CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE DE CE LIVRE
J'ai voulu favant de vous enseigner sur les moyens d^'exécution) vous faire comprendre que Tart de peindre étoit un sublime langage, et que, ce qui faisoit ce qu^on appelle les grands hommes, étoit raccord des facultés pittoresques unies à la pensée. J^ai voulu vous faire sentir, que c'étoit cette pensse qui donnoit le style, c'est-à-dire cette forme volontaire et passionnée qui veut transmettre à autrui son amour.
Les maîtres contenant tout, restent encore les maîtres du paysage, ils en possèdent les qualités mères, les qualités bases, les qualités principes, sans lesquelles on ne peut être, sans les-
quelles on ne peut bâtir, sans lesquelles on ne peut se guider.
Les trois grands génies dont je viens de parler donnent les trois grands principes vivifiants de l'art.
Dans Claude Lorrain, on trouve : Técho, rinstinct , la jeunesse.
Dans le Titien, on voit cet amour sensuel qui renaît incessamment de ses ardeurs.
Dans le Poussin, on admire; la sagesse, la maturité, l'accomplissement, et le retour au sein de rÉternel.