- les;rom(in^> (i?s ÏGfSkr: ine&' infcolDptisQs, > c® n'e^t ^pa$< > une •■ • iraison pMM^r, . f4U<^ l|on. . comprehne 'rmèuxda {énuBMi.: K^eslril pa&"Vrai qu'Ole rfi&ti jpnaJ, hooo^éej etvpar sakie; mal élev()C, dai»9< (cartel cqhue de -f e^^. d'affaires >e(< de' • jgèAsi «aB« -eiBoymacy q«i.'ont lapp^lit^ Iq. tdix*< < neutième sièeks^ L'édhscaiton est une sorte dcti^evr^gç.^iip^ rieur» oà' rdt)> enferme^ pendant qtijolquea aop^i le^ i#)tm^ fHI«6>qtti x^é peuvent pas prëtendre -eneere a^Xi6aahciwes et ^aiiitf ^chapeaux ù plumes; On leur ^mseigqc .as8i(^ï;4'hi&|oijFii^ . pOur^qti'idllesne 9oysiit plus^ tentées d'yT<^vonir.; onile^r £aU

livrë'kb' Mihbl^ûfé'dti' piëti6pmilis otii Be^rëu«8itJ>ni ' ài cii faire âé^ l^lklMteè» <^fttique^V4ii<à>eiiiifàiTe dçsffiu^ >

striiHës.'<!7ét'të iritèHigéiûf<^^ à'iiioitié 'éveilléiy, > qnv.'n'>« >pm 'lest;. { ressouf<rfë?^'^tiffi3ittt<ïé''p(]ifiti séf caflkei^ et"po«r se 'Krtisfairdf(i donne aux familles des époQâèfs-pMtentimiéeS'ioQiE'nliUeâi'Oiii' excitbl^ûr'^ttlJiUf^^fnfV 6ti m; le^i prépaie* pais à>biT)âriibéuQiiè v0fttez-or6ûè'<ïiî^è''Ms^é*yttii''iemie'>tllië èômme »Paa*ine^Fott4n^ cati!t'^îèà^hft<ldH''Vi^fej 'ôoëdr^ al^fefJ'»!hri«:'8aiiSKc^^

prt«èiy<',' i'é^dfcrty'falb^iëfe pair tJôWipafràiiow,"» fendue» défiante! i paî'"fef3iiéirtëtt'-^ë*"petHefty6fe éftittiondef^ .CNiifbieir^MéiîW.ixî^i . vo^èrii'iéMl[<è lih' n¥à«érilàliMe'^dëdaigm)ux*iqiii{|i0'ticiit(fptti.M asâé2''(;6^^fô^^e$''4u&Kt^ Énl6ral«S';'i>oà'<.ln«»ieUte; soHffrimyK

aigite; ' W^ëdn«entt! ''et ' f i*àûGttttlêrei ' - Les ■ »iîœuifs j feubHîH^ fciéi, ëdiiitmi&^Më^i^^ de Sbakui^nésr/fsosiJt iÂm 'escepiions;)! ; le»''i^pHè''Sfé/éiôet!)til)»ltfs >^t n](<|«il^j ^eonintë notTC héroinev sc^^ '(ll^if IM<]tleHtBJ 4!V^iiBiy^t ipas'sa 'vcvUiv son entôlement > • ddiii^ teMeiy,^^â!r où eli«'>mt> Vt-avmepdt digne de.|<itié7'fn«^s(^^ cpfe tôtiS^^ôilf pâ^ da> conHanâeiinvincifek' dans :FamouF;>; Xv^é f^tltûé qifik^'sa^iiiidèhodl kumorgue'de rses^o^mipagi^c lu!**ëilt'>'ihtili!quéte,i ^vteC'dô'dOttlb» q«i''l^és«lte' d»^ la. ctemi»t< sdéhbe'^k '4ai n^ft'sttit^Tietut^ap^tor do'(b€fnnQffoi;»l^iuitte) paraît un lyrai*''<^t'^flei peut' 'énn; -qu'une iViotimb^ vîotiaie'tdcisi' aiïthîS, ""parcëf 'qtl^elle '«e^i ivictwna» d'etle^mlnie. f nîfe .voyeni, séldii Ké^hidififdé, qtledeuxntotites ipour-eile, «eèlcffdcikircé^. si!^àlton H^étte'^iprifiQ, ieA^côùrb»Bt'le cbuf devant» àeadnir. uMèfA 'de *fàJiy'Pi1te^^4^«<'B,-'du>ia:im^ quèi'Àotr é^lVoquèf'uVliic A^kè^O'de 'SaixitHG¥ideiptroouvt.fcn< gaËitfbadadftj ^fuHnej H(c<ÎPéfe parfoeite*allenlsttiVc,>ft juréd-otif tiiy#Hâl^ u^é ttid$^$m«V(llénMiquoièt tpurevfimiB» ellci n'y ]JKM»e . l<r f^<éd^li^ëte(5\}net)^ervola«ottck(ef eHd.v^^^ d*iy Hnooûa ti^<tfeè dléf^nsd^ opkiiâlT«$v et o'^str'ainBi.qù&,'nEnmq1iaDti<le san^-rH^^'t>eltc'<dépassè ioiiiours*'ler iMiA(qu'ell@>eittei^ttiiei,

elle gale le bonheur qu'elle pourrait goûter avec plus de calme et de simplicité.

Il est juste de reconnaître que la société actuelle n'a plus d'abîmes à faire franchir aux divers pèlerins qui se mettent en route pour ses sommets ; tout au plus a-t-elle encore des ornières et passablement de boue. H n'y a plus de pont-levîs dressé entre le vassal et la châtelaine. Ce dicton de vaudeville : On a vu des rois épouser des bergères, est devenu vulgaire et plat comme un article du code civil. Par conséquent, Pauline Foucault n'avail|pas d'ambition démesurée, en rêvant l'honneur de s'appeler M»»^ de Yillemoran. Elle n'avait qu'un peu de résignation à mettre en œuvre pour atteindre cet idéal éternellement convoité et habituellement chimérique : l'amour dans le mariage. Mais je me serai mal expliqué, si je ne suis pas f)arvenu à faire comprendre que des âmes comme celle de Pauline ne s'accommodent jamais d'un succès, et, jouissant du bien, sont jalouses du mieux. Après tout, s'il faut les plaindre, il faut aussi les admirer par un certain point, ces natures éprises de l'idéal, voulant un triomphe éclatant et pur, aimant avec une ardeur îiurhumaîne, et s' offensant, comme d'une honte pour elles, du moindre caillou qui les froisse* Cette susceptibilité exagérée est Tivresse de l'honneur.

Pauline promit à Marie de Soulaignes d'avoir du courage cH du sang-froid ■ mais dès qu'elle fut seule, cette résolution l'abandonna. Les piqûres s'ouvrirent et saignèrent comme de grandes plaies. Elle eut peur de se retrouver en présence de ces êtres ridicules qui ne l'avaient pas comprise; elle voulut aussi éprouver l'amour d'Hector, dont la placidité était un reproche pour elle ; et elle passa le reste de la nuit dans des préparatifs de départ.

Marie reçut en s'éveillant un billet airisi conçu :

« Mademoiselle,

» Je pars. Je ne pourrais vivre un jour de plus dans cette maison. Lady Fitz-Pcters m'a chassée. La baronne ne peut me prendre â son service. Hector n'a pas besoin de dame de compagnie, et je n'aurais pas de titres pour rester ici. Vous m'avez offert, mon apge, l'hospitalité de votre famille, l'intervention de votre amitié. Merci, et soyez bénie, sublime et chère rivale. Je vais, en partant, m'agenouiller au seuil de votre chambre, baiser la trace de vos pas. Vous êtes aussi grande, aussi pure que je me seps égoïste et misérablement attachée à mon amour.

» Ah I combien il y a d'orgueil dans ces étroites cervelles de gentil lâtres ! Combien d'indifférence dans ce prêtre qui aurait dû me défendre t Et Hector, pourquoi n'a-t-il pas raccroché à leurs clous tous ces pantins devant lesquels j'ai eu la honte de m'humilier et qui m'ont méconnue ? Vous vouliez l'épreuve de ma soumission, de ma douceur sur cqs êtres ironiques. Vous répondiez d'i^n succès, et d'un succès prompt, si je restais ; j'aime mieux fuir et. attendre, qu'ils aient le remords de leur dureté. Je ne sais pas Pùje vai^ ; dans quelque pension, où j'ensoi^nerai à des jeunes filles l'obéissance passive aux grands parents, et l'horreur ,de l'imagination et de l'amour.

» Je vous ferai tenir mon adresse plus tard, dans quelques jours ; j'ai besoin, tout d'abord, d'un peu de. solitude. Hector ne mourra pas de mon absence. Ne le console^ pas, surtout ! Je crois qu'il serait bon de le laisser tout à sa volonté. Bt si vous retourniez dans votre famille, vous laisseriez dans cette égoïste demeure un vide qui forait penser à moi. Oh ! pardon, pardon ! de cette jalousie ! mais j'ai peur de vous, et pourtant je m'en veux ! Quand vous saurez ma nouvelle adresse, gardez-la, emportez-la, écrivez-

8J8 PAULINE. F.OUCAITI^T

mir ,mi ftpi'ft n^?pfM.^Hp'rr.*oft'% fâ^t. î;' iHj. s'»

m'aime, à la trouver, à la deviner, » , , . , , 1 1

..,f^ff iR.n? ff^t ,pas fort, ftoni)ée ,4e CQlfeJe^r^^

jEHej sourit avQc trislçsse au .passage, qui .la .pj^plioft de ..P^-^fe-pf /*.? lajper,^ clianip, .libre... Suf. çepo^qt en<î^xfi,.^a ,r^'^oluHj)n pétait, prise dçja. \eille, .et,:eUe pçif.^^df^p ,Je ,,"^ff^-^SF/??i?yp'^ <|e.ra|nener l,a^ ,bapnf)p.,.c;ét^^,,(^e ]]\i^\^

Hector ^yaif, (Je çpn côté, i^p presseD,tif]f]ei^t.. Il djççcqfldit

de boi^ne heure et trouva a^ ))as.dqr,ç,^c^jfj3r.]VI^ri9^.,q^i

; .i;iâ,ttepdajt. Aj^ ..fW^ flfipt eJlft Jlui.sp.rra,.Ja..yn^ip, .i}..(<9y;na

Ja fuite. c^e,I|au^ne,,,, ,^ ^(. .,..,, ,,., ..„ ,. .^,.

..j — -PW^. 9^.^. partie, ,n'(Bt-fie pas.? ,d^rpa||dartri.l,..3y,çc ^a-isfesse^.,,.; : .,.,, .. , ^, ., , ..^ .,.., . .:....., ,^.-yo,^Y?U-^lle rester ?;jéi^o^^^^ ,,. ...,,

. fl^>".è . do^u^e dfi..ifi^.. ^qloplé^ ,,r,épljquf^.,j^y.e.c ,ui?e .^n^rg^e fj^îyr^use q^i ne ji;i ,<n^it.p^8 .l^J^iju^lle., ïjfîçtpr^, ,yi?rt)leiïienl .9;t<>ité..p^ cett,^ nuit d'insonuiiie., . . . .....,,..»

— Vous êtes injuste, mon cousii^p^ ypji^,j&t|9^ cru^J, !,. . , , ,. -p Ç]tiVpu§> .i«a..co,u^ipe^ yQ.uç êtç§, tr^pp inc|p,la^nte, ou plut,p,t ypu^ ayez^peu^, de, me 4(J^roîppef,v\:p^,i;espiçç,tç?i(Ce sentiment étrange qui s'est emparé de m,ai^ Vouç Yp|ij)p^,7ne

. dfpnner, dqs i^Hsipus i c^r ip, J^fi\^i pas, .,,,...; . .. — ..Jp vpu?^, ,yoi;ts, p;fhorter.,f^ alfer j^^qu'^u. .bpu^idu

. r-T Hél^s l. i^'airjç çlopc pas .a^scz ,d'cn^^aîpçm^pn^ à .t<y;iir ma parole? Ne Taimé-je donc p^s ji,ssçz, qettq p^uyre fille qui manque i\ pia vie coTnmç une enfant que. j'aurjiis perdue

PÀrClNE F'ÔliCAtLT 89

'et (tllè j'aîîi^aià p'éW'de'rdèohhaitrî^: II' faut àiï^'Jef^iihe

bien pour ne pas vous aimer !

— Oh ! ne parlons pas de moi, Hector, répondit Marie en '■f(5u^ssant bï (îri'lîreWiit, dvèc 'u simpiicîtë iouté fràter- -tiëllerW'riià^fi ay è'cih'b'ÔÙsîh. ïe "sÙl4coiitërit'é aé1a''^ai't "tïul%'éàt»fattel'^i'é''àBnfe Wen^ ^è''je Vou'i'sëràilitiffel'^iiè'A- 'éri^ë &tfi^'é'hsà«lfe,'à'rù'riîet àtaïitiiè'^^^ âVënir'm^eM^fe ; '*tiokiHkîii'je'1'éi)'otodé-dd totyfe courage et > rè'pônds ie ^ThbMéiiV 'tit'"de'raiii5ur ae Pàillihë. fois il'l a comîiie iin ■VaVéhtKf*ï1nëkïJUfcàblè'feh(re voii's déiik! àHyèz 'i^lii'^ 'qu"i{n ••K6Aii«t,'Wtt'' cdusittv''Jè;V(lrtis' Ife a^mndë' p'ôur v^lik à"je

vous le demande pour èTlè. Vou's pàrfiez' de tfoiivèr iil 'eïle J'te '-fiWe^^ eh'"bifo' Î'-Cîti dîè iiéla' 'iëfiei'settièni)'s'oyé7. sa ^Wèréi''éfe '^iii Wi^à'^inânouë; jê'lë^'^^^^ b'i'én '^c^è^t 'iin Un '•ëkfeiliplë^niHe''feoRdë'affJctîdriJ8Bti hoàtiêïètè eiîl \iH eWoW

de sa conscience, une lâche de sa voïoVi'fé. ' Faiïès-'Tui les *Ti(ynn'éuVs''aë"^iée''mon'dè (Jii'énè"enVlë''èt ^ù'elW Redoute ;

mais tenez-lui fermement la main pour Tempôchér de s'y

jeter imprudemmëht '6u'1dié Vëèùle^' C'est 'iihd'gt^çfeàme , '"1fe!rVenté''sàhsft)i ; dô*nAé:i^lui*'\ifië croyance. 'A *cé i)rîx-là,

' aie' = éei'à' ■ Mëmuiél < et SfottS^ pHvi^Tek'Yèi^è. 'Htm né 'luVfez ^'pas sixtiôvLi cdûlt-e lé kèîitîràeHt'^mii V6us''aitifë'v'éW/elfe. C'est plus que de l'amouTrc^'ést 'ViW(^feistihib atoàit'tfûilc Y0cati6tt'^'d'ûh'àpbi^t6latl:'''"' ' '■•"" • ''"'■ "' •'^"■' """ ^ *- '" ':ii^Tllte'i4ë,'tl''Att'V6uà\-ft^f cettè'f^àîéôn itt^^^ 'dWânda 'fltoÔt^J^tiarvétilent' liibtlfôiïdù'' détaèbërit^ "aiiec léqïi'éi'fea "M'âthié aV^ili)aH'é-' •"' '•'■'•' '-■ ' ' "'i' ■'-''"'*"' ' •"'""^''

— Vous êtespeir'éàl^tie; 'doïil ddiisiiî;"i*éiirit aVèdtlii'tll'e bhârtnântV'qrtèîqtie iiiî'l>ea" foTfcië;'l*într^if)ïdé jétiiié tllieTTous vous étonnez do ne pas m* entendre déraisonner ; coWrttiW'si j/i^^Vai^'t^^y' le" droit d'avcïit ilh jyeu dé bon'ï^^iik', quand \f^ipôufVoiii'thntraïnrtî^! ' "^ ' ' ' '^ * '"' ''^ ' ' '" îïpclor jii)iipîfîl; Wrompronaït' tou<os losclc^licàtesses ol'la

prcftûienoe de ce fleiUiinent dévoué, pour Jequel l'honneur lui ei^pigqait l'iûgratitude.

Goftideux ôires, si nobles, si fiera, si viBÎblëment ttéés l'un pour l'autre, mais si tendrement résignes à ne point s'aimer d'amour, s'étreignirent les mains et se regardèrent jusqu'au fond de l'âme ç mais ils restèrent fidèles à la sainteté de leur engaf^ement, et Hector eut du: courage à garder toute sa foi ; car, si jamats il fut permis de croire à la communion d'un couple dans des extases immatéi'ielles, ce fut à cet instant.

-^ Je fvais partir aussi, reprit M^e de Soulaignes, après un court silence.

-tw J!ai pourtant bien besoin de vous, Marie. '

— Je vous servirai mieux de loin, mon cousin.

*^ Je vous compretids; partez... mais promette^-^ifioi de lui écrire^ de tenter d'assouplir ce caractère indomptable.

— Puisque Je vous aime, mon cousin, puis-je ne paS l'aimer t

£n prononçant ces mots, qn'elle n'eût pas laissé échapper quelques jours auparavant, Marie était calme et avait son sourire le plus chaste. Hector reçut cette promesse d'amitié avec dévotion. Il n'osa pas interroger sa cousine sur la confidence qu'elle avait dû recevoir de Pauline; 51 ne demanda pas où celle-ci s'était retirée. Il se prêta avec résignation à l'épreuve qu'on exigeait de son amour.

La baronne aocueillit son ôls et sa nièce avec une* o&linerie qui était le plus touchant aveu de sa faiblesse. Cependant, qu£md elle apprit que la demoiselle de compagnie était partie, elle laissa percer un contentement ingénu qui révélait ses sentiments secrets. Elle espérait que cette fuite simplifierait la situation, et que Marie, demeurant sans rivale, prendrait la place que M»»e de Villemoran lui avait choisie. Mais Marie ne laissa pas longtemps cette illusion

debout : nÏÏQ la détruisit d'un aourire, en annonçant sondépart.

— Ah çà ! toi aussi, tu pars ! s'écria la baronne. Tout le monde me fuit : je vois bien que j^ ennuie tout le mondé 1

On. sortait de table après lo déjeunery et Von passait au salon.

Lady Fitz«Peters, dans ses. plus solennels atours^ appareillée pour un combat décisif, accoudée à un faoteil, comme un orateur quia besoin de sentir la tribune, attendait Vl'^ de ViUemoran. Elle avait la gravité béate d'une veuve du Malabar devant le bûcher.

«— Yenezovous aussi m*annoncer votre départ? demanda la baronne.

L'Anglaise fit une révérence et abaissa les yeux pour dire ; Oui.

»-- Mai» «'est une rage de désertion ! reprit M»® do Villemoran, en se laissaat tomber dans sa bergère^ et en invitant lady Fitz-Peters à s'asseoir. ■. ■

Mais lady Antonia avait avalé une barre de fer à son pren)ier déjeuner. Immobile et nmotte comme la statue de Wellington, elle fit comprendre, par son attitude m^me, qu'elle avait des dioses importantes à dire, et qu'elle avait besoin d'être encouragée à parler.

— Je vais au jardin, dit Marie.

— Je vous offre le bras, ma cousine, ajouta Hector, que ce spectre de bronze alarmait vaguement,

Antonia se tourna majestueusement vers Hector et Marie, leur fît un ge&te de doux commandement pour les retenir, lança tout particulièrement à Hector un regard de tourterelle, accompagné d'un roucoulement britannique qui valait une prière ; et après avoir ajusté ses f)agues à ses doigts, elle commença son allocution, entrecoupée de soupirs impétueux, et avec un accent qu'on peut deviner, mais dont on ne saurait noter les inflexions.

-c«ett«Hjcitë"dè sà'fe^ime»* elle Mlbiitld ide"vlagtféë'ïJrtitfeëtàtions m^pMi dë''îid'i^ddtft-V'pûteV'ëèt' ehfc(5hé'bi^dlé''sotfà'i^ 'Aez^'dè ^^ ifnO(feët\b; toè' Abtiilia àVt^é^rîntfdpIdiMd'ùiié-Srniralequi me* le feu aux poudres le motif de sa 'Vieille'.' 'Elle ^Mvm^ l&^yafeoh^ irtVWèfiitàire d'-drt sicimidbléi'Sâ d'éWidtSelle 'dif<fettMiJàgriié;'^abftimht''dë^ lirivTÎV*!^^^^ ffhiné' '{)rdseifiltàïî(m bienveillante, avait élevé ses plréléhli*i?ié jtiS'^u'à'lVàiidàde df'enmr^ -Mtë "M' 'fettiitte 'de" V^limëHatî.' * Cette ' fàùlfe/ihinie

AiYînt''i»él)fefé'él' Eltè''VèMît âhné\ ëlTè',' Yàûy An'tdhyâ;' 'vditte 'de'>r!irtfawal''Fit^i-Pêlè^^,''^sè!'>mëtli^ à' 'là tKâ^osî'tièfi 'de-'^ès hôtes pour tÔÛlë^'leë gAtiyfmi(5^nfi' (jb^Hi jyfeifàlt à 'ëèu^idî"«fe IXft^lMûaXàeYl'^mik 'è'^dyàfe'Mlëi^ âuJtfev'àttt'dè*^ b^^gtices de sa position, en offrant la riïaliti,' !'é>ta6M, ld"f()rturié;irïid^ *0rëbilU6'd"6 lady^'rttii^ïéterg," pour 'ï^aéhëtët^'lè^ ^i^éWntîbns de M^'^ Pauline Foucault. " • ^' """

^'•''Iiè''Visâgte''dë'1fe'retf^d'si?hibiàîï 'thàs^îiié'd'liW' p^rf ^Uniforme anglais, tant il était devenu cramoisi, pendattt bé 'di!»mlm m'^\btic&\iMsité ët"é^riiiqtië 'iiih% Mie ànôcunon. «èct(rt'^'i^ép</hdll? aVcfe'le t)M'âe'''^ài-it'éi'^6^Ml5îlë'4ii^ 'élétté démarche le touchait profondément; màîi'Vfi'i^lT iib itiëi^t-àU pas ce sacrifice : il avait' 'ai^'îè' c?6tWJ)M6 'de ' P^iiliht^, H il aypit^it'''àU''êMtibrétorde'1^5j^iïéeh- '''■'''■' '"•'•' ''""^' - "' fia^'bâ'rtitttte tiilfiiîiÂë èoiï'îa^lletiff ; Ma'rle ftigàtxlâW!tiî*éi^ que avec commisération ccttéf'j^fiUVt-'é ft^rtimë'Hdîcùte.'Lad^ AdAnlà' plrowiend 'àbni+egAi^d iififipfifsîlne'ièt"fe*iipfplîà'rtl '^tir'^es trois auditeurs. Elle vit son désastre, ses rtëcômjité*'.' H ^e rdAtfti* pluë'qiii^à!<sàuve^'sdtl pa\'illon 'et à"sa(iiïfer.' SèVedrossant alors à se briser les vertèbres, et ' cbuVi^arit sa' 'rf^traitc dlv^lUS'imiidsfifnt'défi :'' ".<.•. -, . i, •..-; i

— Milord, dit-elle avec un incomparable orgueil, pa>d6n-

.^ezTfliçi d^yj^Àr, .Reconnu l^^^upi^gei |raflW^i<?4/l'ayoirioubli^ jqm'il.ji;.y.,ia|jrtu^.çbpZ'V;Pu^ (ta!nv^sanwneie8,.d^pwi$'.\'as

,f fai^pjorifi, d'ici, vn, affroi4 ejt ôsa^ piîfl^ef quij^oiîktr^rovbl^

, , ,f;i^s diçpi^ieii^ JW)t^ P)p,çpqn<vés . pveo Mp, ^cçjçnt .piqdiqu^», (ù- i;^i;ii^,§upf;ijpçije,^pntall^vfi,(}-pft br.?,yp 4<}^Sipoifî, A,irt9pift'n'-Qi8p pa^,çelQvpr.|leîl vaux d^ .peur,. 4^ i?çj^MiOUlnçi^ d^\l';ir,ai?io,; ^, f^jsa,|^l .\;()[\l;çrfftf|f« »Ç|lle i50r,li|i,,du.saU)i^,.»ifBq/4a:,rigWrté4w .^^Qtçe.qpi viftn,tin^ei jptier dç^^.reïnqrjcte à.Ha^leU - . . ; m' ... ,-^j:jlp e^t.f<?l)p,,,4lt.,!a, bfffcw^.^P -lîftM^sianjt.jKjp épftuVm,

. .7n-.QuçJ|yamq^qui:.yous êtes,, flifajjipîw, co^in;;:di^,eç

riantMarie. ,'...., ...'>! .iiii-n • 'U -.i.

. ; .H^p^r , aeçppla Ja . r^ilterjq .dont, h ^^iv^lm^pUla .Mic^nia

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— Damet mon enfant, jl^vi^i^ dies((id^»,)^rjiiiyant^st4epui^ qHçlgijUQ , t^mp^, M ot ije lop j^aisai^-. à rid# - d'^^îcrotU'tQ.. Pti «on pas de..qljw^inver,.rT^^ ijnjpwag^v. . ,•; , ,. ,., .. . , . : .. . .,— ,,Çour((jî^ai;r.enon€jQr A.p^ \^sr\^^msi wève? , div Hector isjv etc. fjpiip^ur, -M-. ., '.,^ I. . , - ■- • -i'» ^>:' * :•' . '■ •!.

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— Est-ce que vous craignez les rcvepftp-lfi?; demanda Marie. ■,.•.... . .1-

— Non, surtout quand ils reviennent en plein joui&, bien vite, sans se faire attendre, et quand mon fils leur ouvre la porte.

— Oh I que vous êtes bonn<i, ma mère I s'écria Hector. •— Est-ce qiie je peux avoir une volonté?... Ah çà I saiton où elle est allée, cette fière Pauline?

— Je le saurai et je vous l'écrirai, reprit Marie.

— Tu nous écriras? Tu tiens donc décidément à ton dé* part?

— Plus que jamais, surtout maintenant que vous aurez une tille.

— Eh bien I pars, mon enfant ; ma fille aussi. Tu sais ce que j'avais rêvé ; mais Hector n'est pas digne de toi. Tu es une sainte, c'est toi qui me rends raisonnable. Est-ce que je puis ré$ister qvandj tu me pries? Ah 1 mon fil«; tu mérites d'être heureux ! mais rappell<î*toi, si jamais tu as des regrets, que tu tie dois pag maudire ta mère. Elle t' avait dioisi le bonheur certain^ tu as mieux aimé courir les habArds; je n'ai pas .de reproches à te faire, on n'est > pas -lîbr^ de son cœur, il nous mène. D'ailleurs, j'ai confiance en ta raison et j'aimerai celle que tu aimes.

Heetor s'était agenouillé, comme un enfant devant sa mère ; Marie essuyait du bout de ses doigts des >tarmeft indiscrètes. On ne songeait, plus à se moquor de kdy AnKJnia, qui adressait kss phi« navrantes confidences à son perroquet, tandis qu'on chargeait ses mallos sur la voiture destinée h l'emporter loin *de la rue de Courcelles;

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